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TOUT EN RECONNAISSANT LE PRINCIPE SACROSAINT DE L’INDEPENDANCE DE LA MAGISTRATRURE
VPM Tunda : " Aucune institution ne peut fonctionner sans les autres "
jeudi 23 avril 2020

* Par ailleurs, le patron de la Justice assure ne pas visiter offices et services judiciaires de Kinshasa en " procureur ", mais en trait d'union entre le Gouvernement, la Magistrature et le Parlement.

Cela n'a échappé à personne. Une lettre du président du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), Benoît Lwamba Bindu, circule sur les réseaux sociaux. Dans cette missive, Benoit Lwamba intente un procès en violation de l'indépendance de la Magistrature contre le Vice-Premier ministre, ministre en charge de la Justice à la suite du projet de celui-ci de visiter les offices et services judiciaires de Kinshasa.

La réplique du VPM empreinte à la fois de pédagogie et d'esprit républicain fera date. Car le patron du ministère de la Justice souligne dans toutes les langues qu'il serait le dernier à violer le sacrosaint principe de l'indépendance de la magistrature coulée dans une constitution à l'élaboration de laquelle il a effectivement participé à Sun City lors du dialogue Inter-Congolais. Ce, avant de venir la défendre au pays. Ce n'est pas tout. Du haut de plus de ses 35 ans d'expérience au barreau, l'actuel ministre de la Justice qui est tout sauf un homo novus, est connu pour être un fervent défenseur de l'indépendance du juge.

Pour autant, le patron de la Justice rd congolaise estime qu'aucune institution de la République ne peut fonctionner comme une tour d'ivoire, sans rapport avec les autres structures officielles du pays. Elle (ndlr : la Justice) ne peut pas non plus, au nom de son indépendance, adresser des remontrances à une autre institution. Me Tunda Ya Kasende insiste sur le principe de collaboration entre le ministre de la Justice et la magistrature. Tous les deux concourent à l'éclosion d'une Justice juste, socle d'un Etat de droit.

Par-delà tout, le ministre de la Justice et garde des Sceaux est l'interface entre la Magistrature et le Gouvernement et même le Parlement. Pour cette raison, la collaboration entre les deux institutions est requise.

" Nous sommes tous (ministre de la Justice et magistrats) acteurs au sein du même secteur, celle de la Justice qui, de toute évidence, appelle à une conjugaison de vues pour sa bonne marche, en vue de répondre au mieux aux attentes du peuple, " lit-on dans la correspondance du VPM en charge de la justice adressée à Benoît Lwamba Bindu, que charrient les réseaux sociaux.

Pour Me Célestin Tunda Ya Kasende, l'échange, voire la concertation est non seulement impérieuse, il est même naturel. Car, souligne-t-il, plusieurs questions méritent concertations et échanges permanents entre les deux institutions. A savoir : la conduite de la politique du Gouvernement dans le secteur de la Justice, la question des infrastructures et des équipements (bâtiments, fournitures, mobiliers, transport, etc.), la récurrente problématique des conditions de vie des magistrats (rémunérations, soins de santé, retraite...), etc.

" Vous parlez tantôt, d'une inspection tantôt d'un contrôle alors que je parlais d'une visite d'échange…Loin de moi, l'idée de vous interroger sur vos dossiers passés ou récents que vous êtes le seul à expliquer ", poursuit Me Célestin Tunda Ya Kasende dans son courrier.

Par ailleurs, le VPM Tunda Ya Kasende rappelle qu'il est intervenu à plusieurs reprises sur le dossier touchant les magistrats sans que cela ne soit perçu comme violation de l'indépendance de la Magistrature, notamment auprès des ministres des Finances ou du Budget pour le déblocage des avantages des magistrats, des sollicitations pour des frais de funérailles d'un magistrat décédé, l'obtention de la fin de la grève des magistrats et le relèvement du revenu des magistrats, etc. Pour ne pas étaler toutes les interventions du VPM Tunda, les observateurs relèvent le fait qu'il ait obtenu la décoration à titre posthume de deux jeunes magistrats morts alors qu'ils gagnaient leur poste d'attache. Une véritable première depuis 1960. Par cet acte, le patron du ministère de la Justice entendait encourager les magistrats à aller travailler en provinces et remettre ses lettres de noblesse à une profession garante de l'Etat de droit.

UNE VISITE SANS ODEUR D'INTERFERENCE

" Elle n'est, dès lors, nullement fondée la présomption que vous imputez à ma visite de me voir interférer dans vos affaires, " peut-on lire dans la correspondance du VPM Tunda au président de la Cour constitutionnelle et président du Conseil supérieur de la magistrature.

S'agissant justement des visites, comment le Vice-Premier ministre en charge de la Justice peut-il parler de son secteur sans le connaître réellement ? " Une descente sur terrain vaut mieux que mille rapports reçus dans le bureau ", dit-on.

On rappelle que dès son avènement à la tête du ministère de la Justice, Me Tunda Ya Kasende a visité les prisons, promis le décongestionnement des établissements pénitenciers surpeuplés, avant de s'engager dans la réfection des prisons et des Palais de justice du pays. Et, n'eut été la survenance de la pandémie de COVID-19, le numéro 1 de la Justice serait à Goma pour inaugurer le Palais de Justice de la province du Nord-Kivu.

En un mot comme en mille, le VPM Tunda ne va pas visiter les offices et services judiciaires en " procureur ", pour chercher à connaitre le contenu des dossiers. Bien au contraire. Il y va en interface, entre les institutions Gouvernement et la Magistrature et aussi le Parlement. Et c'est seulement en descendant sur terrain que le Patron de la Justice peut mieux évaluer les défis de son secteur.

Contrairement au ton jugé " peu conciliant " de la lettre du président du CSM, les observateurs notent que Me Célestin Tunda Ya Kasende a, tout au long de sa correspondance, gardé de la hauteur inhérente à tout homme d'Etat. Il a mis le cap sur la nécessaire collaboration entre la Magistrature et l'Exécutif qu'il représente ainsi que sur l'indépendance du juge pour laquelle il s'est battu comme acteur ayant participé activement à l'élaboration de la Constitution du 18 février 2006, en vigueur au pays. C'est donc en homme amplement averti, qu'il compte visiter les offices et services judiciaires du pays en commençant naturellement par ceux de la capitale Kinshasa. Didier KEBONGO
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