Dernière minute :

Le réveil d’un revenant
mardi 14 juillet 2020

A la suite de Joseph Staline -homme fort de l'ex-URSS - face au Pape Pie XI, on pouvait se demander non sans pertinence : l'Opposition rd congolaise, combien de divisions ? Par où est-elle passée ? Qui l'incarne à Kinshasa où l'UDPS alterne les vocations et les rôles?

Depuis hier, ces questions ne sont plus sans réponses. L'Opposition est bel et bien là. Elle a battu le pavé dans la partie la plus emblématique de la contestation dans la capitale. A savoir, la Tshangu. Du monde sur le boulevard Lumumba depuis la célèbre Place Pascal.

A la tête de la longue procession, un homme. Jean-Pierre Bemba. Le même. Le miraculé de Scheveningen à La Haye. Celui que l'on donnait pour has been. C'est tout simplement le réveil du revenant.

A Kinshasa, l'opposition a désormais un visage. Seul de quatre patrons de Lamuka présent dans la capitale, le leader du MLC s'est trouvé au bon endroit et au bon moment. La politique est une question de flair. Savoir sentir de bons coups et foncer. Ce risque-là, Jean-Pierre Bemba l'a pris. Même si la marche Lamuka était interdite en raison de l'état d'urgence sanitaire. N'empêche. Kin la braillarde a retrouvé son "Igwe".

Pour sûr, la séquence d'hier ne sera pas sans conséquence sur la hiérarchisation de fait au sein de Lamuka. Du moins dans la capitale. Ce qui n'est pas anodin. Car, en raison du jacobinisme bien zaïro-congolais, il n'y a pas meilleure vitrine que Kinshasa.

Ce n'est pas tout. Le retour à la zorro de Lamuka dans la rue kinoise signifie que l'espace de l'opposition est à nouveau occupé. Il faudra donc compter avec cette autre rue qui s'est exprimée hier. En attendant que d'autres forces politiques marquent aussi leur territoire.

Il en va de la scène politique comme du pays. Celui-ci étant à l'image de celui-là : pluriel. Et ce, depuis 1960. Aucun parti, aucun regroupement politique, n'a le monopole de la représentativité populaire. Les différents résultats électoraux ante et post indépendance attestent de la complexité du pays réel. L'ancrage dans les masses, dans cette majorité silencieuse ayant des ressorts plus sociologiques que politiques. Encore moins idéologiques. José NAWEJ
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