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APPEL AUX INVESTISSEURS ETRANGERS, MANIFESTATIONS DE RUE A KINSHASA…
"L’Udps dessert Félix Tshisekedi", foi d’un analyste politique
mardi 11 février 2020

* Dès lors que des combattants du parti au pouvoir embrassent la rue, il se pose une question de bon sens : à qui s'opposent-ils?

Séisme sur les réseaux sociaux, après la manifestation vendredi 7 février à Kinshasa, des militants de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), parti au pouvoir en RD Congo. Des internautes congolais de Kinshasa et ceux d'ailleurs, y sont allés, chacun, de leurs émotions. Colère pour les uns. Frustration, indignation et ressentiment pour les autres. Sauf, évidement, un petit groupe d'esprits de clocher qui donne raison aux manifestants.

Tôt le matin de la journée de vendredi 7 février, ils ont brûlé des pneus sur le boulevard Lumumba, devant le siège national du parti situé sur la 11ème rue Limete, au point de perturber la circulation et troubler ainsi l'ordre public. Même si le mobile du soulèvement n'a pas été clairement exprimé, on a toutefois entendu sur place, des manifestants réclamer la rupture pure et simple de l'Alliance avec le Front commun pour le Congo (FCC), méga plateforme politique créée en juin 2018 par le Président de la République honoraire Joseph Kabila.

Dans la foulée, d'autres manifestants ont déclaré qu'ils sont descendus dans les rues pour protester contre la décision du gouverneur de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila qui, la veille, avait suspendu huit bourgmestres de la capitale dont un serait issu de l'Udps. Toujours dans ce capharnaüm du vendredi 7 février devant le siège de l'Udps, certains manifestants sont revenus sur la dissolution du Parlement, devenue depuis peu comme une sorte d'hymne de la base du parti, chantée chaque fois qu'elle se met en colère.

Comme on peut le constater, la suspension des huit bourgmestres, considérée sur le plan purement administratif comme une mesure conservatoire, n'aura servi que de prétexte pour cette même base du parti au pouvoir qui, sans cesse, exige aux dirigeants de leur parti de tourner le dos à leur principal allié qui est le camp de l'ancien président Joseph Kabila, qu'elle accuse de vouloir empêcher l'actuel Chef de l'Etat, de concrétiser sa vision politique.

Contacté par Forum des As le week-end dernier, un analyste politique ayant requis l'anonymat, va droit au but. " Dans la situation actuelle du pays, où le Président de la République s'emploie à une diplomatie agressive pour convaincre des hommes d'affaires étrangers à venir investir en RD Congo, ce genre de manifestations de rue sont antinomiques avec l'action de Chef de l'Etat. L'argent a peur des bruits. La sécurité pour un homme d'affaires ne doit seulement se limiter aux bruits de bottes et de kalachnikovs dans quelques zones de l'Est ou du Nord-Est de la RD Congo ", déclare-t-il.

Pour ce même analyste, L'état d'esprit de la population congolaise en général, et celle de principales villes du pays en particulier, constitue un autre facteur non négligeable qui détermine la décision ultime d'un investisseur potentiel. Ici, l'interlocuteur de Forum des As fait allusion aux tristes pillages de septembre 1990 et janvier 1993 dont le pays continue à porter des stigmates après plus de deux décennies.

"Mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur de l'humanité", avait postulé le célèbre écrivain philosophe français Albert Camus. Partant, le même analyste déduit qu'à force de vouloir toujours descendre dans la rue, chaque fois qu'elle désapprouve une décision prise à quelque niveau de l'appareil d'Etat, la base de l'Udps dessert Félix Tshisekedi, plutôt que de le soutenir.

QUAND UN PARTI AU POUVOIR DESCEND DANS LA RUE....

Quiconque suit la situation politique du dernier trimestre de l'année 2019 et celle du début de l'année en cours en RD Congo, aurait donc l'impression que le «parti 6 étoiles» de l'Opposition au Zaïre de feu le maréchal Mobutu, se considère encore entant que tel. Si c'est cela, il se pose alors une question de bon sens. Celle de savoir: A qui ou plus exactement, contre qui s'opposent les combattants de l'Udps qui donnent la très fausse impression d'être l'incarnation ou l'incarnat de l'opinion de tous les Congolais?

A l'hypothèse que le bourgmestre Udps figuré parmi les huit autorités municipales suspendues, soit la principale cause du soulèvement du vendredi dernier, comme l'ont prétendu certains manifestants, alors il se pose aussi là, une autre question. Celle de savoir si les membres de parti, à quelque niveau d'exercice du pouvoir en RD Congo, ne peuvent pas être sanctionnés, quand bien même ils seraient reconnus coupables de forfaits ? Porter le label «UDPS» suffit-il pour rendre quiconque «intouchable» ? Autrement dit, l'acronyme «UDPS» devient-il une sorte de bouclier politique, pour ne pas dire une «jaquette de sauvetage» pour n'importe quel dirigeant du pays issu du parti présidentiel « Etre membre de l'Udps rime-t-il avec l'impunité»

Après que les dirigeants du principal parti au pouvoir au sommet de l'Etat, auront donné des réponses à ce questionnement, plus d'un observateur estime que ces derniers devront évacuer une dernière hypothèque. Celle d'expliquer, de dire toute la vérité à leur base, sur les ressorts de l'accord avec le FCC. Ainsi que Forum des As l'avait dit dans l'une de ses précédentes, la coalition entre le FCC et CACH ressemble à un mariage de recomposition. Le déséquilibre pouvant conduire au divorce, risque de venir des enfants.

Certes, en politique les alliances se font et se défont. Mais dans la situation actuelle de la RD Congo qui sort d'un contexte ordinaire, seuls les principaux majors des deux camps alliés, à savoir Joseph Kabila et Félix Tshisekedi, ont la parfaite connaissance des ressorts de leur deal. De ce point de vue, les lieutenants du CACH se trouvent, finalement, dans l'obligation de dire la vérité à leurs bases respectives. Ainsi, on aura une fois pour toute, fait taire des combattants de cette plateforme électorale qui se considèrent (à tort ?) comme une «arme d'assaut» que pourrait manipuler à souhait, tout acteur politique qui ne jure que pour la dissolution de la coalition. Evidemment, sans peut-être en mesurer les conséquences. Grevisse KABREL
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