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LE PANEL DES EXPERTS DE LA SOCIETE CIVILE EST FORMEL :
Le rapport du GEC sur l’affaire Kamerhe n’est pas neutre
jeudi 21 mai 2020

* Dans une analyse intitulée "Devoir de justice", Dieudonné Mushagalusa dénonce les insinuations tendancieuses contenues dans l'étude du Groupe basé à New-York.

A cinq jours de la reprise du procès Vital Kamerhe ce lundi 25 mai au Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (CPRK), le Panel des experts de la société civile s'invite au débat. Dans un document daté du 18 mai, Dieudonné Mushagalusa Cirhuza, coordonateur national et porte-parole de cette structure, dénonce ce qu'il qualifie d'insinuation tendancieuses, malsaines et contradictoires, contenues dans le rapport du Congo research group (GEC), publié dans la première quinzaine du mois en cours, sous l'intitulé "Opacité, quand tu nous tiens. Ce que l'affaire Kamerhe nous apprend de la gestion du Programme d'urgence de Félix Tshisekedi".

Dans ce document titré "Devoir de Justice" dont la copie a atterri hier mercredi 20 mai à la rédaction de Forum des As, le Panel des experts de la Société civile indique que les faits tels que présentés dans l'analyse du GEC, sont bien loin d'être des évidences. Bien au contraire. Dieudonné Mushagalusa Cirhuza parle plutôt d'une manipulation savamment orchestrée que les auteurs de ce labo tentent de faire avaler aussi bien à la communauté nationale qu'à l'opinion internationale. L'objectif étant de faire couler Vital Kamerhe qui, jusqu'à preuve du contraire, bénéficie de la présomption d'innocence.

DES INCISES "TENDANCIEUSES".

"Opacité, quand tu nous tiens". Les détracteurs affichés ou à visage cagoulé de Vital de Kamerhe, peuvent se réjouir d'avoir trouvé en ce document du GEC, des béquilles sur lesquelles s'appuyer pour faire valoir leur thèse. Cependant, le Panel des experts de la Société civile note que le nom du désormais ancien directeur du cabinet du président Félix Tshisekedi, repris le sous-titre dudit document, est révélateur d'une subjectivité. .

" La désignation dans le sous-titre du même document (ndlr : analyse du GEC), de la personne de Kamerhe, à qui on impute une "affaire", achève par le biais d'une insinuation subliminale, de saturer un sentimentalisme qui cache mal son penchant faussement neutre ", souligne le Panel des experts de la Société civile dans sa réaction. .

Par ailleurs, le même panel ajoute que rien qu'à la première lecture de l'intitulé de l'analyse du GEC, tout lecteur moyen retient immédiatement que c'est Vital Kamerhe qui est lourdement mis n'en cause. C'est ce que réfute ce groupe coordonné par Dieudonné Mushagalusa Cirhuza. Pour ce dernier, le titre du rapport du GEC en lui-même, charrie des contradictions sentant des présupposés normatifs. .

Toujours en ce qui concerne le titre du rapport du GEC mis en cause, le Panel des experts de la Société civile dit y relever deux contradictions majeures. La première est celle qui consiste à désigner le coupable, tout en noyant la responsabilité. La deuxième contradiction, selon les auteurs de " Devoir de justice", est celle qui innocente des responsables ayant pourtant joué un rôle indéniable dans la matérialisation du Programme d'urgence des 100 premiers jours du Président Félix Tshisekedi. .

QUID DU RESPONSABLE DE L'ECHEC DU PROGRAMME? .

"Qui doit être tenu politiquement responsable de l'échec du Programme d'urgence des 100 premiers jours de Félix Tshisekedi ?" C'est la question principale que pose le GEC, dans le 1er paragraphe, à la page 9 de son rapport. .

Sans répondre à la place des instances qualifiées ayant la charge de l'instruction de ce dossier, le Panel des experts de la Société civile estime, néanmoins, qu'il est mal venu de faire le procès d'un vaste programme en cours d'exécution. Dieudonné Mushagalusa Cirhuza qui désapprouve avec fermeté, le caractère prématuré de la condamnation dudit Programme, ajoute que rien ne justifie la saga ambiante qui caractérise cette affaire. Ce, dans la mesure où ce Programme n'a jamais fait l'objet d'une évaluation sans complaisance.

Toutefois, le Panel des experts de la Société civile ne postule-t-il pas que la réponse à la problématique centrale soulevée ci-dessus, qu'on aurait crue aisée, " donne lieu à deux distinguos. Le premier, selon le Panel, est :"(…)les faiblesses systémiques dont a hérité Félix Tshiseskedi et son directeur de cabinet en peuvent leur être entièrement attribuées à la bonne heure. Car, si l'on croyait facile la réponse à cette question, autant que l'opinion la plus vulgaire le fait, rejointe en cela par quelques intellectuels peu discernant et de mauvaise foi. Surtout, l'analyse la plus objective révèle en effet tout l'arbitraire qu'il y a à charger lourdement et injustement Vital Kamerhe ".

En ce moment précis, où la Justice cherchent à établir les responsabilités dans cette affaire qui fait couler beaucoup d'encre et salive, le document du GEC stipule:"les ministères concernés ne seraient intervenus que pour formaliser les accords déjà conclus par la présidence de la République". Avant d'ajouter :" Toutes ces opérations n'auraient pas pu être menées officiellement sans le quitus des ministres du Budget et des Finances ainsi que le Gouverneur de la Banque centrale ". C'est ce que le Panel des experts de la Société civile qualifie de virement à 180°.

Pour ces Congolais, le rapport du Groupe d'étude sur le Congo n'aurait pourtant rien perdu à murir davantage la réflexion. "Tantôt il met l'échec du "Programme d'urgence des 100 premiers jours" sur le compte de l'improvisation et de la précipitation. Tantôt, il signale que les actions sélectionnées pour l'exécution datent pour certaines, du temps de Joseph Kabila et même de Mobutu. Un public respecté aurait mérité mieux que ce clair-obsur où la culpabilité est plus suggérée qu'établie. Pour une Organisation internationale d'étude, la moisson est plutôt bien maigre", tranche le panel des experts de la société civile.

"QUAND LES ACCUSATIONS VACILLENT" …

Dieudonné Mushagalusha Cirhuza, y va donc de son observation de l'évolution de l'"affaire 100 jours". Selon lui, plus les jours passent, plus les accusations contre Vital Kamerhe mutent et "maigrissent" au quotidien. Ce qui, selon le panel, pose dès le départ un vrai problème du sérieux et de l'objectivité même desdits griefs. Faisant un saut dans l'histoire très récente de l'administration Fatshi, le Panel de la société civile rappelle le scandale du détournement présumé de 15 millions de dollars, éclaté dans la première moitié du mois de septembre 2019, dans lequel Vital Kamerhe a été nommément cité et présenté dans l'opinion comme auteur du forfait.

"Des gens sérieux auraient souhaité connaitre la suite. Hélas. A la grande surprise, cette accusation ne figure même pas sur la liste des faits retenus à charge du Président national du parti Union pour la nation congolaise (UNC). Bien plus, chaque jour qui passe, des griefs retenus jusque peu à charge de Vital Kamerhe et tenus pour des évidences, sont retirés par quelques esprits dérangés", fait savoir le Panel.

Les mêmes experts de la Société civile reviennent sur l'Ordonnance n°1575/2020 statuant en chambre de Conseil, sur la demande de mise en liberté provisoire formulée par les avocats de Vital Kamerhe. "(…)Le ministère public représenté par l'Avocat Kaluila Muana Sylvain a allégué qu'il reproche à l'inculpé le fait d'avoir … détourné des fonds de l'Etat en passant par le mécanisme d'attribution des marchés publics degré à gré à des entreprises fictives telle que SAMIBO qui avait reçu en numéraires… la somme de 47.000.000 USD…laquelle a disparu du circuit bancaire sans être affectée à la construction des 3.000 maisons préfabriquées mais aussi, à l'entreprise TRADE PLUS qui a reçu 10.000.000 USD… pour la fourniture des médicaments… ", peut-on lire dans le document sus-visé.

Partant, le Panel souligne avec insistance que ce programme n'est pas le fruit de Vital Kamerhe. Il est approuvé par le Président dela République, Félix Tshisekedi qui en est l'initiateur. Et de poursuivre : " Dans le Procès-verbal de réception des médicaments commandés pour le compte du Programme d'urgence des 100 premiers jours du Chef de l'Etat dans le secteur de la santé du 03 juin 2019, signé par le fournisseur TRADE PLUS SARL et contresigné pour réception par le Point Focal du Programme des 100 jours au Ministère de la Santé, on peut lire : " (nous directeur - point focal du programme au Ministère de la Santé et représentant du fournisseur) avons procédé à la réception totale des médicaments dont la liste jointe en annexe au présent PV et qui couvrent 100% de la quantité commandée. Ces médicaments ont fait l'objet d'une vérification quantitative en présence de deux parties et sous réserve de la vérification qualitative par les experts attitrés. En foi de quoi le présent PV est établi pour faire valoir ce que de droit ".

"QUI CROIRE "?

Qui croire ? Que croire ? Deux questions incisives que pose le Panel des experts de la Société civile qui soutient qu'entre la justice congolaise et le Ministère congolais de la Santé, l'une des deux instances marche sur sa tête. "Les instances attitrées attestent avoir reçu tous les médicaments dont la liste est d'ailleurs annexée, attestation que refusent de reconnaître, on ne sait sur quel fondement, l'avocat général, les réseaux sociaux, ainsi que les fanatiques. Entretemps, c'est l'honneur d'un homme qui est soit cyniquement, soit inconsciemment jeté en pâture", clame les auteurs de "Devoir de Justice".

Par ailleurs, ce même document parvenu hier à la rédaction du journal renseigne qu'"aux dernières nouvelles, le détournement des 10.000.000 USD retenus sur la liste des chefs d'inculpation avait disparu. Au même titre que le détournement des fonds alloués à la construction des sauts-de-mouton dont on ne parle plus curieusement, alors qu'ils constituent la rubrique à laquelle la plus grosse part de l'enveloppe financière du programme d'urgence, a été affectée".

" Que penser de l'objectivité et de l'impartialité de telles poursuites, dès lors que des 400.000.000 USD prétendus détournés par Vital Kamerhe au départ, on se retrouve à ce jour avec 57.000.000USD destinés à l'importation des maisons préfabriqués, comme si son co-accusé, M. Jammal n'en avait pas déjà livré 1200 à la RD Congo ", se demande Dieudonné Mushagalusa Cirhuza.

De tout ce qui précède, le Panel des experts de la Société civile dit se trouver en droit de poser la question qu'en est-il de la vérité dans le programme des cent jours du Président Tshisekedi dont Kamerhe paraît désormais être un bouc émissaire tout trouvé ?Pourquoi lui refuse-t-on la liberté provisoire, alors que son collaborateur et co-accusé est en liberté ?

Dès lors que le document du Groupe d'Etude sur le Congo, renseigne que " sur base des documents reçus par des sources judiciaires et gouvernementales, et des entretiens avec des hauts responsables au sein des institutions congolaises, le groupe d'Etude sur le Congo (GEC) tente de tirer les leçons des dysfonctionnements relevés sur le programme d'urgence de Félix Tshisekedi… ", le Panel reste formel que les insinuations qui jalonnent ce document du GEC ne sont pas de nature à donner ses chances maximales à une justice impartiale. Grevisse KABREL
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