Dernière minute :
CONTENTIEUX ELECTORAL
LAMUKA perd 33 députés nationaux, invalidés par la Cour constitutionnelle !
mercredi 12 juin 2019

La Cour constitutionnelle a rendu, hier, plusieurs Arrêts en rapport avec le contentieux électoral pour la députation nationale. On retient au décompte que, dans l'ensemble, la plateforme LAMUKA perd 33 députés sur les 113 qui siègent à l'Assemblée nationale, déplore Raphaël Kibuka, l'un des députés invalidés du MLC. Ce qui est énorme dans une Assemblée à la votation à la proportionnelle où chaque député compte pour renforcer le poids politique du parti politique ou du regroupement.

Le cas le plus flagrant est celui du MLC Raphaël Kibuka, élu au Mont Amba avec 26.000 voix. Il conteste cet Arrêt de la haute Cour qui valide une dame qui n'a que 1000 voix, alors que le MLC a atteint le seuil de 1% des suffrages exprimés. Comme exigé par la loi. Tous ces députés de LAMUKA, invalidés par la Cour constitutionnelle, expriment leur furie. Par rapport à LAMUKA, l'invalidation de 33 députés nationaux a des conséquences politiques graves pour toute l'Opposition.

Dans l'hémicycle, en effet, l'Opposition est parvenue à atteindre la crête de 100 députés. Ce qui lui donnait le droit d'être représenté au Bureau par deux postes, à savoir 2ème Vice-Président et le Rapporteur adjoint. Mais désormais, on devra lui amputer 33 députés nationaux de LAMUKA. L'Opposition tombe à quelque chose comme seulement 80 députés nationaux, un chiffre insignifiant qui ne donne pas lieu à une minorité de barrage pour le vote des lois.

Avec désormais 80 députés nationaux, l'Opposition ne pèserait rien face à l'écrasante majorité du FCC qui, sans l'apport de ses alliés du CACH, frôle la cime de 350 députés nationaux. On note que, parmi les invalidés de l'Opposition, c'est le PPRD de Joseph Kabila qui a raflé la mise par la validation des ses députés par la Cour constitutionnelle. Ce qui modifie aussi considérablement le rapport des forces dans l'ensemble de la kabilie.

Ici, le PPRD, qui était déjà reconnu comme première force politique, avant l'AFDC de Modeste Bahati Lukwebo, est toujours en tête, mais avec plus encore de représentativité, autour de 130 députés nationaux dans ses rangs. Ce qui va légitimer son combat de diriger toutes les Institutions, Primature, Assemblée nationale et Sénat, au détriment de l'AFDC désormais sérieusement devancée et qui garde le même nombre des députés. La guerre fera rage entre les deux principales forces politiques du FCC.

Du côté de L'AFDC, on fait savoir à qui veut les entendre que si leur Autorité morale, Modeste Bahati Lukwebo, n'est pas candidat du FCC au perchoir du Sénat, il se présentera contre le candidat officiel de la plateforme kabiliste.

Alors que côté PPRD, on a toujours fait valoir l'argument qui veut que le parti de l'"Avenue Pumbu" à Gombe était en tête en termes de poids politique. Il est légitime qu'il réclame la direction de toutes les Institutions en demandant à l'AFDC d'attendre son tour lorsqu'il disposera du plus grand nombre des députés que tous.

Aujourd'hui avec les validations de la haute Cour, le PPRD est ragaillardi dans sa conviction. Tandis que côté Opposition, on fait le deuil à cause du trou de 33 députés de moins à LAMUKA. Pouvait-on s'attendre à un miracle dans les Arrêts de la Cour constitutionnelle sur le contentieux électoral à la dégoutation nationale?

Depuis 2006 que la haute Cour par l'ancienne Cour suprême de justice (CSJ) dans sa section constitutionnelle connaissait le contentieux électoral, ses Arrêts n'ont jamais modifié la constitution de la majorité parlementaire proclamée par la CENI. Alors que pour 2006, la CENI de Monsieur l'Abbé Malumalu Muholongu avait alors envoyé à la Cour l'ensemble des PV des Bureaux de vote comme exigé par la loi électorale.

Et que, de ce fait la Cour avait ordonné le recomptage des voix pour les requérants qui l'avaient exigé en se servant des PV en sa possession. Mais les Arrêts rendus avaient gardé la majorité parlementaire à l'AMP " Alliance de la majorité présidentielle " de Joseph Kabila. Même scénario en 2011 alors que la CENI du Pasteur Daniel Ngoie Mulunda Nianga avait fait de même.

Pour les élections de 2018 avec le contentieux en cours à la Cour constitutionnelle, les requérants ont eu du mal à réunir les preuves qui sont les PV des Bureaux de vote. La CENI ne les avait pas transmis à la Cour et n'en avait pas non plus mis à la disposition des témoins de candidats sur place aux Bureaux de vote. Conséquence, contrairement à 2006 et 2011, les requérants se sont présentés devant la haute Cour les bras ballants. Sans aucune preuve matérielle. D'où, ils ne pouvaient être que déboutés. KANDOLO M.
Tshibala : rien de grave à son arrivée hier à Paris
mardi 25 juin 2019

*A sa descente d'avion, le Premier ministre a pris la voiture de l'ambassade pour le salon VIP, alors que les deux Congolais fauteurs de trouble (...)
lire la suite
Cour constitutionnelle : les Évêques interpellent FATSHI
mardi 25 juin 2019

*Dans leur message, «Pas d’entraves au changement», les princes de l’Eglise recommandent au chef de l’Etat de redorer le blason de la Haute cour de (...)
lire la suite
Le PPRD assuré de son incontournabilité au Sénat
mardi 25 juin 2019

Le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie, fidèle à sa tradition après chaque cycle électoral, a présenté ses sénateurs le lundi 24 (...)
lire la suite
CPI : Le jugement attendu le 8 juillet prochain
mardi 25 juin 2019

La date du 08 juillet prochain est retenue par la Chambre de première instance VI de la Cour pénale internationale pour rendre son jugement dans (...)
lire la suite
FORUM DES AS
editorial

Des comptes à Fatshi ? Oui, mais…

Une lapalissade qui vaut le coup : y-a-t-il un pilote dans l'avion estampillé RDC ? La réponse est oui. Mille fois oui. Il s'appelle Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. La Constitution rd (...)

lire la suite

Annonces
Ban_pub
Copyright © FORUM DES AS 2013 - Design by MConsulting