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Le pouvoir judiciaire en question
lundi 10 février 2020

Dans la haute magistrature, une page vient de se tourner. Ou d'être tournée. C'est selon. En tout cas, avec la nomination des hauts magistrats, place à une nouvelle page. Encore blanche. D'une blancheur immaculée.

Commence le plus important. De quoi sera remplie cette page ? Sera-t-elle une page glorieuse ? La tentation est forte de répondre en renvoyant la balle dans le camp des hauts magistrats frais émoulus de l'ordonnance présidentielle. Ces derniers auront, à l'évidence, une part de responsabilité dans le récit à coucher sur la page qui s'ouvre. Comme l'ont eue leurs devanciers.

Mais, ce serait réducteur de lire la situation de l'appareil judiciaire à l'aune de la seule production des magistrats. En l'occurrence, celle-ci ressemble même à l'arbre qui cache -mal ?- la forêt de la maladie dont souffre depuis des lustres l'appareil judiciaire. Du point de vue du fonctionnement des institutions rd congolaises, on parlerait même d'un mal congénital.

Proclamé pouvoir indépendant de deux autres - le législatif et surtout l'exécutif - le judiciaire n'a jamais eu véritablement les moyens financiers et matériels de son indépendance. Dépendant qu'il a toujours été du Gouvernement, l'appareil judiciaire congolais a très rarement eu -c'est un euphémisme- les coudées franches pour s'assumer comme pouvoir distinct.

Certes, améliorer les conditions de travail et salariales du personnel judiciaire s'impose comme l'un des préalables à l'assainissement de la magistrature. La vertu, c'est archi connu, s'entretient.

Cette condition est, cependant, nécessaire et non suffisante. Encore faudra-t-il opérer une révolution copernicienne au niveau de la pratique institutionnelle. A savoir, intégrer le fait constitutionnel que le pouvoir judiciaire n'est pas un appendice de l'Exécutif vivant aux crochets du Gouvernement qui lui verse de l'aumône comme bon lui semble. Un véritable pied de nez à Montesquieu, théoricien de référence de la séparation des pouvoirs dans son œuvre monumentale "De l'Esprit des lois".

Les cours et tribunaux font partie de trois pouvoirs classiques d'un Etat. De ce fait, le judiciaire devrait jouir de l'autonomie financière nécessaire à son indépendance comme pouvoir à part entière.

Si l'on n'abandonne pas le bon vieux logiciel institutionnel hérité des années Mobutu, le rêve d'un pouvoir judiciaire régulateur de toute la société indistinctement restera un… rêve. On changera comme l'on voudra les hauts magistrats, on en nommera d'autres, cet exercice donnera lieu au mieux à des réformettes et, au pire, sonnera juste comme un jeu des chaises musicales. José NAWEJ
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