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L’intérêt hier comme aujourd’hui
mardi 7 janvier 2020

Un zeste de politique étrangère. Encore que le bras de fer entre les Etats-Unis et l'Iran fait courir un risque non seulement au Moyen-orient, mais pratiquement à la terre entière. Ne serait- ce parce que le gros du pétrole qui fait carburer le monde provient de cette région.

Vu de RDC et plus généralement d'Afrique, la question n'est pas de savoir qui de Washington ou de Téhéran a raison. La leçon à tirer est que chaque pays défend ses intérêts vitaux. Ou en tout cas, ce qu'il considère comme tel.

Première puissance de la Planète, les Etats-Unis entendent préserver leurs parts de marché au Proche et Moyen-Orient, région éminemment stratégique à plus d'un titre. L'approvisionnement en pétrole avec notamment la présence de la très pétrolifère Arabie Saoudite -alliée historique de Washington- ; le point de passage obligé entre l'Occident et l'Orient ; la défense d'Israël…

Des enjeux d'une telle importance que l'administration Bush junior n'avait reculé devant rien pour "légitimer" l'expédition punitive contre Saddam Hussein : "arme de destruction massive". A l'arrivée, rien de tel. Les aveux du Secrétaire d'Etat d'alors, Colin Powell ayant fait foi.

Depuis, l'Amérique a étendu sa zone d'influence dans la région. En particulier, en Irak que Téhéran-épicentre de l'islam chiite- considère comme son espace vital au sens géopolitique du concept. Il n'est pas superfétatoire de rappeler que le Général Soleimani a été liquidé sur le territoire irakien.

Puissance régionale, gros producteur du pétrole, berceau du chiisme, l'Iran entend maintenir son influence dans tous les pays de son écosystème religieux (Irak, Syrie, Liban, Yémen). Même si ces différents pays sont plutôt multi -confessionnels.

Pas donc besoin d'un cours spécial de géopolitique pour comprendre que l'épreuve de force entre les Etats-Unis et l'Iran procède, pour l'essentiel, d'une lutte d'influence dans une région où se concentrent tous les enjeux de puissance.

L'on comprend dans cette logique que la Russie et…l'Iran aient soutenu jusqu'au bout le Gouvernement syrien de Bachar El Assad au point de faire échec à la kyrielle de rébellions appuyés notamment par des pays occidentaux. L'on comprend aussi que la Turquie soit intervenue en Syrie pour sécuriser sa frontière sud. Bref, comme disait Napoléon, la politique de chaque pays est dans sa géographie.

Ce panorama à grands traits renseigne une fois de plus que les relations entre Etats obéissent à la loi de l'intérêt. Chaque nation ayant vocation à identifier et à défendre ses intérêts. A la loyale ? la frontière est ténue.

Aux élites africaines et plus particulièrement congolaises d'intégrer cette réalité vieille comme l'histoire des relations internationales. Eux qui, dans leur grande majorité, caressent encore une conception émotive, angélique, voire religieuse des rapports entre Etats. José NAWEJ
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