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RAPPORT « DES SANCTIONS, MINES DE RIEN »
Afriland First Bank porte plainte contre Global Witness et PPLAAF pour « pratiques de corruption »
vendredi 3 juillet 2020

« Vol, abus de confiance, chantage, corruption privée, dénonciation calomnieuse, recel, violation du secret bancaire, faux et usage de faux et circonstances aggravantes de bande organisée ». C’est pour ces neuf infractions que les avocats d’Afriland First Bank Congo ont saisi le 1er juillet 2020, le procureur de la République près le Tribunal judiciaire de Paris contre Global Witness et PPLAAF et leurs collaborateurs. La défense accuse ces deux organisations internationales d’avoir publié une enquête contre Dan Gertler, hommes d’affaires israélien, sous sanctions américaines, sur des documents volés à la banque et falsifiés afin de l’incriminer.

Pour les avocats d’Afriland First Bank, le rapport publié dernièrement par Global Witness, intitulé « Des sanctions, mines de rien », est tissé de documents et fichiers volés en son sein et falsifiés par deux anciens employés de la banque en échange d’avantages provenant probablement de PPLAAF (Plateforme française de protection de lanceurs d’alerte en Afrique) en complicité avec Global Witness.

Dans sa plainte déposée au Tribunal judiciaire de Paris, la défense d'Afriland Fisrt Bank Congo a détaillé, charge par charge, les neuf infractions qui constituent sa plainte.

FALSIFICATIONS, VOLS…

Les avocats de la banque commerciale relèvent d’abord la fausse signature d’Alain Mukanda que les deux ONG accusent d’avoir déposé 1 million de dollars américains en liquide sur un compte à Afriland First Bank le 12 avril 2018. Cependant, l’intéressé nie avoir déposé, transféré ni vu ces documents falsifiés. En effet, l’ancien employé n’était pas en RDC en cette date-là. Les avocats précisent donc que cela prouve une fois de plus la falsification des fichiers bancaires volés.

Dans leur plainte, les avocats évoquent le cas des départs quasi concomitants des deux anciens employés d’Afriland First Bank. D’abord, Koko Lobanga Gradi. Ancien chef de mission d’audit interne à la banque, il était placé en arrêt de travail pour 14 jours le 28 février 2018 jusqu’au 14 mars 2018. Sans nouvelle de lui à l’issue de cet arrêt, la banque l’a mis en demeure de reprendre son poste le 19 mars 2018.

L’employeur sera surpris de recevoir de son employé une lettre datée du 9 mars 2018, mais reçue le 20 mars 2018, l’informant de sa démission de son poste de travail, prétextant qu’ill séjournait à l’étranger pour des soins. « Son compte Twitter laissait apparaitre des consultations régulières de celui de la PPLAAF », précise la plainte.

Le second employé est Malela Navy, contrôleur permanent au sein de cette banque privée à Kinshasa. Selon les avocats, cette fonction lui permettait d’accéder à l’ensemble des comptes clients et aux systèmes d’information de la banque, sans aucune restriction.

La banque va s’apercevoir de la disparition de fichiers de manière concomitante à son départ le 20 février 2020, mais dont la banque a pris acte le 24 février 2020. C’est sans succès que l’employeur va tenter de le contacter car il avait précipitamment quitté le pays avec sa famille.

DETOURNEMENTS

Dans leur plainte, les avocats révèlent qu’à l’issue d’une enquête interne de la banque, il était établi que Malela Navy participait probablement à des faits de détournement frauduleux au préjudice des clients de la banque. Et vu la proximité des anciens banquiers, le départ précipité de ce dernier - qui s’était opéré presque de la même manière que celui de Koko Lobanga Gradi en mars 2018 - qui coïncidait avec la disparition des fichiers, , « de forts soupçons s’orientent vers eux. »

PRATIQUES DE CORRUPTION

En outre, les avocats ont enrichi leur plainte avec quatre attestations/témoignages passés devant notaire en RDC en provenance des représentants d’ONG. Ces documents montrent tous « la manière dont l’enquêtrice sénior de Global Witness, madame Carina Tertsakian, proposait de verser de l’argent (des pots de vins) pour reprendre les expressions utilisées) aux agents de l’administration locale afin d’obtenir des documents administratif et commerciaux en RDC concernant un client de la banque ».

Selon ces témoignages, Global Witness a fait des propositions financières aux ONG locales pour les aider à recoller des informations de nature confidentielle concernant un client d’Afriland First Banque Congo. Les avocats ajoutent qu’au nom de Global Witness, Carina Tertsakian proposait également de gratifier des employés de la banque. C’est sans doute des pratiques de corruption.

CHANTAGE

Les avocats révèlent encore que leur cliente a reçu des menaces claires des deux ONG. Ces dernières ont, dans un courrier, menacé de porter atteinte à l’honneur et à la considération de la banque elle-même si des secrets notamment bancaires ne sont pas révélés à Global Witness et PPLAAF. Elles poussaient la banque « à violer son obligation de confidentialité et de secret en remettant aux deux associations des informations précises relatives à des comptes et détenteurs de comptes, personnes physiques et morale, le rapport sera publié en l’état la concernant ». Pour les avocats, « Le chantage est donc tout particulièrement consommé. »

En conclusion, la défense d’Afriland First Bank Congo remet en cause la véracité des accusations mises à charge de sa cliente. Ces accusations affirment, selon les deux ONG, que six millions de dollars américains (en espèces) ont été déposés en trois tranches distinctes le 8 mars 2018 sur le compte d’une entreprise proche de l’homme d’affaire israélien Dan Gertler.

Dans leur rapport intitulé « Des sanctions, mines de rien » et rendu public tout dernièrement, Global Witness et PPLAAF accusent le milliardaire d’essayer d’échapper aux sanctions américaines dont il fait l’objet depuis 2017 grâce à un réseau de blanchiment d’argent présumé.

Les démêlées judiciaires contre les deux ONG internationales et leurs complices ne s’arrêtent pas là. A en croire une source proche du dossier, Afriland First Bank envisage de déposer dans les tout prochaines heures une plainte auprès des instances judiciaires contre les complices de ces actes de falsifications. Kléber KUNGU
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