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FAIBLESSES DE L’ECONOMIE NATIONALE
La BCC propose une discipline budgétaire pour faire face aux financements monétaires de déficits
lundi 13 juillet 2020

"La crise sanitaire qui a perturbé les économies mondiales a fait que ces économies puissent connaitre une contraction de moins 4 %", a fait savoir le gouverneur de la Banque Centrale du Congo, lors de la sixième réunion du Comité de politique monétaire du vendredi 10 juillet.

Déogratias Mutombo Mwana Nyembo a souligné que les épisodes d'instabilité ont toujours été provoqués par des déficits importants des finances publiques. Les quels alimentent l'expansion monétaire sans contrepartie du côté de la production des biens et des services sur le marché. Cette situation, a-t-il fait remarquer, accroît la demande des biens et services parce que la liquidité augmente mais les biens et services n'augmentent pas.

Cela conduit à la réduction de la base d'imposition fiscale. Cependant, l'autorité monétaire est convaincue que pour éviter cette situation des faiblesses, il faut une discipline budgétaire pour mettre fin aux financements monétaires des déficits. Et cela se traduit par la hausse de prix et la dépréciation monétaire.

Pendant ce temps, l'activité monétaire se contracte, cela signifie que le revenu national diminue cela conduit à la réduction de la base d'imposition fiscale.

Pour atténuer les effets de crise, le gouvernement a pris une série de mesures urgentes. " Nous avons constaté qu'il y a baisse sensible de devises sur le marché. Nous avons mis tout en œuvre pour maîtriser la circulation monétaire", a rassuré Déogratias Mutombo.

L'économie congolaise présente des faiblesses structurelles depuis longtemps, a mentionné l'autorité monétaire qui a souligné que c'est une économie vulnérable aux chocs extérieurs. Une économie dont la consommation intérieure est essentiellement couverte par les importations qui ont des coûts qui peuvent dégrader la balance commerciale, a-t-il expliqué.

Une économie, a poursuivi le numéro 1 de la BCC, affectée par la faible mobilisation des recettes publiques. Une économie qui a le taux de collecte fiscale le plus bas, inférieur à 7% alors que la moyenne en Afrique est de minimum 20 %. Il est difficile dans cette situation d'investir quand on n'arrive pas à mobiliser les recettes. Mathy Musau

COMMUNIQUE

Le Comité de Politique Monétaire a tenu, ce vendredi 10 juillet 2020, sa sixième réunion ordinaire de l'année, sous la présidence de Monsieur Deogratias MUTOMBO MWANA NYEMBO, Gouverneur de la Banque Centrale du Congo.

Comme à l'accoutumée, le CPM a passé en revue l'évolution de la conjoncture extérieure et intérieure et analysé les facteurs de risque à court terme susceptibles d'affecter négativement l'économie nationale avant de décider sur l'orientation adéquate des instruments de la politique monétaire.

Il s'en est dégagé ce qui suit :

Au plan extérieur,

Le Comité a relevé les incertitudes grandissantes qui entourent la trajectoire de la pandémie de la Covid-19, dans un contexte où les autorités redoutent une nouvelle vague de contamination plus importante. Cette situation a contribué à plomber les perspectives de croissance aussi bien mondiales que régionales.

Les dernières projections de croissance mondiale, publiées au mois de juin dernier par la Banque mondiale, l'OCDE et le FMI renseignent une contraction de l'activité économique mondiale en 2020, respectivement de -5,2 %, -6,0 % et -4,9 %. Ces contractions sont plus sévères que celles anticipées initialement, en raison des mesures d'endiguement adoptées par les autorités publiques.

Une tendance analogue devrait s'observer aussi bien dans les économies avancées qu'émergentes et en développement, sous l'effet des perturbations importantes sur l'offre et la demande intérieure, le commerce et les marchés financiers. La pandémie à covid-19 a eu des effets néfastes sur le bien-être de la population, accentuant ainsi les inégalités de revenu et annihilant les progrès réalisés antérieurement.

Toutefois, une reprise est possible à partir de l'année prochaine, avec un taux de croissance pouvant dépasser 5,0 %, selon les prévisions FMI, si les dirigeants prennent des mesures rapides, adéquates, cohérentes et concertées pour apporter les réponses à la crise sanitaire et économique. Aussi, les gouvernements devraient veiller à ce que leur système de santé dispose des moyens suffisants. Le renforcement de la coopération multilatérale serait indispensable principalement dans les pays confrontés à des crises sanitaires et à des déficits de financement extérieur.

En ce qui concerne les cours mondiaux des matières premières, ceux du cuivre et du pétrole ont évolué autour d'une moyenne mensuelle de USD 5.710,32 la tonne métrique et USD 40,67 le baril, soit des hausses mensuelles respectives de 9,20 % et 24,83 %. Par contre celui du cobalt a enregistré une baisse de 1,11 %, d'un mois à l'autre, s'établissant à USD 29.170,45 la tonne métrique en moyenne.

Au plan intérieur,

Les estimations de croissance, sur base des réalisations de production à fin mars 2020, tablent sur une contraction plus sévère du PIB à -2,4 % contre -1,9 % prévue initialement. Pour ce qui est du baromètre de conjoncture, les chefs d'entreprises demeurent pessimistes quant à l'évolution de la conjoncture économique à court terme, attesté par un solde brut d'opinions de -22,3 % au mois de juin contre -25,7% en mai 2020.

Sur le marché des biens et services, un rythme élevé de formation des prix intérieurs a été observé au mois de juin, attesté par une inflation mensuelle de 2,55 % contre 2,30 % au mois de mai et seulement 0,35 % à la période correspondante de 2019. Cette situation a porté l'inflation en cumulée annuelle à 8,99 % et en glissement annuel à 11,65 %. Pour rappel, l'objectif d'inflation à moyen terme poursuivi par la BCC reste à 7,0 %.

S'agissant des finances publiques, l'exécution des opérations financières de l'Etat au mois de juin s'est clôturée par un déficit de 115,3 milliards de CDF. Ce déficit a été couvert par les émissions nettes des bons du Trésor à hauteur de 11,7 milliards, la différence provenant des ressources tirées de l'appui budgétaire du FMI.

En ce qui concerne le marché des changes, il subsiste une tendance à la persistance des tensions sur les deux segments. En effet, à fin juin 2020, le cours indicatif s'est situé à 1.906,76 CDF le dollar américain et le cours parallèle à 1.977,50 CDF, soit des dépréciations mensuelles de 4,45 % et 2,34 %. Au 09 juillet, le cours indicatif s'est établi à 1925,77 CDF le dollar, enregistrant une dépréciation de 1,0% par rapport à fin juin. En ce qui concerne les réserves de change, elles ont connu une baisse mensuelle de 43,65 millions de USD pour se situer à 879,47 millions de USD, à fin juin, niveau correspondant à 3,3 semaines d'importations de biens et services sur ressources propres.

Ainsi donc, face à l'accentuation des pressions sur le marché de change, la BCC a décidé d'utiliser tous les instruments de politique monétaire et de change pour stabiliser le cadre macroéconomique. Par ailleurs, la Banque Centrale exhorte le Gouvernement à poursuivre avec la gestion des dépenses publiques sur base caisse, en vue de contribuer significativement au retour à la stabilité sur le marché de change et par ricochet, sur celui des biens et services.
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