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A SA DERNIERE PRISE DE PAROLE HIER AU PROCES
Kamerhe : "Ce n’est pas moi qu’on vise, c’est le Chef de l’Etat "
vendredi 12 juin 2020

* Le verdict du tribunal annoncé pour le 20 juin.

" Je ne suis pas choqué. Je ne suis pas surpris. Lors que j'ai senti la brutalité, l'acharnement avec lequel ma personne avait été traitée, je disais déjà à ma femme : la messe est dite. Mais en tant qu'homme d'Etat, j'accepte déjà ce qui va arriver. Pas plus tard que ce matin, quand elle venue, on a prié. Je lui ai dit que vous allez entendre 20 ans, 30 ans, 40 ans de prison…Préparez déjà les enfants moralement à ça parce que la vraie justice viendra de Dieu. Quand les juges ici s'écartent de la vraie justice, Dieu rétablit toujours l'innocent dans ses droits". Cest en ces termes que Vital Kamerhe introduit sa toute dernière prise de parole, à la dernière audience foraine hier, jeudi 11 juin à l'ex-Prison centrale de Makala, du procès de l'affaire opposant le Ministère public aux auteurs de détournements présumés des fonds débloqués pour le financement des travaux du Programme d'urgence des 100 premier jours du Président Félix Tshisekedi.

Ayant pris la parole après les différentes interventions de sa défense, Vital Kamerhe a déclaré à haute et intelligible voix que le procès des 100 jours est politique. Ce, avant de conclure : " Ce n'est pas moi qui suis attaqué. C'est le Président de la République. Forum des As publie ci-dessous, et de manière désintéressée, l'intégralité du verbatim de Vital Kamerhe, lors de ladite audience consacrée à la plaidoirie. Un décryptage de Grevisse KABREL

"Ici, j'ai entendu des choses qui n'ont rien à voir avec le procès. Tout se passe comme si on veut abattre toute la famille. Il ne faut pas oublier qu'il y a ce qu'on appelle la vindicte populaire. Ah, voilà ce voleur. Je m'adresse au Ministère public du Ministère public et des avocats de la République, des choses que vous ne maitrisez pas sur ma famille. Pour vous faire plaisir, même si cela ne m'a pas été demandé, d'abord je vous mets au défi parce que j'ai amené tous les relevés ici. Le compte commun que nous avons avec ma femme, c'est un compte qui sert uniquement pour le remboursement des crédits qu'Afriland Bank nous avait octroyé et j'avais prévenu le Président de la république avant de prendre ce crédit. Je lui avais dit : Monsieur le Président, ma femme a une maison à Bonneval en France. Moi je suis un Mushi et je ne peux pas dormir dans la maison de ma femme. Ce qui fait que quand je vais à Paris, ma femme est obligée de me suivre à l'hôtel et les enfants restent à la maison. Je voulais prendre un crédit parce que ma femme a un immeuble sur l'avenue Ouganda, juste à la barrière du Président Joseph Kabila, évalué à 4.500.000$us. Elle a un autre immeuble de six étages sur l'avenue GR ? et elle vient de vendre. D'ailleurs, on n'a pas encore tout payer. 1.700.000$US lui ont été réservés dernièrement. Alors, quand on entre dans des considérations de la vie privée des gens, il faut faire très attention. Cet immeuble enregistré sur les noms des enfants : Mpiana Daïda, Mpiana Soraya, Mpiana Junior et Kinwani Diam's. C'est vérifiable. Alors, je ne vois pas comment on doit venir dire ici, expliquer les choses qui n'ont rien à voir avec le procès. Quand l'avocat dit que j'ai financé la campagne de mon parti, mais j'ai vu les gens tiquer. Mais poser la question à mon parti. Combien de maisons j'ai vendues ici, à Bukavu pour totaliser ce montant-là ? Pour chaque candidat député national et provincial, c'est M. Vital Kamerhe, président national, qui a payé sa caution et donné un certain montant pour sa campagne. Et, sur la liste des députés nationaux, c'est 465 candidats et vous pouvez aller vérifier à la Commission électorale nationale indépendante.

ACCORD DE NAIROBIE

"Le Préident me pose la question : au fait, on n'a pas eu la Primature. Notre accord de Nairobi était, une fois Félix Tshisekedi élu Président de la République, Vital Kamerhe sera le Premier ministre. Et, le chef de l'Etat m'a demandé : comme on n'a pas eu la Primature, tu veux accepter le Directeur de cabinet ? Pourquoi pas, Monsieur le Président puisqu'on n'a pas un autre poste. Voilà comment j'ai été nommé Directeur de cabinet. Et, la discussion a eu lieu ave précision au 2ème niveau de Béatrice Hôtel et les témoins sont là pour le dire. Alors, il ne faut pas venir ici salir l'honneur de quelqu'un. Partout où je suis passé, à l'Assemblée nationale on gère des fonds secrets que j'avais transformés en mon temps en ce qu'on appelle 'Invisibles " et tous les députés le savent. J'ai multiplié par six, le salaire des cardes et agents de l'administration publique de l'Assemblée nationale. J'ai multiplié par trois, les émoluments des députés nationaux. J'ai donné le véhicule à chaque député, au Secrétaire général de l'Administration et aux directeurs de différentes directions. Je viens d'arriver à la Présidence. Posez la question aux conseillers, leur salaire est multiplié par trois. Quelqu'un a réagi pour me dire : " ah comment vous avez beaucoup d'argent comme ca au niveau de la Présidence ? Et, je lui ai répondu : " il ne faut pas avoir cet esprit de niveler par le bas. Partout où je passerai, je ferai du social. Je ne suis plus à la Présidence, vous pouvez aller poser la question. Puisque nous recevons deux fois par mois un montant de 400.000$US qu'on appelle Caisse de secours. Cet argent sert à la fois pour enterrer, soigner les agents du cabinet et les membres de leurs familles, les agents de l'administration et même la Garde républicaine. Y compris l'achat du carburant de la GR parce que le ministère des Finances, très souvent, ne paye pas ni le carburant de la GR. Combien de fois le général Sylvano Kasongo qui est de la Police nationale congolaise, n'est-il pas venu pour me dire : " Dircab il faut que tu nous aides. Vous nous avez confié une grande mission mais nous n'avons rien. Qu'est ce qu'on fait ?

"NE NOUS AMENEZ PAS A JUGER LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE"

Revenons à ce qu'i a été dit ici. On a parlé du communiqué de Monsieur Kamerhe. Non. Cest le communiqué du Président de la République. Et, c'est une pratique républicaine dans tous les pays du monde. Quand le Premier ministre tombe, le Gouvernement expédie les affaires courantes. Il ne peut plus poser des actes comme s'il était légitime. Non ! Juste les affaires courantes. Et là, c'est bien mentionné ici. Les cas exceptionnels seront soumis à l'autorité préalable de son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l'Exécutif. C'est en français.

On ne parle pas seulement des dépenses. Mais aussi du recrutement et mises en place parce que c'est au cours de ce moment suspect qu'on profite pour engager les membres de la famille, dilapider les biens de l'Etat et le peu d'argent qui reste dans la caisse. Ce qui fait que quand les nouveaux ministres arrivent, ils ne trouvent ni ordinateurs ni un peu d'argent dans les comptes. Ici, mon intérimaire vient d'écrire au mois d'avril, pendant que je suis en prison, donc ce n'est pas Kamerhe qui lui a demandé d'écrire, il le fait sur instruction du Président de la République pour instruire Mme la ministre de la Fonction publique, de surseoir ou de rapporter son Arrêté. Et, qu'est-ce qu'il dit au milieu : "L'instruction de la Haute hiérarchie toujours en vigueur, contenue dans le communiqué officiel De la Présidence de la République du 25 janvier 2019, relative à l'interdiction de procéder au mouvement du personnel de l'Administration publique… ". Ca c'est Kamerhe? C'est Eberand. C'est la fonction. Ce n'est même pas Eberand. C'est le Président de la République. Alors, ne nous amenez pas ici, à juger le Président de la république. Beaucoup de respect pour cette fonction qu'on commence à prendre à la légère.

Deuxième élément : on dit Monsieur Kamerhe, dans le cadre de différents marchés, avait déjà reçu de motivations, des contrats. Mais, Monsieur Kamerhe n'avait négocié aucun contrat Dans le cas de 57 millions de dollars qui sont mis en cause ici. Monsieur Jammal est là. Le premier contrat, je ne cesserai jamais de le répéter, c'est en avril 2018. Suis pas là. Ça c'est signé et paraphé par Sieur Bitakwira. Les prix sont déjà déterminés à ce moment-là. La maison type 2, c'est 35.000$US. Triplex, c'est 45.000$US. Et, c'est la facture qui est annexée au contrat fait partie intégrante du contrat. Et là en bas, c'est bien écrit : " Ces maisons préfabriquées seront livrées au gouvernement de la RD Congo CIF port de Matadi port de Dar-Es-Salam et port d'Angola selon le lieu de construction. Alors, quand nous parlons de dédouanement, des frais administratifs, les avocats l'ont dit avec beaucoup d'éloquence, M. Jeannot et ses avocats eux-mêmes l'ont dit, mais quand le Procureur est étonné ou l'Avocat de la république est étonné que je ne reconnaissais pas M. Jeannot, mais il sait au moins combien nous sommes au niveau de la Présidence. Prenons toute l'administration.

Nous sommes au nombre de combien ? Moi je crois qu'une bonne administration travaille par écrit. Je n'ai pas besoin de voir chaque agent individuellement. Sinon, j'exigerais à tout le monde de venir me voir avant de signer un document. C'est ça qui pourrait constituer effectivement que c'est mon petit de confiance. Mais il est là depuis l'AFDL. Il est nommé à ce post d'import-export en 2001. Et, on se pose la question. Il a toujours fait ce travail. Et ici, j'ai amené les documents de ce qu'il a toujours fait et de la même façon. Donc, quand Beya Nsiku écrit, il fait c'est bon. Quand Kamerhre écrit, il fait c'est mauvais. Non. ll y a quelque chose qui ne marche pas très bien.

"JE PROTEGEAIS LA FONCTION PRESIDENTIELLE"

Nous disons ici que nous sommes venus, et j'ai cru entendre ici que nos amis ont refusé finalement, et c'est la première fois, parce que je ne suis pas juriste, que pièce contre pièce ou pièce pour pièce, n'est pas une bonne chose. C'est donc éloquent. Ils ont cherché partout, puis que la première charge, c'est le détournement de deniers publics. Ca signifie en d'autres termes qu'avant que l'argent ne sorte, c'est Jammal et moi qui sommes allés dévaliser la Banque. Ou bien, c'est la Banque qui nous a remis ensemble. Puisque je ne comprends pas par quelle formule les deniers publics vont passer par mes mains. Puisque l'article 145 est clair. C'est un mandataire, un Commissaire aux comptes, un mandataire dans les sociétés d'économie mixte ou parastatal…tout cela est bien défini et de stricte interprétation. Moi, je ne suis pas juriste. Mais à force de diriger l'Assemblée nationale et fait beaucoup de cabinets ministériels, j'ai appris un peu de droit pour savoir me défendre aussi en cas de problème. Quand M. Bitakwira, puisque la question posée a été elle de savoir comment on est passé de 26 à 57 millions de dollars américains ? Mais la lettre de Bitakwira est là et il explique l'impact. Mais tout ça, vous refusez.

Quand on rentre dans ce qu'on peut appeler corréité c'est-à-dire je me suis entendu avec M. Jeannot pour qu'il me remette de l'argent, je voudrais vous dire ceci : Allez au ministère des Finances ou appelez n'importe quel ministre en ce moment, ou vous-mêmes vous le savez puis que vous êtes concernés, combien d'ordres de mission de magistrats, des ministres, des conseillers sont restés impayés au niveau du ministère des Finances. Ou bien le Procureur général fait ça exprès. Je ne comprends pas ou vous avez un régime spécial là-bas au niveau du pouvoir judiciaire le ministre des Finances a peur de vous ? Vous avez félicité le ministre des Finances qui a refusé de payer SAMIBO. Ca signifie que le même ministre des Finances a la possibilité de payer. Alors, nous voulons dire ceci : on a suivi beaucoup de choses et tout cela nous inquiète parce que les témoins sont passés ici et aucun d'entre eux, même ceux qui me détestent, n'a dit " Non, Kamerhe a pris l'argent. Tous disaient Kamerhe a été superviseur. Et comme moi je protégeais la fonction présidentielle, tout son prestige, c'est l'avocat qui vient de lire là où le Président de la République lui-même dit : " (…)Le programme dont je suis superviseur ". Et nous le faisons au nom du Président de la République. Mais avec chaque ministre sectoriel. Aujourd'hui, c'est l'affaire de Kamerhe. Kamerhe est ici et se pose toujours la question de savoir il est ici comment et pourquoi ? J'étais convaincu qu'aujourd'hui, on va finalement me présenter les pièces : Monsieur Kamerhe, sur les 57 millions de dollars américains, voici preuve à l'appui, ce que vous avez reçu. Monsieur Kamerhe, sur les 1.174.000$US de Monsieur Jeannot, voici votre part. On ne doit pas supposer. On doit présenter. Monsieur Kamerhe sur les plus de deux millions de dollars américains d'OSMAL, voici votre part. Mais ici on a dit qu'OSMAL a été créé précipitamment. Mais j'ai la lettre du directeur de Marché public ici. Il dit qu'il connait bien OSMAL avec une expérience depuis 1986. Mais alors on confond. Quand on fait la mutation pour entre dans l'OHADA, on considère que c'est ça la date de création de l'entreprise. Je ne suis pas là pour faire l'avocat de Monsieur Jammal. Mais je voudrais quand même ici, avant de clôturer, montrer une seule lettre, celle de KAR MODE qui écrit pour, parce que quand le procureur de la République a posé la question comment vous avez fait confiance à OSMAL, mais c'est Kar Mode qui écrit d'abord et ce Monsieur avait déjà commencé. Lorsque le Président de la république lui a parlé au Camp Tshatshi, il a commencé à préfinancer les maisons. Et aujourd'hui, 93 maisons sont construites. Et, dans la lettre, ils disent que 907 autres maisons se trouvent à Istanbul. Et donc, nous avons payé 2.115.000 $US et ca représente 3,7% de la facture. Mais la prestation représente déjà 30%. C'est ce qui avait été convenu. Ici, je voudrais également dire que nous ne sommes pas en train de faire le droit. Ce que j'ai entendu dire, c'est que nous sommes en train de faire la politique.

Laissez-moi vous dire que le Programme d'urgence des 100 premiers jours du Président de la République, c'est 132.000 enseignants Non payés, qui sont finalement payés par Félix Tshisekedi. C'est 300.000 Nouvelles unités en train d'être mécanisées. 5000 médecins, allez voir au ministère du Budget, progressivement en train d'être payés. Le salaire des enseignants est passé de 50 à 250 dollars américains pour permettre aux parents de ne plus payer. Et ceci, vous vous souviendrez, quand nous sommes allés au sacre du Mgr Fridolin cardinal Ambongo à Rome, celui-ci avait dit : Monsieur le Président c'est une bonne chose de d'appliquer la gratuité, mais il ne faudrait pas que la réforme vienne finalement tuer le système éducatif. Il a fait ses deux remarques et le Chef de l'Etat m'avait demandé de noter. C'est comme ça que nous avons engagé des discussions avec le coordonnateur des Ecoles conventionnées catholiques. Et au aujourd'hui, quand on lit la lettre du ministre du Budget, à l'intention du Président de la République, sur les modalités d'application de la gratuite de l'enseignement de base. Ce n'est pas Kamerhe qui a signé. Plutôt Henri Yav, ministre des Finances, Pierre Kangudia, ministre d'Etat en charge du Budget et Emery Okundji, ministre de l'Enseignement primaire et secondaire ai. Et donc tout ca, Kamerhe travaillait dans l'opacité.

"UN PROCES POLITIQUE"

J'ai dit aussi que ce procès était politique. Pourquoi, parce qu'au moment où nous parlons, nous avons 132 écoles construites dans le cadre des 100 jours. Nous avons 42 Centres de santé dont 32 équipés dans le cadre de ce Programme. Nous avons remis l'eau à Kitona parce que depuis dix ans, les militaires n'avaient d'eau. Nous avons remis de l'eau au camp Kokolo et maintenant le Chef de l'Etat pense à donner 2000 maisons aux militaires et 1000 maisons aux policiers, vous estimez que le Président de la république qui avait promis de faire du social des militaires et des policiers sa priorité, c'est une mauvaise chose ? Moi suis étonné. Donc je voudrais conclure en disant ceci : " On n'a pas pu démontrer ici, par ce que c'est en direct à la Télévision, par une pièce irréfutable, le détournement des deniers publics par Monsieur Vital Kamerhe. On n'a pas pu démontrer ici, d'ailleurs je n'avais même pas envie de parler, parce que Jammal lui-même en a parlé, Il ne m'a jamais rien remis. On n'a pas non plus pu démontrer ici la corréité avec Monsieur Jeannot parce qu'il ous présenté toutes ses pièces, le comptable a parlé et je me demande si le Ministère public avait fermé les oreilles quand le comptable a parlé. Parce que le Comptable a reconnu avoir reçu une décharge et au retour, Jeannot est venu me remettre les pièces justificatives. Alors, le pose la question : Au niveau de la corruption, vous supposez qu'on m'a corrompu parce que Shangalume est mon cousin ? Non, Monsieur le Président. Donc aujourd'hui s'il y a un membre de votre famille ici à Makala, alors automatiquement on doit vous amener aussi à Makala ? Comme je sui là, on devrait en principe amener aussi mes enfants, comme votre papa est un voleur, donc vous êtres tous des voleurs. Mais le pénal c'est individuel. C'est un père de famille. Il a sa femme et ses enfants et il est présumé innocent. On a essayé de le torturer à gauche et à droite…citez le nom de Kamerhe… Et il a dit : " Je vais citer un innocent ? ". Le papa ici a aussi été soumis à beaucoup d'interrogatoires. Citer Kemerhe…Le procès est aussi politique pourquoi, parce que quand nous découvrons qu'il y a plus de 35 ponts qui n'avaient pas été placés alors qu'ils avaient déjà été placés, on découvre qu'il y a 24 bacs on les pose, et on fait 2000Km de route battue, le DG de l'Office de route est arrêté. Quand on accélère les travaux de saut-de-mouton et on fait l'avenue du Commerce, on bétonne Bokasa, on crée une nouvelle avenue à Kinsuka, on bétonne une partie de l'avenue du Tourisme, l'avenue de l'Université, il n'y a plus de Mabulu Manzengele…C'est finit ces histoire-là. C'appartient au passé.

On fait l'avenue Kulumba, Pelende à Tshangu…on dit Non. Si on laisse ces gens à cette allure, avec seulement 222 millions de dollars américains sortis du Trésor public, 17.000 millions US de Fonds de promotion de l'industrie et 27 de FONER ou l'inverse, j'ai le tableau ici, on dit Non, ça c'est la valeur d'u seul ouvrage dans le passé. Je ne veux pas engager de polémique ici. Donc, j'aurais voulu que nos magistrats qui sont très regardants, puis que la République n'est pas née d'aujourd'hui, on a eu la Zaïrianisation, l'Objectif 80, on a eu quantité de promesses…mais celui-ci arrive et il commence. Et la pratique de 100 jours…j'ai vu les 100 jours du Président Trump, ce n'est pas terminé et il a expliqué pourquoi…j'ai vu les 100 jours du Président Macron, les 100 jours de Giscard D'Estaing, les 100 jours de Mitterrand…Les 100 jours est une pratique désormais connue des Présidents du Ghana et du Sénégal. Allez sur l'internet et vous verrez tout cela. Mais qui conçoit ça et sous la direction de qui ? Mais le Chef de l'Etat n'est pas n'importe qui pour venir s'asseoir avec des gens. C'est son Directeur de cabinet. Et il le fait sur base justement de l'article 6 de l'0rdonnance portant organisation et fonctionnement du cabinet du Chef de l'Etat qui dit clairement, dans ses alinéas que " le Directeur de cabinet est chargé de liaison et de correspondre avec toutes les institutions au nom du Président de la République. Donc ici, l'inconstitutionnalité qui a été soulevée par mes avocats, parce que nous n'avons pas bénéficié de tout notre temps pour nous défendre, nous pensons que vous allez accéder à notre demande pour un procès aussi sérieux, nous pensions que ca pouvait prendre deux ou trois jours.

D'Outre-mer, ca pouvait même prendre deux mois. Et donc, je peux même accepter de rester deux mois ici en prison mais plutôt que d'expédier les affaires, avec peut-être une sentence qui est déjà prononcée d'avance. Alors, nous aurons inutilement perdu du temps. Question du Juge : Monsieur Kamerhe, est-ce que vous mesurez l'importance de ce que vous dites ? Réponse de Kamerhe : Mais je l'ai dit au conditionnel. Pour conclure, je demande au Tribunal de constater mon innocence de tout ce qui a été dit ici. Ni l'Avocat de la République ni le Ministère public ni les différents intervenants de tout à l'heure…personne n'a pu démontrer la culpabilité de Monsieur Vital Kamerhe. C'est quand même dommage, tout en vous remerciant, en disant que Awa, eza nde likambu ya Mboka. Panu, malu wa Ditunga. Awa, yo kele mambu ya insi na betu. Apa ni mambu ya Inchi. Ce n'est pas moi qui suis attaqué, c'est le Président de la République. Je vous remercie. "
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