Dernière minute :
LA GREVE DES EMPLOYES DES COMMERÇANTS INDO-PAKISTANAIS FAIT DES EMULES
Marché central : les travailleurs des expatriés africains entrent dans la danse
vendredi 15 mars 2019

Lancée le lundi 11 mars dernier, la grève des employés des établissements commerciaux, tenus par les ressortissants indiens et pakistanais, fait des émules à Kinshasa. Depuis hier jeudi, le mouvement s'élargit aux travailleurs œuvrant dans les entreprises des sujets africains, voire congolais. Conséquence, aucun magasin n'a ouvert ses portes hier au Grand-marché.

Reconnu pour son engouement habituel, l'avenue du Commerce, dans la commune de la Gombe, a affiché une atmosphère plutôt morose hier jeudi 14 mars. Les magasins fermés, les agents campés le long de l'artère, rameaux à la main, entonnant des chansons pour dénoncer les mauvaises conditions de travail dont ils sont victimes.

Le même climat était observé à l'intérieur du Grand marché de Kinshasa. Les magasins sont restés fermés toute la journée d'hier. Refusant catégoriquement de travailler, les employés des expatriés, principalement les jeunes, sont restés longtemps disséminés sur les avenues Luvua, Lac Moero, Itaga et Kato.

"NOUS TRAVAILLONS DUR POUR DES SALAIRES DERISOIRES"

"Nous sommes venus encore aujourd'hui dire à nos employeurs que nous voulons bien travailler, mais à condition qu'ils améliorent nos conditions de travail. Nous voulons qu'ils tiennent compte du Smig tel que fixé par les autorités compétentes", ont indiqué un groupe de grévistes rencontrés sur la direction Bokassa.

Les employés des magasins appartenant aux commerçants congolais, nigérians, maliens, togolais et de ceux issus d'autres pays africains pensent qu'il est temps pour eux aussi d'entrer dans la danse. "Nous ne pouvons pas restés indifférents face à la misère de nos collègues qui travaillent chez les Indo-pakistanais.

Nous subissons pratiquement le même traitement", a affirmé Kazadi, vendeur dans un magasin des appareils électroménagers.

"Nous ne sommes pas respectés. Nous travaillons durement pour des salaires dérisoires. C'est ainsi que nous avons décidé de nous associer à nos collègues, de ne plus travailler jusqu'à ce que nos employeurs vont reconsidérer les conditionsdans lesquelles nous travaillons", a plaidé Carine, vendeuse dans une boutique d'habillement.

Application sélective du SMIG

Les grévistes rencontrés hier traitent leurs collègues qui continuent de travailler clandestinement de traitres. Ils les appellent à l'esprit de corps, afin de se battre tous pour le respect du SMIG fixé par les autorités, ainsi que pour l'amélioration de leurs conditions du travail.

"Nous dénonçons la manipulation dont font l'objet certains de nos collègues qui continuent à travailler en catimini. Malins qu'ils sont, nos employeurs s'arrangent pour promettre à certains d'entre nous l'application du SMIG. C'est ainsi que l'on a remarqué que certains magasins et restaurants ont fonctionné avec, à coté, une forte présence des policiers ", a indiqué un gréviste.

Des responsables syndicaux trouvés sur place hier appellent à la radicalisation de la grève jusqu'à l'obtention du gain de cause. "Nous sommes profondément déçus par l'indifférence des sujets indo-pakistanais face aux desiderata de leurs employés. Je demande aux grévistes de maintenir cette position, de ne pas travailler jusqu'à ce que ce dont ils ont besoin soit réalisé", a lâché d'un ton ferme le Secrétaire général du Syndicat national du commerce libre.

Dans le but d'obtenir une suite favorable à leurs revendications, les responsables des employés des indo-pakistanais sont allés voir hier, en fin d'après-midi, le Vice-ministre, faisant fonction de Vice-Premier ministre et ministre de l'Intérieur Basile Olongo. Tout en les appelant à ne pas troubler l'ordre public, ce dernier leur a promis de saisir les autorités compétentes quant à ce.

Orly-Darel NGIAMBUKULU
Plus de 1900 décès au Nord-Kivu et en Ituri
vendredi 23 août 2019

Depuis le début de la dixième épidémie de la Maladie à Virus Ebola (MVE), le cumul des cas est de 2.927, dont 2.822 confirmés et 105 probables. Au (...)
lire la suite
Nord-Kivu : le gouverneur met en garde certains pasteurs
vendredi 23 août 2019

Le gouverneur de la province du Nord-Kivu, Carly Nzazu Kasivita, a mobilisé, hier jeudi 22 août des milliers de manifestants dans les rues de Goma (...)
lire la suite
Jacques Kyabula prend en charge les soins médicaux du journaliste Lotingo
vendredi 23 août 2019

Le Gouverneur de la province du Haut Katanga Jacques Kyabula Katwe prend en charge les soins médicaux de Célestin Lotingo Bin Saïdi, célèbre (...)
lire la suite
Burkina Faso : l’ambassadeur de la Chine présente ses condoléances au peuple burkinabè après l’attaque meurtrière contre l’armée
vendredi 23 août 2019

OUAGADOUGOU, 21 août (Xinhua) -- L'ambassadeur de la Chine au Burkina Faso a présenté mercredi ses condoléances au peuple burkinabè après l'attaque (...)
lire la suite
Antonio Guterres, une mission à trois volets
vendredi 23 août 2019

Fini le suspense. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres séjournera du 31 août au 2 septembre prochain en République démocratique du Congo. (...)
lire la suite
Emery Okundji : "Nous devons matérialiser la vision de Félix Tshisekedi de donner l’accès à l’éducation à tous les enfants"
vendredi 23 août 2019

Comme annoncé, les travaux de la deuxième Table ronde sur la gratuité de l'éducation de base en RDC ont bel et bien ouvert leur porte hier jeudi 22 (...)
lire la suite
FORUM DES AS
editorial

Juste une question d’heures…

Rien ne s'est finalement passé hier jeudi. Le soleil s'est levé et s'est couché le plus naturellement du monde. Pas de publication du gouvernement tant attendu par la Ville, le Pays, l'Afrique et (...)

lire la suite

Annonces
Ban_pub
Copyright © FORUM DES AS 2013 - Design by MConsulting