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A L’ISSUE DE LA 2EME REUNION DU CPM LE VENDREDI 13 MARS
La BCC exhorte le Gouvernement " à booster la mobilisation des recettes et à limiter les dépenses aux ressources disponibles "
lundi 16 mars 2020

A l'issue de sa deuxième réunion ordinaire, tenue le vendredi 13 mars, le Comité de politique monétaire (CPM) exhorte le gouvernement " à renforcer les mesures visant à booster les recettes publiques et à limiter les dépenses aux ressources disponibles ".

En effet, après le premier déficit au mois de janvier, le compte du trésor vient d'accuser un autre déficit à fin février 2020. L'exécution des opérations financières de l'Etat s'est clôturée avec un déficit de 252,3 milliards CDF à fin février 2020, rapporte un communiqué de la Banque Centrale du Congo (BCC).

Ce déficit de février "révèle la difficulté qu'éprouve le gouvernement à accroitre la mobilisation des recettes intérieures, afin de financer sainement les dépenses de l'Etat. En cumul annuel, la situation financière de l'Etat est déficitaire de 388,9 milliards CDF contre un creux programmé de 89,1 milliards CDF pour les deux premiers mois de l'année ", renseigne le même document publié à l'issue de la réunion du Comité de politique monétaire.

Expliquant ce résultat lors de la conférence de presse d'après la réunion du CPM, le patron de la BCC, Déogratias Mutombo, appelle l'Exécutif national à davantage d'effort pour améliorer tant la mobilisation des recettes que la qualité de la dépense. Didier KEBONGO

BANQUE CENTRALE DU CONGO COMITE DE POLITIQUE MONETAIRE Kinshasa, République Démocratique du Congo

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le Comité de Politique Monétaire a tenu, ce vendredi 13 mars, sa deuxième réunion ordinaire de l'année 2020, sous la Présidence de Monsieur Déogratias MUTOMBO MWANA NYEMBO, Gouverneur de la Banque Centrale du Congo.

A cet effet, le Comité de Politique Monétaire a examiné les développements économiques au mois de février courant tant sur le plan extérieur qu'intérieur ainsi que les risques y relatifs et leurs impacts sur la conjoncture intérieure à court et moyen termes avant de proposer les mesures de politique à mettre en œuvre. Il en ressort globalement ce qui suit :

Au plan extérieur

La situation économique reste marquée par des incertitudes persistantes liées à la propagation de l'épidémie de coronavirus observée ces dernières semaines et ses conséquences sur l'économie mondiale. En effet, le coronavirus, combinant les chocs de demande et d'offre ainsi que le choc sur la confiance des marchés, devrait peser sur l'activité aussi bien mondiale que des différents pays touchés, à travers notamment les chaînes d'approvisionnement. C'est dans ce contexte que l'OCDE a révélé que la baisse du commerce international observée au quatrième trimestre 2019 dans les économies du G-20 devrait se poursuivre au premier trimestre 2020.

En outre, il convient de relever que La lenteur dans la maitrise de cette propagation et l'incapacité de certains pays, notamment ceux de l'Afrique subsaharienne, à faire face à cette urgence pourrait conduire à des conséquences plus sévères que prévues. Face à cette situation, le FMI et la Banque mondiale ont mis en place des plans d'urgence avec financement immédiat pour aider des pays à une riposte contre cette épidémie.

Par ailleurs, concernant la croissance de l'économie mondiale, l'OCDE a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour 2020 et 2021, respectivement de 0,5 point et 0,3 point de pourcentage par rapport aux prévisions initiales. La croissance annuelle du PIB mondial devrait s'établir à 2,4 % en 2020 et 3,3 % en 2021 contre une réalisation de 2,9 % en 2019.

S'agissant des cours de principales matières premières exportées par la RDC, ils ont également été influencés par cette urgence sanitaire. Les cours du pétrole et du cuivre, au mois de février, se sont inscrits en baisse de 12,90 % et 6,35 %, respectivement, se situant en moyenne à 55,49 USD le baril et 5.685,15 USD la tonne métrique. Quant à celui du cobalt, il a enregistré une hausse mensuelle de 4,06 %, se chiffrant à 33.712,50 USD/tonne.

Au plan intérieur

Les prévisions de croissance pour 2020 renseignent la poursuite du ralentissement de l'activité économique sur fond d'un environnement économique difficile tant sur le front extérieur qu'intérieur. En effet, l'activité économique devrait progresser de 4,1 % en 2020 contre des réalisations de 4,4 % et 5,8 % respectivement en 2019 et 2018. Toutefois, ce niveau de croissance, tiré par le secteur non extractif, reste supérieur à la moyenne de l'Afrique subsaharienne.

Concernant le baromètre de conjoncture, il convient de relever un regain de confiance des chefs d'entreprises au mois de février dernier, après deux mois consécutifs de méfiance. Le solde global d'opinions s'est établi à +0,3 % contre -7,7 % et -5,7 %, respectivement en janvier 2020 et en décembre 2019.

Sur le marché des biens et services, il s'est observé en février un ralentissement du rythme de formation des prix des biens et services, attestée par un taux d'inflation mensuel de 0,256 % venant de 0,507 % le mois précédent. En glissement annuel, l'inflation est ressortie à 4,649 % et en annualisée, elle se situerait à 4,497 %, face à un objectif de moyen terme de 7,0 %.

Pour ce qui est des finances publiques, l'exécution des opérations financières de l'Etat s'est clôturée avec un déficit de 252,3 milliards de CDF, résultant des recettes de 370,9 milliards et des dépenses de 623,2 milliards. Ce résultat révèle la difficulté qu'éprouvé le Gouvernement à accroitre la mobilisation des recettes intérieures afin de financer sainement les dépenses de l'Etat. En cumul annuel, la situation financière de l'Etat est déficitaire de 388,9 milliards de CDF contre un creux programmé de 89,1 milliards pour les deux premiers mois de l'année.

Sur le marché des changes, le mois de février 2020 a été marqué par quelques dépréciations de la monnaie nationale. A l'indicatif, le taux de change s'est situé à 1.695,01 CDF le dollar américain, soit une dépréciation de 0,7 % par rapport à son niveau du mois précédent, alors que sur le segment parallèle, le franc congolais n'a perdu que 0,4 % de sa valeur pour s'échanger à 1.751,67 CDF. S'agissant des réserves internationales, elles se sont situées à 716,81 millions de USD, traduisant une baisse mensuelle de 68,7 millions de USD. A ce jour, ces réserves ne couvrent que deux semaines d'importation des biens et services.

En février 2020, la situation monétaire a renseigné une dilatation de la base monétaire de 137,5 milliards de CDF, tenant principalement au financement monétaire du déficit de l'Etat. Dans ce contexte de surliquidité, les coefficients de la réserve obligatoire, bien que maintenus à leur niveau de 2018, à savoir 13,0 % et 12,0 % pour Les dépôts en devises à vue et à terme ainsi que 2,0 % et 0,0 % pour les dépôts en monnaie nationale à vue et à terme, ont permis de ponctionner un niveau de liquidité de 15,6 milliards de CDF en février 2020.

Le taux d'intérêt est resté maintenu à 9,0 %. Pour ce qui est de la régulation de la liquidité, elle l'a été via les adjudications du Bon de la Banque Centrale du Congo. En effet, l'encours global a atteint 31,0 milliards de CDF à fin février 2020 contre 32,0 milliards le mois précédent et 20,0 milliards en début janvier 2020, soit une injection de 1,0 milliard de CDF en rythme mensuel et une ponction de 11 milliards de CDF en cumul annuel.

Eu égard à ce qui précède, le Comité de politique monétaire a décidé de maintenir inchangé son dispositif de la politique monétaire. Toutefois, le CPM exhorte le Gouvernement à renforcer les mesures visant à booster les recettes publiques et à limiter les dépenses aux ressources disponibles. Fait à Kinshasa, le 13 mars 2020
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