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60 ans après l’indépendance : rappel historique sur le Congo belge
mardi 7 juillet 2020

A. De Léopold II, Roi des Belges, à 1885

Tout commença vers les années 1880 lorsque Léopold II, Roi des belges convoqua le journaliste explorateur anglais Henry Morton Stanley et l’envoya dans la région située à l’embouchure du Congo pour y fonder des postes commerciaux. La région devint ainsi la propriété privée du Roi Léopold II. Mais, craignant la convoitise des autres puissances occidentales, Léopold II les invita à s’associer à lui. Ainsi les impérialistes occidentaux, avec leur complexe de supériorité et leur discours de grande civilisation, guidés par leur instinct et leur hargne de dominer le monde, décidèrent en 1885 à Berlin de se partager l’Afrique, tel un gâteau, et d’en jouir à leur guise. Tout en sablant et sabrant la coupe de Champagne, ils dessinèrent un Etat au cœur de l’Afrique et proclamèrent son indépendance.

Voilà la naissance de l’Etat indépendant du Congo (EIC), reconnu comme propriété personnelle de Léopold II ; mais le bassin dit « conventionnel » devint une zone dite de libre-échange et de libre navigation. Autrement dit, ce territoire devint en principe ouvert à tous. Alors, les impérialistes se donnèrent l’indépendance de l’exploiter à leur gré, l’indépendance de toute forme de législation et l’indépendance de n’avoir pas de compte à rendre à qui que ce soit.

Que pouvaient bien faire et dire les autochtones, les véritables propriétaires de cet Etat Indépendant? Leurs terres venaient d’être ainsi aliénées et ouvertes aux désirs et aux soifs d’exploitation de toute sorte. Ils venaient ainsi de passer du statut d’hommes libres à celui d’esclaves; leurs identités et leurs âmes venaient d’être disloquées, leurs terres confisquées à leur issu, devenaient des terres dépendantes du bon plaisir d’une organisation criminelle dont ils devraient désormais nourrir les appétits avec sang et sueur. Grâce à la mafia les Etats occidentaux venaient de s’attribuer tes titres de propriété sur des terres, des hommes, des femmes, des enfants et des animaux de cet Etat.

Après, sur l’initiative malicieuse de Léopold II, l’Etat indépendant du Congo, est mué en Association Internationale du Congo (AIC) et Léopold II, le Visionnaire, est chargé de la gestion de sa destinée. Alors, si l’esclavage proprement dit était aboli, Léopold II le remplaça par d’autres servitudes, aussi inhumaines : le travail forcé, l’obligation faite aux villages de fournir vivres et porteurs ; la répression et la mise au pas souvent violente des autorités traditionnelles. Quant à la liberté de commerce, à la conférence de Berlin en 1885, elle ne se traduira jamais réellement dans les faits : Léopold II instaura le système « domanial » par lequel toutes terres non cultivées sont considérées comme « vacantes » et deviennent par conséquent propriété de l’Etat, c’est-à-dire de Léopold II qui, seul, a donc le droit d’exercer les opérations commerciales.

B. De 1908 à 1960

En 1908, précisément le 15 novembre, Léopold II cède l’immense Etat du Congo à la Belgique, un pays qui n’était alors lui-même indépendant que depuis 85 ans ! Est-ce la Fin des humiliations subies par les Congolais ? NON et Monsieur LUMUMBA ne dira jamais assez que « entre la liberté et l’esclavage, il n’y a pas de compromis ».

En effet, en dépit de tous les mécanismes mis en œuvre pour perpétuer la domination et l’asservissement du peuple congolais, celui-ci accula la puissance coloniale jusqu’à signer l’Acte de l’indépendance le 30 juin 1960. LUMUMBA dira que cette indépendance n’est pas tombée comme un don du ciel ; elle avait plutôt un prix, celui du sang du peuple congolais.

De la chicote du colon à là chicote de nos propres compatriotes

A l'accession de notre pays a l'indépendance, lorsque Monsieur Van Bilsen avait déclaré qu'avant l'indépendance égale après l'Indépendance, les congolais avaient, avec raison, protesté. Mais aujourd'hui 60 ans après, cette indépendance, le sort du congolais s'avère pire qu'avant indépendance.

La situation s'est tellement empirée qu'un dignitaire du régime Mobutu avait même dit : " Bokoliana bino na bino ". Effectivement les congolais se " mangent " au propre comme au figuré. Ils ne cessent de se mettre des crocs en jambes. Ceux qui émergent empêchent les autres de les rejoindre; et ceux-ci tirent ceux-là vers le bas. Le pays et les hommes tournent en rond ; 60 après aucun progrès. Il y a peu de temps, un Président de la CENI s'est permis de dire, parlant des résultats des élections : "Bokolela na munoko ya mboka ". Et, effectivement, à la proclamation des résultats de différentes élections, les congolais ne cessent de pleurer.

Ainsi donc, après la chicote du colon, le congolais subit la chicote de son propre compatriote sur le plan physique et moral. Il faut voir la hargne avec laquelle le policier donne des coups sur son compatriote. Rendez-vous dans des lieux de détention des services de sécurité. Voyez comment certaines autorités détournent le salaire des fonctionnaires, des enseignants, qu'elles laissent plusieurs années sans aucune rémunération ! Les dirigeants semblent sadiques et cyniques.

Quant aux relations avec la colonie, au lieu que la dépendance cède la place au partenariat et à la convivialité, la RDC demeure toujours soumise à la volonté politique du colon d'hier. Le choix des Dirigeants est dicté par l'Europe, l'Amérique et voire même certains pays africains ! 60 ans après, nos architectes, nos artistes, nos médecins et autres experts sont laissés pour compte au profit des étrangers. Les biens mal acquis des Dirigeants du pays sont gérés par les étrangers qui leur servent de prête-noms.

60 ans après l'indépendance, la presse nationale est marginalisée au profit de la presse étrangère à laquelle les Dirigeants réservent la primeur des grands événements. Si la presse officielle qui accompagne le pouvoir n'a pas de matériel ni de véhicule de reportage en plus du fait qu'elle est mal rémunérée, la presse privée n'est pas subventionnée par l'Etat. Ses journalistes sont des éternels temporaires sans aucun contrat avec leurs employeurs !

Dans le secteur de l'éducation, il y a un véritable génocide intellectuel. D'une part, beaucoup de diplômes de l'école secondaire et de l'enseignement supérieur et universitaire n'ont pas de niveau de connaissances requises, d'autre part, les diplômés bien formés ne peuvent pas accéder à l'emploi et à la promotion sans l'appui d'un Dirigeant politique. Le militantisme ne s'est substitué à la compétence et à l'expertise. Ce qui fait que beaucoup de jeunes ne trouvent plus l'importance des études. Par ailleurs, l'enseignant est démotivé parce que mal ou pas rémunéré. L'examen d'Etat est à la charge des parents qui doivent payer une pléthore inutile des surveillants envoyés par le Ministère de l'EPST! Nous suggérons que le Gouvernement finance l'organisation de l'examen d'Etat et que la surveillance soit assurée par l'école au lieu des personnes étrangères qui traumatisent inutilement les élèves.

Sur le plan culturel que le musée national et le palais de la culture en construction soient bien gères et que les industries culturelles et les maisons d'édition ainsi que les salles de spectacles soient construites dans notre pays qui est une grande mosaïque culturelle pour l'Afrique et le monde. Que le statut de l'artiste soit vite adopté.

L'administration est détruite. Toutes ses prérogatives sont accaparées par les cabinets ministériels. Les Secrétaires Généraux sont devenus des simples exécutants de la volonté de la Présidence, de la Primature et des Ministères. Aujourd'hui, le Ministère de la Fonction publique veut faire une main basse sur la caisse de solidarité des agents de la Fonction publique !

60 ans après l'indépendance, que l'élite intellectuelle et les Dirigeants politiques congolais prennent conscience que le développement et l'émergence dépendent des congolais et non des étrangers. Que la bonne gouvernance et l'amour du prochain guide leur conduite. Personne ne dispose tout ni ne manque tout. Nous sommes et demeurons toujours complémentaires.

Chacun pour tous, Dieu pour tous et tous pour tous.

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