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TORDANT LE COUP AU MENSONGE DE SES DETRACTEURS
Minaku : "Je n’ai jamais été radié de la magistrature"
jeudi 25 juin 2020

Co-auteur de trois propositions de loi sur le lien entre le Gouvernement et le Parquer, sous examen à l’Assemblée nationale, Aubin Minaku est cet homme à abattre pour les partisans du parti au pouvoir. Mardi 23 et hier mercredi, ces derniers ont fait parler la rue pour s’opposer au vote desdites propositions de loi.

Dans cette croisade au parfum de la manipulation et de l’intox, le nom d’Aubin Minaku est cité parmi les 315 magistrats extirpés de la Magistrature du pays par feu M’zee Laurent-Désiré Kabila. « Minaku est l’un des juges chassés de la Magistrature par M’Zee », distillent sur les réseaux sociaux, les auteurs de la croisade contre l’ancien président de l’Assemblée nationale de la dernière législature (2011-2018).

Serein, l’intéressé tord cependant, le cou au mensonge de ses détracteurs, considérant qu’il s’agit d’une campagne de diffamation motivée par une haine injustifiée. « Je n’ai jamais été radié de la Magistrature. C’est plutôt moi-même, en âme et conscience, qui avais pris la décision de partir de la Magistrature pour le Barreau», déclare Aubin Minaku joint par les médias.

Sans trop décliner son Curriculum vitae à ceux qui le vilipendent, Aubin Minaku rappelle toutefois qu’il a été, pendant huit ans, soit de 1990 à 1998, le premier substitut du procureur de la République près le Parquet de grande instance de Kinshasa-Matete. A l’heure et à l’ère de Nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC), où le net tient lieu de bibliothèque en ligne, le site d’information Wikipedia renseigne que dès 1998, l’ancien secrétaire général n’avait jamais connu de moment de chômage. Bien au contraire. Aubin Minaku a fait le tour de plusieurs cabinets ministériels en qualité de conseiller, avant d’exercer la même fonction au cabinet du Chef De l’Etat honoraire, Joseph Kabila.

Chef de travaux à la faculté de Droit de l’université de Kinshasa en 2002, Aubin Minaku est depuis 2017, Professeur associé à l’Unikin, après une soutenance publique d’une thèse de doctorat intitulée : «A la recherche d’un mécanisme efficient de poursuite et de répression des crimes internationaux perpétrés en RD Congo ».

Bien avant cela, l’histoire encore récente de la politique du pays renseigne qu’en 2005, le co-auteur des trois propositions de loi, sous examen à la Représentation nationale, a été membre de l’équipe de campagne électorale du Président honoraire Joseph Kabila. Elu député national en 2006, Aubin Minaku a réédité le même exploit en 2011 dans son fief d’Idiofa. En 2015, il est élu pour un mandat de deux ans, président de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF). Ce, après avoir exercé, en 2013, la fonction de vice-président de cette même organisation internationale.

Pour davantage, tordre le cou au mensonge de ses détracteurs cousu avec un fil blanc, Aubin Minaku rappelle qu’il compte parmi les précurseurs du « combat » en faveur de la réhabilitation des 315 magistrats que feu M’Zee avait autrefois radiés de la Magistrature.

QUID DU TRAVAIL D’UN DEPUTE

A la suite des événements de ces derniers jours, d’aucuns s’interrogent sur le travail d’un député national. Pour plusieurs observateurs, ces manifestations de rue traduisent à tous égards, l’ignorance manifeste du rôle classique d’un parlementaire. A savoir la législation et le contrôle parlementaire. En ce qui concerne particulièrement le volet législatif, on souligne que le travail d’un député national ne se limite pas qu’au vote de lois. Mais aussi, à l’initiative de textes réglementaires. Autrement dit, un membre de la chambre basse ou du sénat, est fondé à initier une proposition de loi à soumettre à la plénière.

Par rapport à ce qui se passe actuellement, certains Kinois, à bras raccourcis, se demandent pourquoi Aubin Minaku n’avait pas proposé cette loi, au moment où il fut Président de la Chambre basse. Ceux qui posent cette question pourraient avoir raison. Une chose reste cependant sûre. En tant que chef de corps, l’ancien speaker de la Chambre de la dernière législature, ne pouvait pas prendre une telle initiative, de peur d’être à la fois juge et partie. Autrement dit, son statut de Président de l’Assemblée nationale risquerait d’influencer l’examen de ladite proposition.

Tout bien considéré, la RD Congo comptée parmi les pays dont les économies sont lourdement touchées à la suite de la pandémie de Covid-19, mérite mieux que des manifs de rue qui n’apportent rien à la crise actuelle. Si aux yeux de ces instigateurs visibles et non apparents, cette agitation (partisane?) est un remède, alors cette thérapie aura été plus nocive que le mal qu’elle entend combattre. Un mauvais signal envoyé aux investisseurs potentiels étrangers. L’argent a peur des bruits, dit-on. Grevisse KABREL

Témoignage d'un membre du cabinet de Mwenze Kongolo, ministre de la Justice à l'époque des faits

Moi je n'y comprends rien quand les gens écrivent ça sur les réseaux sociaux. Lorsque j'étais au cabinet Mwenze Kongolo à la Justice, Me John fut notre Dircab. Il était venu avec Aubin de Lubumbashi où ils avaient une ONG de défense des droits de l'homme. Aubin était chargé de la cellule d'études et des droits de l'homme avec une fille Rund déjà décédée. Quand la Commission présidée par feu le Prof. Azama Lama fut mise en place, avec en son sein le Prof Kisaka Kya Ngoy (Secrétaire Permanent du CSM, déjà décédé) et le Haut Magistrat Emmanuel Lusambo, Aubin fut présent et je crois même membre. C'est moi qui avais fait publier dans la presse écrite, la liste des 315 magistrats radiés de la Magistrature. Si Aubin avait été sur ladite liste, ça devait faire du bruit au cabinet.

Pour être plus précis, quand Aubin Minaku est nommé au cabinet Mwenze Kongolo qui était Politique, il avait sollicité une mise en détachement qu'il avait obtenue de la Magistrature. C'est en 2006 qu'il entre au Barreau et prête serment comme Avocat en 2008 au Barreau de Kinshasa/Matete. Dans le secteur de la Justice, une personne révoquée de la Magistrature est frappée d'indignité et ne pouvait en aucun cas se retrouver au Barreau.

J'ai encore en mémoire le fameux Décret n°144 du 6 novembre 1998 portant révocation de 315 Magistrats qui peut être disponible au Journal officiel. Je pense que les gens ont seulement la mauvaise foi.
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