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CONTROLE TECHNIQUE, AUTORISATION DE TRANSPORT, VIGNETTE…
Deux mois de sursis accordés aux automobilistes kinois !
lundi 15 avril 2019

* Une véritable grogne sociale désamorcée de justesse à Kinshasa ce matin.

Les Kinois peuvent sortir ce matin en toute quiétude. Le recouvrement forcé du certificat de contrôle technique annoncé le mardi dernier pour aujourd'hui lundi 15 avril, n'aura plus lieu. Et pour cause, un sursis de deux mois a été accordé aux automobilistes. L'annonce a été faite hier dimanche 14 avril,par la radio privée Top Congo FM, qui cite le Gouverneur de la ville.

Cependant, aucune précision de date n'a été donnée quant au début de cette opération. Toutefois, on croit savoir que le moratoire accordé aux propriétaires de véhicules à Kinshasa, court jusqu'au mois de juin prochain. Le temps pour ces derniers de réunir les moyens financiers nécessaires, et ne plus trouver des excuses à l'expiration du sursis.

Aussitôt annoncée, cette décision des autorités de la Division urbaine des transports a été très favorablement accueillie, aussi bien par les automobilistes que par la population. Car, cette dernière, principale bénéficiaire du service des transporteurs en commun, craignait déjà l'ombre d'une ville fantôme aujourd'hui sur la capitale. D'aucuns pensent, non sans raison, que le moratoire de deux mois accordé aux automobilistes a le mérite de désamorcer une véritable grogne sociale tant redoutée ce matin dans la capitale.

Déjà, samedi et hier dimanche, la plupart des transporteurs en commun se sont passé le mot. Particulièrement les chauffeurs de taxi et taxi bus. En tout cas, nombreux ont résolu de ne pas travailler aujourd'hui lundi, au cas où les dirigeants de la ville maintenaient leur décision de contrôle technique annoncée depuis le mardi 9 avril. Car, de nombreux conducteurs n'étant pas en règle, ont déclaré ne pas courir de gros risques de tomber dans les griffes des agents de la Division urbaine de transport commis à l'exécution de cette opération.

Selon des sources, le montant à payer pour l'acquisition du certificat de contrôle technique s'élève à 35$ Us pour les voitures et 65 $Us pour les taxis-bus. En même temps, il est exigé aux automobilistes de Kinshasa de payer la vignette pour l'année fiscale en cours. La valeur de la transaction se chiffre à 65$Us pour les voitures et 70 $Us pour les taxis-bus. Aux yeux des conducteurs kinois, ces montants paraissent énormes. D'où, le retard connu par la plupart des chauffeurs pour s'acquitter de leur obligation.

PAS DE ROUTE, PAS DE CONTROLE TECHNIQUE

"Nous ne sommes pas d'accord avec nos dirigeants. Nous savons que nous devons respecter les décisions prises par l'Etat. Mais nous avons besoin d'un peu plus de temps, compte tenu du fait qu'il y a eu plusieurs contrôles du genre par le passé. L'argent ne circule pas. Qu'on nous accorde encore même un délai d'un mois", déclare Chico, chauffeur de taxi, interrogé par Actualité.Cd

Ahuri, un autre transporteur en commun dit ne pas trouver l'opportunité de cette opération de recouvrement forcé, annoncé depuis la semaine dernière. "Nous n'allons pas obtempérer à cette exigence de certificat de contrôle technique et d'autorisation de transport. Pour la bonne et simple raison qu'il n'existe pas encore de Gouvernement. Payer cet argent pendant que l'Exécutif en place expédie les affaires courantes, est un non-sens. Sinon, nous n'allons pas œuvrer ce lundi ", gronde un autre taximan contacté par le même média en ligne.

Par ailleurs, nombre de conducteurs motivent leur réticence à acquérir ce document par le mauvais état de routes de la capitale. "L'année passée, nous nous sommes pliés à cette exigence. En même temps que nous payions le certificat de contrôle technique des véhicules, l'Hôtel de ville nous avait cassé le tympan, en nous enjoignant de payer la vignette. Mais qu'a-t-on fait de l'argent généré par cette opération ? Rien du tout. Pour preuve, les routes de Kinshasa sont quasiment dans un état d'impraticabilité totale", fait remarquer un autre conducteur.

Dans le même registre, un chauffeur de taxi-bus desservant la ligne Marché central-Kingasani, pense que le recouvrement du certificat de contrôle technique, de la vignette et du Certificat d'autorisation de transport, devrait venir après la réhabilitation des routes. "Nos routes sont dans un état piteux. Ce qui est à l'origine de plusieurs pannes mécaniques. Nous qui desservons le marché central, par exemple, sommes obligés de nous frayer des issues de secours en terre et défoncés, à cause de la détérioration de l'avenue Bokasa. Précisément, sur son tronçon au départ de l'avenue de la Funa, jusqu'au Grand Marché. Que nos autorités réhabilitent d'abord ces artères de grande affluence, avant d'envisager quoi que ce soit. Nous n'allons pas nous exécuter",déclare furieux, ce chauffeur en singlet au volant d'un vieux taxi-bus de type Mercedes 2010.

Si la décision était maintenue, alors seuls les bus Transco et "Esprits de vie?, allaient assurer le transport en commun ce matin à Kinshasa. Cependant, dans une mégalopole comme Kinshasa, il est bien évident que l'absence sur le trafic, des taxis, taxi-bus et autres mal-aimés bus Mercedes communément appelés "207", paralyserait ce secteur vital.

UNE DECISION SAGE

" C'est une décision sage", réagit un observateur, soutenant que la paralysie du secteur de transport en commun à Kinshasa, peut facilement dégénérer et déboucher sur une situation d'insécurité généralisée. Indiscutable. Car, quelle que soit la pertinence d'une décision, elle ne peut cependant, être prise sans tenir compte du contexte social.

Vu des textes, le contrôle technique des véhicules s'effectue tous les six mois. Soit, deux fois l'an. Par contre, la vignette comme taxe routière, est perçue une fois l'an. En ce qui concerne le contrôle technique des véhicules, le tout dernier a eu lieu dans la première semaine du mois d'avril de l'année dernière. Quant à la vignette, les contribuables que sont les conducteurs des véhicules, réclament les retombées des frais payés pour les années antérieures. Grevisse KABREL
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