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RETOMBEES DU RAPPORT AFRICA’S PULSE PUBLIE HIER
Croissance inclusive en Afrique : la Banque mondiale met le curseur sur la révolution numérique
mardi 9 avril 2019

C'est depuis hier lundi 8 avril que la Banque mondiale a publié la 19ème édition de son rapport intitulé ''Africa's Pulse''. Au cœur d'un vidéo forum diffusé à partir du Mali, ce rapport a focalisé l'attention de plusieurs journalistes africains spécialisés dans le domaine économique. Réunie hier au siège de la Banque mondiale à Kinshasa, la presse économique de Kinshasa a découvert et décortiqué ce rapport qui met le curseur sur la révolution numérique comme ''l'une des clés de croissance inclusive et de la création d'emplois en Afrique''.

D'après une dépêche émise à partir de Washington, l'Institution de Bretton Woods estime que, trois ans après la crise, la croissance économique en Afrique subsaharienne reste bloquée sous les 3 %. Se référant à la dernière édition du rapport Africa's Pulse, publiée hier, la Banque mondiale revoit à la baisse la croissance des pays d'Afrique subsaharienne. Une croissance qui était à 2,3 % en 2018, contre 2,5 % en 2017.

"Pour la quatrième année consécutive, l'économie progresse moins vite que l'accroissement démographique et, malgré des prévisions régionales plus favorables pour 2019, qui tablent sur un rebond à 2,8 %, la croissance ne parvient pas à franchir la barre des 3 % depuis 2015", indique le communiqué de presse.

MISER SUR LA TRANSFORMATION NUMERIQUE

"Ce rapport semestriel de la Banque mondiale, consacré à la conjoncture économique africaine, se penche, en outre, sur l'incidence de la fragilité sur la croissance en Afrique subsaharienne et sur le rôle que l'économie numérique pourrait jouer pour redynamiser le continent", précise le communiqué.

"La transformation numérique peut apporter à l'Afrique subsaharienne une hausse annuelle de la croissance de pratiquement deux points de pourcentage et permettre un recul de la pauvreté de quasiment un point de pourcentage par an", indique Albert Zeufack, économiste en chef de la Banque mondiale pour l'Afrique. "C'est une révolution qui changera véritablement la donne en Afrique", fait-il remarquer.

"S'il reflète l'incertitude de la conjoncture internationale, ce fléchissement, plus marqué que prévu, s'explique aussi, et de plus en plus, par les incertitudes politiques et réglementaires et par la fragilité. Il reflète aussi l'instabilité macroéconomique, liée entre autres à une mauvaise gestion de la dette, à l'inflation et aux déficits. Autant de facteurs qui défavorisent clairement certains pays. Il contredit également les bonnes performances de plusieurs économies de plus petite taille, en progression constante", note l'économiste en chef de la Banque mondiale pour l'Afrique.

LA RDC A L'ERE DU BOOM MINIER

Au regard du 19ème rapport Africa's Pulse, "au Nigeria, la croissance est ressortie à 1,9% en 2018, en hausse par rapport à 2017 (0,8 %), à la faveur d'une légère reprise du secteur non pétrolier. L'Afrique du Sud, elle,est sortie de la récession au troisième trimestre 2018, mais la croissance est restée atone, à 0,8 %, tout au long de l'année, les incertitudes politiques décourageant les investissements. L'Angola, troisième économie de la région, est, lui, demeuré en récession, l'activitéétant plombée par la faiblesse persistante de la production pétrolière".

"Dans les pays de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale, souligne le rapport, le redressement se poursuit, mais demeure fragile, les réformes destinées à réduire les déséquilibres budgétaires et extérieurs ayant marqué le pas dans certains pays. Dans certains pays riches en ressources, comme la République démocratique du Congo et le Niger, la croissance est repartie à la hausse, soutenue par le redressement de la production minière et du prix des matières premières, ainsi que par le rebond de la production agricole et des investissements publics d'infrastructure".

"Ailleurs, comme au Libéria et en Zambie, note le Rapport, la croissance est restée modérée, les investisseurs restant méfiants face au niveau soutenu de l'inflation et de l'endettement. Enfin, les économies moins tributaires des ressources naturelles, comme le Kenya, l'Ouganda et le Rwanda, ainsi que plusieurs pays de l'Union économique et monétaire ouest-africaine, dont le Bénin et la Côte d'Ivoire, ont affiché de solides performances en 2018".

TOURNER LA PAGE DE LA FRAGILITE

Le rapport Africa's Pulse note, par ailleurs, que la fragilité d'un petit nombre de pays prive l'ensemble de l'Afrique subsaharienne de plus d'un demi-point de pourcentage de croissance par an, l'équivalent de 2,6 points de pourcentage en cinq ans. "Les facteurs de fragilité ayant évolué dans le temps, les solutions pour y remédier doivent s'adapter", souligne César Calderon, économiste principal à la Banque mondiale et auteur principal du rapport.

"Les pays ont plus que jamais la possibilité de tourner la page de la fragilité en coopérant entre eux pour lutter contre l'instabilité, les violences et le changement climatique", conclut-il.

Yves KALIKAT
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