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ARCHITECTE DE L’ACGT CHARGE DE L’AMENAGEMENT DE L’ARTERE DE LIMETE
Eric Kamalandua appelle les autorités à la relance des travaux d’embellissement du Boulevard Lumumba
mardi 12 février 2019

Architecte de formation, diplômé de l'Ecole Supérieure d'Architecture et d'Urbanisme (ESAU), Eric Kamalandua Ngoma œuvre au sein de l'Agence Congolaise des Grands Travaux (ACGT), où il est coordonnateur depuis juin 2018 du Projet d'aménagement du Boulevard Lumumba. Ce projet ambitieux a pour objectif d'embellir l'espace autour de cette artère principale, particulièrement au niveau de la commune de Limete. A qui revient cette initiative ? Quelles sont les institutions qui se chargent de sa mise en œuvre ? Où en est-on présentement ? A ces questions que se pose l'opinion, Eric Kamalandua répond à travers cette interview accordée à ''Forum des As''. Vous êtes à la tête d'un projet qui vise l'aménagement du Boulevard Lumumba. Pouvez-vous nous dire d'où est venue cette idée ? Cette idée est venue du Président Joseph Kabila, l'ancien chef de l'Etat. Il a réalisé que le Boulevard Lumumba, qui se trouve à l'entrée de la capitale, ne devait pas rester dans l'état dans lequel il se trouvait présentement. Alors il a pensé l'embellir. C'est ainsi qu'il en a fait part à ses services pour voir comment aménager cette artère. En quoi consiste exactement ce projet ? Lancé le 11 juin 2018 à Limete, le Projet d'aménagement et d'embellissement du Boulevard Lumumba consiste en l'installation d'un parc autour de cette artère de grande affluence, choisie parce qu'elle constitue l'entrée même de la ville de Kinshasa, en partant de l'aéroport de N'djili. Dans ce parc, compartimenté en plusieurs ilots, nous allons planter 9.000 arbres et de la pelouse tout le long du boulevard. Par ailleurs, au milieu des espaces compris entre le grand boulevard et le petit boulevard, nous allons construire une allée piétonne, qui partira de la 1ère Rue à l'Echangeur. Et tout le long de cette allée pavée, nous placerons, dans un intervalle de 40 à 50 mètres, des bancs qui permettront aux passagers de s'asseoir en cas de besoin. Ce sera là la première phase du projet… Y aura-t-il seulement des arbres, de la pelouse et des allées piétonnes sur les aires à aménager ? Pas seulement ! Le long de ces allées piétonnes, aussi bien du côté du Quartier industriel que du Quartier résidentiel, il y aura également des poteaux d'éclairage pour que la zone soit suffisamment dans la lumière. Ce qui permettra aux piétons de marcher, non plus le long du boulevard, avec les risques d'accidents, mais plutôt sur ces allées pavées, sous l'ombrage des arbres, et donc très loin des véhicules. Est-ce tout ? Non, bien entendu ! Nous allons, par ailleurs, aux pieds des passerelles de la 1ère Rue, de la 7ème Rue et de la 13ème Rue, aménager des kiosques de consommation, des kiosques à journaux et aussi des postes de police, notamment au niveau des arrêts de bus. Ces kiosques permettront ainsi aux usagers de s'approvisionner en eau, en cartes des crédits, en journaux et autres articles en attendant l'arrivée des véhicules. Et au niveau de la 6ème et de la 7ème Rue commerciale, nous allons aménager un espace de jeu pour enfants, cette fois entre le petit boulevard et le terrain de basketball. Il y aura aussi d'autres kiosques et une fontaine d'eau qui sera placée au niveau de l'ex Peloustore. Quelles sont les institutions qui interviennent dans la réalisation de ce projet? Nous avons d'abord la Présidence de la république qui a donné un coup de pouce à ce projet et, de l'autre côté, nous avons l'Hôtel de ville de Kinshasa, qui est propriétaire du projet. Il a ainsi bien voulu collaborer avec l'Agence Congolaise des Grands Travaux (ACGT) pour la mise en œuvre de ce projet dont le coût est évalué à 16 millions de dollars américains. Avez-vous recouru à la sous-traitance pour la réalisation de ce projet ? Bien sûr. Nous avons recouru à 11 ONG locales, dont neuf pour la pose des bordures et deux pour la plantation d'arbres. Chaque ONG devrait mobiliser au minimum 9 agents, bien qu'il y ait celles qui ont fourni 12, voire 15 agents. Il fallait, par ailleurs, avoir un personnel clé qui devrait être un ingénieur ou un architecte pour ceux qui ont fait la pose de bordure. Mais pour la plantation d'arbres, on avait besoin d'un ingénieur agronome ou d'un paysagiste. C'était une obligation par ONG pour que le travail soit bien fait. Combien d'arbres sont-ils déjà plantés sur l'aire aménagée ? Nous avons déjà planté jusque-là 300 Bauhinias et 300 Lagestromias. Ce qui nous fait un total de 600 arbres. Quant à la pelouse, elle occupera à peu près 64.000 m². Le délai initial du projet était pour combien de temps au départ ? Le délai du projet tel que planifié est de huit mois, mais nous devons reconnaitre que les travaux d'exécution ont toutefois connu des intermittences à de nombreuses reprises. Pour le moment, les travaux sont suspendus. A quoi cela est-il dû ? Effectivement, les travaux sont suspendus pour des raisons de financement... Et pour le moment, vous savez que les dépenses publiques sont suspendues, car on veut savoir ce qui a été fait et qu'est ce qui reste encore à faire. Je pense qu'avec le changement dans le pays, les nouvelles autorités devront se rendre compte de ce qui a été déjà fait et de ce qui reste à faire. Outre le problème de financement, quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées depuis le début de ce projet ? Les difficultés, il y en a eu plusieurs. La première, c'est le financement qui n'a pas suivi la programmation des travaux. Nous avons aussi connu des difficultés techniques, entre autres l'évacuation et le déguerpissement de toutes les personnes qui avaient des activités le long de l'espace vert. Ce n'était pas facile de les gérer, car jusqu' à ce jour, il y a encore des gens qui occupent des espaces à aménager. Ce qui ne nous permet pas de bien travailler. Certaines de nos ONG partenaires ne savent pas arriver jusqu'au bout de leur travail, parce qu'il y a certains obstacles qui les empêchent de pouvoir terminer leur travail. A ce stade des travaux, quel message adresseriez-vous à la population qui assiste déjà à l'aménagement de cet espace public ? La population qui utilise souvent le boulevard Lumumba doit savoir que le Gouvernement a sorti beaucoup d'argent pour ce projet. C'est de l'argent du contribuable congolais. Dès lors, il nous appartient à tous, les Kinois en particulier, de sécuriser ce qui a été fait, car les autorités ne sauront pas le faire à elles seules. C'est donc à nous de protéger les 600 arbres plantés, de même que les bordures de plus de 6.000 mètres linéaires déjà posées. Et s'il vous était demandé de vous adresser aux nouvelles autorités du pays, que leur suggériez-vous pour ce projet ? Je leur ferais comprendre que c'est un projet accepté et bien accueilli par la population. Je souhaiterais donc que les autorités puissent tout mettre en œuvre pour pouvoir financer ce projet, afin qu'il puisse arriver à terme. Car c'est un projet très important pour la ville de Kinshasa et pour la République Démocratique du Congo. Propos recueillis par Yves Kalikat et Tania Mubuadi
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