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PIONNIER DES SITES BILINGUES EN RDC
Aimé Zonveni : "L’avenir des médias est dans le numérique, iI n’y a pas d’autre alternative"
mardi 2 juin 2020

Les médias en ligne prennent de plus en plus d'envergure en République démocratique du Congo. Comme en Orient et en Occident, où le confinement a propulsé leur audience, ces médias sont de plus en plus consultés par des internautes branchés qui les préfèrent aux médias traditionnels, vu leur accessibilité sur le net et leur aptitude à diffuser rapidement l'information. Pionnier de médias en ligne bilingue de la RDC, Aimé Zonveni, promoteur de www.kinshasatimes.cd, éclaire la lanterne des lecteurs de ''Forum des As'' sur les enjeux du numérique dans la presse.

Depuis 2016, les internautes ont pris plaisir à surfer sur l'autoroute numérique de www.kinshasatimes.cd, un des rares sites bilingues de la capitale de la République démocratique du Congo. Anglophone au départ, ce média en ligne est vite devenu bilingue avec l'intégration de la version française. Créé et dirigé par Aimé Zonveni, un Congolais polyvalent qui s'est frayé du chemin dans l'univers numérique de la RDC, www.kinshasatimes.cd draine à ce jour la visite mensuelle des dizaines de milliers d'internautes, avides de s'informer sur l'actualité du pays.

"Lorsque nous avons démarré en 2016, nous étions parmi les rares Congolais à investir dans le domaine des médias numériques qui, jusque-là, semblaient encore méconnus et moins prisés au pays", relate Aimé Zonveni. "Notre média en ligne est ce qu'on appelle en anglais ''un pure player''. C'est-à-dire un support médiatique qui n'apparait qu'en ligne, et qui donc n'a pas de version physique", souligne l'éditeur de www.kinshasatimes.cd.

"Dès la création de notre site, poursuit-il, nous avons jugé utile d'adopter une ligne éditoriale claire : celle d'un support d'informations générales qui couvre la politique, la sécurité, l'économie, la musique, le sport…".

"Conçu, au départ, comme un média anglophone - d'où sa dénomination - www.kinshasatimes.cd a voulu, tout d'abord, répondre aux besoins spécifiques des internautes anglophones qui s'intéressent à notre pays. Ensuite, notre souci était de parler de la RDC par nous-mêmes, Congolais, mais en anglais. Bref, nous avons voulu produire du contenu sur le Congo, mais en usant de deux langues internationales, à savoir : l'anglais et le français", précise Aimé Zonveni.

L'APPORT DE L'EQUIPE MOBILE

Boostée par la dynamique de ses animateurs, la jeune entreprise a commencé à prendre des proportions. N'ayant démarré qu'avec son promoteur et un webmaster à la première année, ''Kinshasa Times'' s'est élargi au fil du temps. L'entreprise a ouvert ses portes à quatre journalistes (deux hommes et deux femmes), tous diplômés de l'Institut facultaire des Sciences de l'Information et de la communication (IFASIC), l'école de référence en matière de formation en journalisme en RDC.

Avec l'arrivée de ces jeunes recrus dont la moyenne d'âge varie entre 25 et 30 ans, ''Kinshasa Times'' est sorti de son carcan. Aux journalistes assis, qui se contentaient de mettre en ligne des textes inspirés d'autres sites, a succédé une équipe mobile, qui n'hésite plus à descendre sur le terrain pour récolter, en live, des données auprès des sources.

De plus en plus, des organisateurs des évènements commençaient à associer ''Kinshasa Times'' à la couverture de leurs conférences et spectacles. Que ce soit au niveau de l'audiovisuel tout comme des articles en ligne. C'est dans ce cadre que le site a été approché pour couvrir le ''Makutano'', une rencontre annuelle entre Congolais évoluant au pays et dans la diaspora.

Par ailleurs, un des reporters, Pathy Nsimba, a même eu l'opportunité de couvrir au quotidien les négociations de la classe politique congolaise qui a abouti, le 31 décembre 2016, à l'Accord de la Saint Sylvestre, sous les auspices de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO).

DE 1.000 A 40.000 VISITES EN TROIS ANS

"Aujourd'hui, avoue Aimé Nzomveni, nous sommes contents de constater que, sur l'échiquier international, le discours sur la RDC est en train de changer. Bien auparavant, les personnes qui voulaient mieux être informées sur notre pays n'avaient d'autres choix que d'écouter Radio Farce Internationale (RFI) ou France 24, en se branchant également sur leurs sites respectifs".

"A ce jour, fait remarquer le promoteur de ''Kinshasa Times'', la donne est en train de changer : les Congolais commencent à parler du Congo, et les médias congolais commencent à avoir un certain crédit au sein de l'opinion internationale. Pour donc s'informer à l'étranger, on commence à accorder la parole aux médias congolais pour qu'ils éclairent le public sur les réalités de leur pays. Et c'est sur ces médias que se fonde de plus en plus l'étranger pour se faire une opinion sur le Congo".

La régularité de la diffusion des nouvelles sur www.kinshasatimes.cd, la pertinence des informations postées, la qualité du design… ont, à la longue, influé considérablement sur la hausse des visites. "De 1000 visites mensuelles initiales, le site enregistre à ce jour près de 40.000 visites le mois. Et la tendance est encore croissante", nous révèle Louison Yongo, le webmaster.

"LE JOURNALISME DE DEMAIN SE FERA PAR LE NUMERIQUE"

Tout n'est toutefois pas rose sur le parcours de ''Kinshasa Times''. Aux dires d'Aimé Zonveni, le financement du start up qu'il a créé pose encore problème. "Investir dans le numérique implique d'avoir une connexion internet fiable, souligne-t-il. On est appelé à entretenir régulièrement le site, à générer le visuel du média, à renouveler le nom du domaine, à payer le loyer, de même que le déplacement des journalistes qui vont récolter du contenu sur le terrain ainsi que leurs salaires à la fin du mois… Ce sont là des frais qui ne disparaissent pas à la fin du mois. Il faut donc impérativement trouver une source qui finance tout cela".

"Or, en RDC, nous vivons dans un contexte économique précaire, commente Aimé Zonveni. Jusque-là en effet, Kinshasatimes.cd n'est pas encore une opération rentable. Tout ce que je fais jusque-là, se limite à injecter des financements. Mais, pourquoi je continue à financer une telle entreprise ? C'est parce que je crois que l'avenir des médias est dans le numérique. Il n'y a pas d'autre alternative. Je suis profondément convaincu que le journalisme de demain se fera par le numérique. C'est juste une phase transitoire que nous connaissons aujourd'hui ! La preuve, c'est qu'on voit maintenant plusieurs journaux, chaines de radio et de télévision se doter d'un site internet qui relate leur contenu".

LES RAISONS D'OPTER POUR LE NUMERIQUE

Pourquoi avoir choisi de se lancer dans le numérique? Aimé Zonveni se dévoile : "Le monde aujourd'hui est digital. Il est en train de connaître des mutations profondes qui partent du numérique comme épicentre et qui affectent notre vie en général. Ce qui illustre mieux cette réalité, c'est le smartphone. Le téléphone numérique intelligent est, en fait, devenu notre compagnon de chaque instant".

"Face à ce constat, note le patron Kinshasa.times, j'ai réalisé que le Congo est à l'aube d'une révolution numérique. Et cette révolution apporte beaucoup d'opportunités. Particulièrement, la production du contenu informatif. Et donc pour moi, le moment était idoine pour lancer un média en ligne qui exploite cette opportunité face à l'explosion électronique. N'oublions pas qu'un média en ligne n'a pas de frontières physiques ! Le contenu peut être produit à Kinshasa, mais sa consommation se faire en tout endroit où il y a un terminal internet !"

"En deuxième lieu, explique-t-il, la raison de mon engagement dans l'univers numérique est bien patriotique. Je me suis demandé : ''Pourquoi toujours laisser aux médias étrangers l'exclusivité de la production sur l'information au Congo, alors que nous avons la possibilité de lancer des sites sur place et nous disposons même des compétences locales pour animer ce portail numérique ?''

"En troisième lieu, je réalise que le dynamisme relevé dans le secteur du numérique habite plus des jeunes qui sont nés, qui grandissent et qui vivent avec le smartphone. J'ai donc voulu capitaliser cet esprit qui est au cœur même de la révolution digitale, en me servant utilement de ces jeunes, nés après les années 80, pour animer le site bilingue que j'ai créé. J'ai trouvé qu'ils sont les mieux adaptés pour faire ce travail", fait-il remarquer.

"Et ce qui est formidable en eux, c'est que la plupart sont détenteurs d'un diplôme de licence en communication à l'IFASIC, l'école de référence dans la formation en journalisme. Ils savent tous ce que c'est un média en ligne et sont en mesure d'utiliser à bon escient les différentes applications fournies par le téléphone portable", conclut-il. Yves KALIKAT
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