Dernière minute :
DES OBSERVATEURS SONT FORMELS
Le saut-de-mouton de Debonhomme : « un éléphant blanc sans impact social visible »
jeudi 7 mai 2020

* «Une passerelle aurait été suffisante pour faciliter la traversée des piétons», avis d’un expert.

Fallait-il vraiment construire un saut-de-mouton entre les quartiers Debonhomme de Matete et Salongo de Limete? Oui pour certains Kinois. Non pour d’autres. Bref, la question divise les populations de la partie Est de la ville de Kinshasa qui, au quotidien, affrontent les embouteillages de plusieurs dizaines de minutes, provoqués par ce chantier.

Cependant, sans pour autant attendre la fin des travaux pour juger l’ouvrage à sa juste valeur, des observateurs sont formels: «Le saut-de-mouton de Debonhomme est un gros éléphant blanc, sans aucun impact social visible».

Ils argumentent. Si le projet de construire ce pont aérien a été motivé par le souci de rendre la circulation fluide sur ce tronçon du boulevard Lumumba, les Kinois qui remettent en cause cet objectif, ne voient comment ce saut-de-mouton pourrait tordre le coup aux embouteillages observés aux heures de pointe à cet endroit.

La première raison est que cet ouvrage, qui ne supplante aucun Carrefour, ne sépare pas non plus deux artères. Prenons l’exemple de deux automobilistes en provenance de Tshangu. L’un à destination du Grand marché, via le boulevard Lumumba. L’autre, se rend au centre-ville, en passant par la Route des Poids-lourds. On aura constaté que déjà, après le pont N’djili, les deux véhicules roulant en continue, ne posent aucun problème de dépassement qui était à l’origine de perturbation de la circulation.. En tout cas, rien de tel.

Dans cet exercice, on aura donc remarqué que l’un des deux chauffeurs ayant emprunté le saut-de-mouton, finira par déboucher sur la principale chaussée traditionnelle, avant même l’entrée de la route des Poids Lourds.

Une deuxième simulation est celle qui met sur la voie, deux automobilistes en provenance, soit de Matete, soit de Limete et qui prennent la direction de Tshangu. L’un d’entre les deux chauffeurs qui passera par le saut-de-mouton, finira par rejoindre l’autre conducteur roulant sur la voie traditionnelle. Et cela, avant même d’atteindre l’entame du pont N’Djili.

Pourtant, tous les usagers du boulevard Lumumba sur le tronçon traversant les communes de l’Est de la capitale, savent que d’ordinaire, la circulation est généralement perturbée au niveau de l’entrée de la grande avenue Mobutu, communément appelée Route abattoir ou Petro-Congo. Toutes proportions gardées, les entrées I et II de la commune de N’Djili aussi.

A partir du moment où le saut-de-mouton en construction à Debonhomme n’arrive pas à ces deux carrefours à problème, en tout cas, on ne voit pas dans quelle mesure ce moignon de route aérienne pourrait venir à bout des embouteillages. A moins de dire que l’objectif est d’embellir la ville dans cette partie.

«UNE PASSERELLE AURAIT ETE L’IDEAL»

Revenons sur la situation à Debonhomme. En tout cas, tous les usagers de la route sont unanimes sur un constat. Les bouchons observés à cet endroit sont causés par la traversée des piétons et non par la maladresse de certains conducteurs.

A intervalle de temps constant, des groupes de piétons, comme s’ils sortaient d’un culte divin, traversent dans les deux sens de la route. Soit ils prennent la direction de la très célèbre route Ma Crevette, soit qu’ils en proviennent pour se rendre au quartier Salongo voisin.

Dans ces conditions, il est bien clair que quand le véhicule en tête de file s’arrête pour laisser passer aux piétons, c’est toute la suite qui est paralysée. C’est ainsi qu'il n’est pas impossible une longue colonne de véhicules immobilisés, allant parfois de l’entrée Petro-Congo, jusqu’au quartier Debonhomme.

Sur la base de toutes les démonstrations ci-dessus, un expert en ingenering soutient avec rigueur qu’une passerelle à Debonhomme aurait été nettement préférable à un saut-de-mouton qui aura inutilement englouti plusieurs centaines de milliers, voire de millions de dollars américains. D’où, tout le sens de l’expression « éléphant blanc», collé à cet ouvrage dont les travaux lancés depuis bientôt une année, avancent à pas de tortue. Grevisse KABREL
La province de l’Equateur fixe à 16 millions de dollars le budget de lutte contre Ebola
mercredi 10 juin 2020

La province de l'Equateur vient de se doter d'un plan stratégique de riposte contre Ebola. D'environ 16 millions de dollars, ce plan a été adopté (...)
lire la suite
"Les Chinois ne sont impliqués dans la gestion des péages"*
mardi 9 juin 2020

Reçu par le patron de Télé 50, Jean Marie Kasamba, dans le cadre de son émission «JMK rencontre», le Directeur général de l’Agence congolaise de grands (...)
lire la suite
Un grand danger menace la RDC, prévient le voyant de Nzete ekauka
vendredi 5 juin 2020

*Les chrétiens et hommes de bonne volonté appelés à mobiliser 7.000$ pour l'achat de deux statues de Jésus et de Marie destinées à la prière spéciale (...)
lire la suite
Une quarantaine de journalistes de la presse écrite formées en journalisme web et en gestion éditoriale
jeudi 4 juin 2020

L'Association Congolaise des Femmes journalistes de la Presse Écrite (ACOFEPE) vient d'organiser un atelier de formation sur la gestion éditoriale (...)
lire la suite
L’UNFPA dote la maternité de l’hôpital général de référence de N’Djili de matériels de protection
jeudi 4 juin 2020

Le Fonds des Nations Unies pour la Population(UNFPA ) vient d'équiper la maternité de l’hôpital général de référence de N’djili. Cette agence des (...)
lire la suite
Aimé Zonveni : "L’avenir des médias est dans le numérique, iI n’y a pas d’autre alternative"
mardi 2 juin 2020

Les médias en ligne prennent de plus en plus d'envergure en République démocratique du Congo. Comme en Orient et en Occident, où le confinement a (...)
lire la suite
FORUM DES AS
Ban_pub
Copyright © FORUM DES AS 2013 - Design by MConsulting