Dernière minute :

Au-delà des postures manichéistes
mercredi 13 mai 2020

Difficile de s'émanciper du manichéisme bien de chez nous. Même le procès Kamerhe n'échappe pas à ce qui tient lieu de grille de lecture pour nombre de Congolais.

Saint quoi qu'il arrive pour les uns, diable par principe pour les autres. Les premiers comme les seconds ne paraissent attendre du procès qu'une chose. A savoir que le verdict final conforte leur perception de Vital Kamerhe. Le jugement s'en trouve comme préempté par les pro et les anti.

Faudrait-il pour autant se laisser " emprisonnés " par cet air du temps ? La tentation de choisir son camp est, certes, forte.

Heureusement que de tout temps entre les pour et les contre, il y a la raison. Bien évidemment, il est impérieux de laisser la justice suivre son cours dans les règles de l'art. Même si des vocations de magistrats, d'avocats, façon " génération spontanée " naissent chaque matin. Pas étonnant au pays de l'expertise infuse.

Il n'en demeure pas moins que la saga judiciaire en rapport avec le programme de cent jours du Président de la république charrie de vraies questions institutionnelles. Pour ne pas dire constitutionnelles.

Voilà le brun trust présidentiel appelé à répondre devant la justice de la gestion courante du pays. Cette reddition des comptes sonnerait juste dans un régime présidentiel. Elle sonne faux en régime semi-présidentiel ou semi-parlementaire..

Le péché originel ? Le fait que le Président et son équipe se soient substitués au Gouvernement sept mois durant. Bien sûr, la nature ayant horreur du vide dixit Aristote, le Palais de la nation ou la Cité de l'UA n'allait tout de même pas laisser le pays aller à vau-l'eau. Cet argument peut s'entendre. .

Mais, elle a vite une limite constitutionnelle. S'il revient au Président de la république frais émoulu du suffrage universel de fixer le cap de politiques publiques, il ne lui appartient pas de conduire au quotidien la gestion du pays. Au risque de devenir politiquement responsable. On y est. .

Le procès de Vital Kamerhe, directeur de cabinet et donc n'ayant aucune responsabilité dans l'ordonnancement institutionnel de l'Etat, apparaît pour ce qu'il est. C'est-à-dire un avatar de l'impair du seuil du mandat. .

La vie ne s'arrêtant pas, il paraît essentiel de réfléchir à l'aune de la Constitution à la manière de gérer l'interrègne. Autrement dit, que fait le nouveau Président élu en attendant que s'installe le Gouvernement issu de la nouvelle majorité parlementaire ?.

Autre question en rapport avec la Justice concernant le personnel politique. A quand la fin de la subordination apparente de l'agenda judiciaire à la conjoncture politique ? Avant-hier, hier comme aujourd'hui, l'impression qui se dégage est que la machine judiciaire est généralement mise en branle pour disqualifier un rival, un adversaire ou un " concurrent " potentiel. Tant que l'on est sans ambition autre que la docilité, la fidélité au… " Guide " ou au clan au pouvoir, on ne risque aucun ennui judiciaire. .

Ce sentiment au sein de l'opinion commande que l'on s'interroge sur la façon la plus idoine de conférer un contenu beaucoup plus consistant à l'indépendance du troisième pouvoir. José NAWEJ
Profession : "fils" de Mzee
vendredi 22 mai 2020

Un "énième fils" de Mzee Kabila nous est né ! Il se prénomme Ibrahim. Il a été présenté à la ville et au monde avec forces publicités. Afin que nul ne (...)
lire la suite
Déconfinement d’abord, le reste après
jeudi 21 mai 2020

Ça sent le déconfinement de Gombe. Qui s'en plaindrait ? Il était plus que temps. A l'heure des comptes, des questions. La commune de Gombe (...)
lire la suite
Que la pluie d’aides anti-covid-19 tombe sur le Congolais !
mercredi 20 mai 2020

Si ce n'est pas encore une pluie d'aides humanitaires sur Kinshasa, cela y ressemble fortement. Comme dans une course à l'échalote, chaque (...)
lire la suite
Comme un air de 1 + 4
mardi 19 mai 2020

Pétition contre Jean-Marc Kabund ? L'UDPS ne veut pas en entendre parler. Vent debout contre la démarche du député MLC, le parti tshisekediste menace (...)
lire la suite
Assumer son histoire pour mieux s’assumer
lundi 18 mai 2020

Comme depuis 1998, le 17 mai de l'année en cours a été jour férié. Une tradition qui prend racine dans l'avènement de Laurent-Désiré Kabila au (...)
lire la suite
De casus belli en casus belli…
vendredi 15 mai 2020

Question à un franc symbolique pour ce week-end : Sommes-nous enfin dans " cette fois-ci, c'est fini " ou toujours dans le " retenez-moi ou je (...)
lire la suite
FORUM DES AS
editorial

Enième " affaire " ou vaudeville de trop ?

Des "affaires", des "affaires", des "affaires". La Justice carbure à plein régime. Haute saison pour les prétoires. Bon signe sur le front de l'Etat de droit. A priori, pas matière à se plaindre de (...)

lire la suite

Annonces
Ban_pub
Copyright © FORUM DES AS 2013 - Design by MConsulting