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Assumer son histoire pour mieux s’assumer
lundi 18 mai 2020

Comme depuis 1998, le 17 mai de l'année en cours a été jour férié. Une tradition qui prend racine dans l'avènement de Laurent-Désiré Kabila au pouvoir. Une date importante dans la mesure où elle marque la fin d'un régime et le début d'un autre.

Le sujet n'est pas d'épiloguer sur la charge émotionnelle des uns et des autres par rapport à la chute du Régime Mobutu et/ou à la victoire des troupes de l'Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL). Le propos est de nous aider à être au clair avec notre héritage mémoriel.

Car, comment nous assumer comme peuple, comme nation si le récit national demeure conjoncturel ? C'est-à -dire le fait de tel ou tel autre groupe dominant à une période de l'histoire ?

Il est vrai que l'histoire est par nature faite -dans tous les sens du terme- par les hommes pour les hommes. Mais, l'histoire qui vaille la peine est celle qui survit aux hommes et aux générations en enrichissant le vivre ensemble, l'identité d'un peuple, fondement de la Nation.

Aussi, est-il impérieux de dégager un consensus sur les grandes dates qui marquent indubitablement la vie du pays. Non sur des préférences de telle ou telle autre chapelle, mais au regard de l'impact de tel ou tel autre événement sur la marche du pays. Le Congo ne commençant pas avec l'indépendance formelle en 1960, il est question de remonter le temps pour, par exemple, revisiter l'épopée de Kimpa Vita, Kimbangu, la révolte des Batetela…bref, pêcher dans notre passé des événements susceptibles de constituer et alimenter le nécessaire héritage mémoriel.

Ce regard dans le rétroviseur n'est utile que s'il permet de mieux maîtriser le passé, en vue de se situer par rapport au présent et se projeter dans l'avenir. En somme, il s'agit de la conception de l'histoire pour ce qu'elle est vraiment. A savoir, une dynamique de dépassement de soi.

Or, pour y arriver, il faut se connaître. Connais-toi toi-même, conseillait le philosophe Socrate bien avant l'ère chrétienne. Un regard aussi loin que portent les yeux sur cette planète Terre renseigne que les pays développés, riches, émergents…sont d'abord ceux qui ont réussi à inventer ou à réinventer leur récit national autour des mythes fondateurs.

Au lieu de gaspiller l'énergie dans des polémiques sans tête ni queue et aujourd'hui dans des plaintes, des contre plaintes et des plaintes aux contre plaintes sur des frivolités genre les affaires Mukuna, on ferait œuvre utile d'entreprendre enfin la construction du récit national. Seule manière d'exister comme nation dans le concert des nations. Sinon, on va continuer à vivre par procuration en étant non sujet, mais objet de l'Histoire écrite par les autres pour nous.

Or, comme disaient deux grands hommes, Gandhi et Mandela, "tout ce qui est fait pour moi sans moi est contre moi". Un Congolais averti en vaut au bas mot 80 millions. José NAWEJ
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