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Les préalables indispensables au programme national de relance agricole
mardi 23 juin 2020

Le monde est confronté à la pandémie de coronavirus qui a fragilisé et paralysé tous les secteurs vitaux de la vie. C'est ainsi que le confinement a porté un coup dur surtout à l'agriculture.

L'insécurité alimentaire et la malnutrition lorgnaient déjà notre monde suite aux inondations, à la sécheresse, aux tremblements de terre, les perturbations climatiques… qui ont dévasté plusieurs millions d'hectares de champs agricoles. Comment les nations devraient se préparer pour surmonter cette crise alimentaire qui sera plus dramatique que les victimes de la covid19?

SOLUTION AGRICOLE A LA COVID-19

DEUTERONOME 14.22:Tu lèveras la dîme de tout ce que produira ta semence, de ce que rapportera ton champ chaque année. 23 Et tu mangeras devant l'Éternel, ton Dieu, dans le lieu qu'il choisira pour y faire résider son nom, la dîme de ton blé, de ton moût et de ton huile, et les premiers-nés de ton gros et de ton menu bétail, afin que tu apprennes à craindre toujours l'Éternel, ton Dieu.

Esaïe 58.7 nous recommande :

"Partage ton pain avec celui qui a faim, Et fais entrer dans ta maison les malheureux sans asile";

Le pain est un processus agricole. Un travail de sacrifice, d'abnégation, de compassion, de joie, de douleur.

La dime est l'impôt de 10% que Dieu exige d'un travail, surtout agricole. Cette dime est partagée avec celui qui a faim, qui est dans le dénuement. La faim est un besoin et non un désir.

Les théories économiques basées surtout sur les théories de Keynes de la consommation, qui sert de sous bassement à plusieurs politiques socioéconomiques des nations et de différentes organisations nationales et internationales.

Cette consommation ne dépend pas de la production. C'est ainsi que les nations ont augmenté leur endettement qui sera payé par la génération future.

Les aides consistent à maintenir le plus souvent les bénéficiaires dans un état de dépendance chronique et non de se prendre en charge. Monseigneur Fridolin Ambongo l'a relevé récemment lors de la réception des dons de la délégation européenne.

COTE D'IVOIRE. Les Présidents Houphouët Boigny et Laurent Gbagbo ont obligé tous les ivoiriens, fonctionnaires et autres, d'avoir un champ agricole dans leurs villages. Le CAMEROUN. BURKINA FASO, MALI, SENEGAL, TOGO veulent la politique agricole qui permet à ces pays une certaine autonomie alimentaire.

Le secteur agricole (toute sa chaine) est exempt de toute taxe et tracasserie. Les gouvernements prennent toujours des mesures pour mieux encadrer ce secteur.

RDC. Le gouvernement vient de lancer une nouvelle fois une autre politique pour soutenir le secteur agricole. Le Programme National de Relance Agricole (PNRA). Nous saluons cette initiative. Mais la production locale actuelle pourrait être amplement suffisante.

Mais sa réussite n'est possible qu'à certaines conditions :

1. La restauration de la vertu et de la compassion. La terre a besoin de compassion et d'amour. Elle ne doit pas être exploitée, mais préservée, entretenue… La plus grande erreur dans ces programmes est de croire que tout commence par l'argent. Il suffit de financer, d'injecter de l'argent pour que le développement se réalise. On ne tire pas les conséquences du passé.

2. Les nombreuses tracasseries. Avant tout financement, il faudrait que le gouvernement mette fin à toute forme de tracasserie sur les produits agricoles. Les nombreuses taxes et impôts qui découragent tous les producteurs.

Un ami qui avait une ferme de 18.000 poules a dû tout abattre suite aux nombreuses tracasseries. Tout véhicule, bateau, frêt… des productions nationales devraient être exemptées. Les frais induits dans les chargements, déchargements ne peuvent pas encourager les investisseurs.

3.L'utopie des financements extérieurs. En effet, avec la crise de covid19 et les nombreuses faillites des nations et leurs déficits budgétaires, nous nous demandons par quels mécanismes nous financerons ce projet de 4 milliards USD en trois ans. Selon Mme Wivine Landu du Conseil Economique Social que nous écouterons la semaine prochaine dans le domaine agricole.

4. Encadrement des paysans et surtout des femmes qui occupent une place importante dans ce secteur. Dans notre budget, l'agriculture 10%, la santé 5.7%

5. Bien définir les besoins des communautés de base, les conditions liées à l'obtention de ces financements devraient être à la portée des paysans. Le gouvernement devrait intégrer ou remettre certains fonds à certaines communautés religieuses, aux autorités coutumières crédibles ayant un impact réel dans les différents secteurs et qui connaissent les besoins des paysans, des maraichers,…

6. Le renforcement des capacités managériales et techniques de tous les professionnels du secteur. Mama Dodo Diomi Nsukami, qui a suivi la formation sur la culture dans les sacs, a fait un exposé magistral de cette culture aux autorités du pays au marché des femmes du secteur agricole de la FEC à la Fikin.

7. La collaboration étroite avec les autorités coutumières. A cet effet, le gouvernement devrait se repentir de l'appropriation sauvage, aliénation des espaces vitaux, et expropriation brutale des terres. (Lire : Lettre ouverte aux détenteurs des droits de jouissance des terres coutumières sur les cessions illicites des espaces vitaux de l'expert Ndungidi Mukiandi Francis)

8. Encadrement de nos pharmaciens. En effet, dans les échanges et les publications de certains de nos pharmaciens : Tondele, Mubuala Lundu José (Vieux Kelly de Los Nikelos) du laboratoire KM et ONG santé et développement, Jérôme Muniangi, Batangu… Ils sont nombreux qui valorisent nos plantes médicinales en collaboration avec nos tradipraticiens.

9. La réhabilitation des routes de desserte agricole. La restauration des cantonniers en collaboration avec les autorités locales.

Voici notre contribution dans ce programme national de relance économique. Nous voulons une économie dynamique pour notre bien-être collectif.
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