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"Wewa" : séparer le bon grain de l’ivraie
mercredi 6 novembre 2019

Autant le confesser tout de go. Les déjà célèbres "Wewa" sont la parfaite illustration de ce qu'est devenue la RDC depuis les années Mobutu. Un pays où la débrouillardise est reine. Le fameux système D. Ou encore l'article 15. De ce point de vue, personne ne saurait jeter la moindre pierre à ces compatriotes qui ont su trouver un créneau pour survivre, eux et leurs dépendants. Ces conducteurs des motos seraient d'autant moins à plaindre qu'en même temps qu'ils s'avèrent d'excellents supplétifs au transport classique, ils permettent au client de descendre devant son domicile.

Ce n'est pas tout. Grâce aux taxis-motos, même les coins reculés sont desservis. Surtout à Kinshasa, ville tentaculaire où le périmètre de circulation des taxis s'est réduit depuis des lustres comme peau de chagrin.

Seulement voilà, l'actualité charrie de plus en plus le côté moins vertueux de ces conducteurs des motos. Certes, on peut comprendre que les "wewas" expriment leur colère chaque fois que l'un des leurs est fauché par un policier ou par un véhicule. Mais, de là à développer une espèce de propension à se faire justice, notamment en perturbant l'ordre public ou en brûlant des biens publics comme le bus de transport en commun , il y a un grand pas à ne pas franchir.

Sinon, bonjour la chienlit! Comme cela a été le cas avant hier à Mont-Ngafula et la semaine dernière dans la commune de Kinshasa.

A chaque fois, c'est par des scènes dignes d'émeutes que les "wewa" ont réagi à la mort d'un de leurs camarades. Des réactions qui sonnent comme un pied de nez à l'autorité de l'Etat. L'Etat étant, selon le sociologue allemand Max Weber, seul détenteur du monopole de la violence légitime.

Le risque, si cette "autoprise en charge" continue est de voir Kinshasa transformer à la longue en un vaste espace de non droit avec des conséquences autrement plus graves.

Déjà dans certains quartiers les Kulunas dictent leur loi face au recul ou à l'absence de l'Etat. Qu'adviendrait-il si les "wewa" arrivaient eux aussi à prendre le dessus sur l'Etat ?Sans céder à la tentative de jeter le bébé avec l'eau du bain, des voix s'élèvent pour que vite l'on recense tous les motocyclistes. Histoire de séparer le bon grain de l'ivraie. Il est minuit moins cinq. José NAWEJ
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