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GESTION DES FINANCES PUBLIQUES AU MOIS DE JANVIER ET MARS
"Il n’y a pas lieu de dramatiser les légers déficits enregistrés", rassure le Gouverneur de la BCC
lundi 20 mai 2019

"Il n'y a pas lieu de dramatiser les légers déficits enregistrés au mois de janvier et mars de l'année en cours dans la gestion des finances publiques", ce sont les propos du gouverneur de la Banque centrale du Congo tenus à l'issue de la 4ème réunion du Comité de politique monétaire du 16 mai à Kinshasa. Deogratias Mutombo Mwana Nyembo a expliqué qu'en cette période, le compte général du Trésor a dégagé respectivement des déficits de l'ordre de 11 milliards de CDF et de 54 milliards de CDF.

Selon le Gouv de la BCC, le déficit enregistré en mars 2019, se justifie notamment par le financement du Programme d'urgence des 100 premiers jours du Président de la République. L'autorité monétaire souligne qu'il n'y a pas lieu de dramatiser ces déficits enregistrés au premier trimestre 2019.

Tandis qu'à fin avril, le Trésor a clôturé ses opérations avec un excédent confortable de 307 milliards de francs congolais, a mentionné le patron de la BCC. En cumul annuel, nous avons enregistré 284 milliards de francs congolais d'excédent, a souligné le chef de l'Institut d'émission.

Il a fait savoir qu'un léger déficit ou une légère augmentation de la dette publique, si elle doit permettre de soutenir l'activité économique ou permettre de relancer l'économie, n'est pas une hérésie du tout. Déogratias Mutombo est convaincu que les investissements publics ont pour vocation de jouer un rôle déclencheur pour l'activité privée. A l'entendre, "Combiner l'investissement public et l'activité privée conduit le pays à hausser son revenu national. Le revenu national fait croître les recettes fiscales qui permettent à l'Etat d'investir encore plus. Donc, on va placer le pays dans un cercle vertueux de la croissance économique. C'est ça la vision du chef de l'Etat ".

Par ailleurs, il a estimé que les dépenses d'investissement sont salutaires. Il faut les saluer surtout que ce sont des dépenses qui sont visibles, a-t-il rassuré. Puis, il a relevé qu'en 2019, les dépenses d'investissement public connaissent une évolution appréciable à ce jour. Pour lui, la dynamique d'investissement conduit le pays à croître ses dépenses d'investissement public jusqu'à 252 milliards de francs congolais à fin avril 2019 contre 118 milliards de francs congolais à la même période en 2018.

Cette dynamique, a-t-il poursuivi, est utile et salutaire pour tout le pays désireux de consolider sa croissance économique. Cela a été démontré par l'histoire économique de tous les pays émergents. Le numéro 1 de la BCC n'a pas manqué de noter que le niveau de dépenses d'investissement public en RDC est encore largement en deçà de la moyenne des pays africains.

Concernant les réserves de change, elles ont dépassé le cap de 1,1 milliard USD à fin avril 2019. Au 6 mai 2019, elles ont atteint 1,13 milliard USD, correspondant à 4 semaines et 3 jours d'importation des biens et services sur ressources propres, a fait remarquer Deogratias Mutombo. A fin mars 2019, les réserves internationales de change étaient évaluées à 901,2 millions USD correspondant à 3 semaines d'importation des biens et services sur ressources propres du gouvernement, a-t-il conclu. M.M.

BANQUE CENTRALE DU CONGO COMITE DE POLITIQUE MONETAIRE Kinshasa, République Démocratique du Congo

COMMUNIQUE

Monsieur Déogratias MUTOMBO MWANA NYEMBO
, Gouverneur de la Banque Centrale du Congo, a présidé ce jeudi 16 mai 2019 la quatrième réunion ordinaire.

Les échanges ont principalement tourné sur (i) les développements économiques récents aux plans extérieur et intérieur et les facteurs de risque à court terme ainsi que (ii) le comportement des instruments de politique monétaire. A cet effet, il se dégage ce qui suit :

Au plan extérieur

L'activité économique mondiale laisse apparaître des signes d'essoufflement de son expansion. A cet effet, la croissance mondiale devra ralentir en 2019 pour se situer à 3,3 % contre 3,6 % réalisée en 2018. Cette évolution devrait s'expliquer notamment par l'intensification des tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine, conjuguée au durcissement des conditions financières ainsi qu'à la normalisation de la politique monétaire dans les pays avancés.

Dans la zone euro, malgré les données encourageantes observées au premier trimestre, les pays de la zone ont du mal à affronter le choc des tensions commerciales, du Brexit et des prix élevés du pétrole. Ainsi, il est attendu une hausse trimestrielle de la croissance économique autour de 0,3 % pour le reste de l'année. Aux Etats-Unis, la politique commerciale et le ralentissement de la croissance mondiale risquent d'abaisser les prévisions de croissance du Produit intérieur brut (PIB) à 2,4 % cette année après une réalisation de 2,9 % en 2018. Cette baisse pourrait se poursuivre en 2020 et ramener le taux à 2,0 %.

Dans les pays émergents et en développement, la croissance économique devrait se situer à 3,5 % en 2019, soit un accroissement de 0,5 point par rapport à l'année précédente, en dépit de la persistance des faiblesses liées à l'endettement et à l'incertitude entourant les politiques publiques.

S'agissant des cours des matières premières, à fin avril 2019, les principaux cours des matières premières exportées par la RDC se sont inscrits à la hausse, à l'exception du cuivre qui poursuit avec sa trajectoire baissière. Les cours du cuivre et du pétrole se sont fixés en moyenne à 6.448,73 USD la tonne métrique et 71,67 USD le baril (Brent), enregistrant une légère baisse de 0,05 % et une hausse de 7,1 % en référence à leurs niveaux du mois de mars dernier. Les cours du cobalt, quant à eux, se sont établis en moyenne à 33.636,36 USD la tonne métrique au mois d'avril 2019, soit une forte hausse de 15 % d'un mois à l'autre. Au 13 mai 2019, les cours du cuivre, du pétrole et cobalt se sont établis respectivement à 6.135,00 USD la tonne métrique, 70,44 USD le baril et 34.500,0 USD la tonne métrique.

Au plan intérieur, selon les réalisations de la production à fin décembre 2018, la croissance est estimée à 5,8 % en 2018 contre 3,7 % en 2017, soit une progression de 2,1 points. En 2019, il est prévu un taux de croissance économique de 5,9 %. Cette projection converge avec l'optimisme qu^ffichent les chefs d'entreprises quant à l'évolution de la conjoncture économique à court terme, quoique leur confiance ait légèrement baissé au mois d'avril 2019. Ch effet, le solde global d'opinions s'est chiffré à +10,4 % contre +19,2 % au mois précédent.

Sur le marché des biens et services, l'évolution des prix révèle une inflation mensuelle de 0,370 % contre 0,275 % le mois précédent. En cumul annuel, l'inflation a atteint 1,3 % contre 3,7 % en 2018. Toutes choses étant égales par ailleurs, l'inflation annualisée s'établirait à 4,2 % afin décembre de cette année contre 7,2 % une année auparavant.

Au plan des finances publiques, la balance du Compte Général du Trésor a dégagé au mois d'avril, un solde excédentaire de 307,6 milliards de CDF contre un excédent programmé de 41,6 milliards. Les recettes mobilisées se sont établies à 1.037,9 milliards de CDF alors que les dépenses effectuées se sont chiffrées à 730,3 milliards. En cumul annuel, la situation financière de l'Etat renseigne un excédent de 284,7 milliards de CDF.

Au niveau du Secteur extérieur, le marché des changes a renseigné une stabilité des taux de change dans ses deux compartiments. En effet, à fin avril 2019, la monnaie nationale s'est appréciée de 0,01 % et 0,21 % respectivement sur les marchés interbancaires et parallèle par rapport au mois de mars 2019, situant le taux de Change à 1.639,0 CDF le dollar américain et à 1.638,9 CDF. Au 13 mai 2019, les taux indicatif et parallèle se sont fixés respectivement à 1.639,92 CDF le dollar américain et 1.667,00 CDF.

S'agissant des réserves de change, elles ont dépassé le cap de 1,1 milliard à fin avril 2019. Au 06 mai 2019, elles ont atteint 1,13 milliard de USD, correspondant à 4 semaines et 3 jours d'importation des biens et services sur ressources propres.

S'agissant du secteur monétaire, l'évolution des agrégats monétaires renseigne une hausse de la base monétaire de 5,8 %, se chiffrant à 2.862,0 milliards de CDF, expliquée principalement par la hausse des avoirs extérieurs nets. L'encours du Bon BCC s'est établi à 40,0 milliards de CDF, soit une ponction mensuelle de 2,5 milliards de CDF et une injection annuelle de 2,5 milliards de CDF.

Eu égard aux perspectives favorables de l'environnement économique, attestée par l'absence des anticipations inflationnistes à court terme, le Comité de Politique monétaire a décidé de maintenir inchangé le dispositif actuel de la politique monétaire. Ainsi, le taux directeur demeure à 9,0 %, les coefficients de la réserve obligatoire sur les dépôts en devises à vue et à terme sont maintenus respectivement à 13,0 % et 12,0 % et ceux pour les dépôts en monnaie nationale à vue et à terme à 2,0 % et 0 %. Le Bon BCC sera éventuellement utilisé en vue de la régulation de la liquidité.

Aussi, le CPM encourage-t-il le Gouvernement à poursuivre avec une gestion saine des finances publiques et la mise en aire des réformes structurelles susceptibles de favoriser la consolidation de la stabilité macroéconomique et de la croissance.

Fait à Kinshasa, le 16 mai 2018 Déogratias MUTOMBO MWANA NYEMBO Président
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