EXIGEANT L’APPLICATION DU NOUVEAU SMIG
Les employés des commerçants indopakistanais radicalisent leur grève
vendredi 15 mars 2019

Quatrième jour de grève des Congolais travaillant dans des maisons de commerce appartenant aux étrangers. Hier jeudi, ce mouvement social s'est vite transformé en une manifestation populaire dans les environs de l'avenue du Commerce. C'est alors que la Police est intervenue pour mettre fin à cette expression de colère, en passe de donner lieu à des débordements, susceptibles de troubler l'ordre public en plein Centre-ville de Kinshasa.

La grève des employés des boutiques et magasins des expatriés se radicalise de plus en plus. Au quatrième jour de cet arrêt de travail, aucun signe côté patronat. Les employés, qui ne demandent que la mise en application du nouveau Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) arrêté par le Gouvernement Tshibala, ne trouvent sur leur chemin aucun interlocuteur.

Et pourtant, selon les grévistes, "au début de la grève, nous espérions que les autorités allaient nous écouter. Mais jusqu'aujourd'hui, tous font semblant comme si de rien n'était. Et nous, de notre côté, nous allons encore radicaliser notre mouvement jusqu'à ce que nos revendications seront prises en compte".

Sur l'avenue du Commerce et ses environs, aucun magasin n'est ouvert depuis lundi. Les travailleurs dénoncent les mauvais traitements que leur infligent leurs patrons, évoquant la modicité des salaires et l'absence de droit aux congés. Un cadre dans l'une de ces entreprises estime qu' "à chaque fois que ces expatriés mettent les pieds au Congo, ils nous prennent pour des esclaves", a-t-elle déclaré.

SALAIRE INSIGNIFIANT

Un autre travailleur souligne que leurs employeurs ne respectent pas la législation sociale en termes d'heures de service. "Nous pouvons commencer le travail à 7 heures du matin pour finir à n'importe quelle heure, voire 19 heures ou 20 heures", s'est-il plaint.

"Les gens réclament leurs droits. C'est le droit du peuple congolais, c'est la démocratie. Nous travaillons, mais notre salaire est insignifiant", a complété un autre manifestant.

Unanimes, tous ont le regard tourné vers le nouveau chef de l'Etat dont ils sollicitent l'implication pour régler ce problème. Mais en attendant l'intervention des autorités congolaises, cette grève, qui n'a pas encore dit son dernier mot, contrarie énormément les consommateurs kinois.

RARETE DE CERTAINS ARTICLES

La plupart des magasins étant fermés, les Kinois ne savent plus où s'approvisionner. La majorité de ces maisons de commerce appartenant aux ressortissants indiens, libanais, pakistanais, rares sont les boutiques et magasins propres aux Congolais qui restent ouverts.

Il est, par conséquent, difficile pour les acheteurs d'opérer un choix avant de se procurer un article. Si les ustensiles de cuisine sont facilement trouvables au Grand marché, les meubles, appareils électroménagers… deviennent de plus en plus rares au point que les plus nantis n'hésitent pas à traverser l'autre rive du Boulevard du 30 juin où, d'habitude, ces genres d'articles se négocient à un coût plus élévé que sur l'avenue du Commerce et ses environs.

QUID DU SMIG?

Ces grévistes ne comprennent pas pourquoi et comment leurs employés Indiens, Pakistanais… refusent d'appliquer le nouveau SMIG publié pourtant par l'Etat congolais. Ils rappellent que le SMIG en RDC est légalement passé de 1.680 FC à 7.075 FC depuis le 22 mai 2018, par Décret n°18/017 portant fixation du salaire minimum interprofessionnel garanti, des allocations familiales minima et de la contre-valeur du logement, signé par le Premier ministre Bruno Tshibala.

Ce décret, rappelle-t-on, est venu revoir l'Ordonnance n° 08/040 du 30 avril 2008 qui portait sur les mêmes matières et à apporter des innovations. Il s'agit notamment du taux journalier du SMIG qui est passé de 1.680 FC à 7.075 FC par jour pour le travailleur manœuvre ordinaire. L'application de ce SMIG devrait se faire par pallier. Le premier prend effet au 1er janvier 2018, le deuxième au 1er juillet 2018 et le troisième au 1er janvier 2019.

En chiffres ces trois paliers représentent respectivement 2.358,33 FC, 4.716,66 FC et 7.075 FC.

D'après le même décret du Premier ministre, le taux journalier des allocations familiales passe de 1/10ème à 1/27ème par enfant du salaire minimum du manœuvre ordinaire, suivant le palier applicable. Soit respectivement : 87,3 FC, 174,6 FC et 262 FC. L'application par palier du nouveau SMIG avait pour effet de rendre le montant de 7.075 FC effectif à partir du 1er janvier 2019. Rachidi MABANDU

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