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L’AN 1 DU GOUVERNEMENT ILUNGA
Jolino Makelele dresse un bilan positif sur fond de Covid-19
jeudi 27 août 2020

* "L'enseignement de base a été effectivement rendu gratuit, sur l'ensemble du pays", se félicite le porte-parole du Gouvernement.

Le 20 mai 2019, Sylvestre Ilunga Ilunkamba était nommé Premier ministre par le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Le 26 août, il publiait l'ensemble de son équipe. Un an plus tard, le Cabinet Ilunga Ilunkamba a-t-il tenu ses promesses ? Oui, si l’on en croit David-Jolino Diwampovesa Makelele Ma-Mu Zingi.

Le ministre d’Etat, ministre de la Communication et Médias, a présenté hier mercredi 26 août, une communication relative au bilan de la première année du Gouvernement Ilunga Ilunkamba. Depuis un an, l’Exécutif met en œuvre les engagements pris devant les Congolais à l'occasion de l’investiture par la représentation nationale.

Assisté de quelques-uns de ses collègues, Jolino Makelele a présenté devant la presse les actions que le Gouvernement Ilunkamba a réalisées depuis son entrée en fonction.

De la lutte contre la corruption et des droits de l’homme à la diplomatie et coopération internationale en passant par la construction des centres de santé et la réhabilitation des voiries, David-Jolino Makelele estime que le bilan du Gouvernement est positif.

Il n’ignore pas non plus l’immensité de la tâche qui reste à accomplir. La pandémie de coronavirus n’a pas non plus facilité la tâche au Gouvernement. Makelele fait remarquer que plusieurs réalisations ont été faites en dépit de certaines difficultés rencontrées.

« Malgré la grave crise sanitaire et la situation sécuritaire à l’Est de la RDC, le gouvernement peut se féliciter des promesses réalisées dont la plus grande est la gratuité de l’Enseignement », a déclaré le Porte-parole du Gouvernement.

Le ministre de la Communication et Médias salue les avancées dans le secteur de la justice laquelle, dans un passé récent, était favorable « au plus offrant». « Si hier nous assistions à une justice du plus offrant et que les procès et jugements se négociaient comme aux enchères, aujourd’hui, l’appareil de justice de notre pays devient de plus en plus le bouclier contre les antivaleurs et autres comportements déviants, même si tout n’est pas encore parfait dans sa pratique », argumente-t-il. D’après le ministre d’Etat, l’appareil judiciaire est en train de retrouver ses lettres de noblesse, cela grâce entre autres, à la lutte contre la corruption, le cheval de bataille du Chef de l’Etat.

« La lutte acharnée est désormais engagée contre la corruption, la concussion et la délinquance fiscale. Ainsi donc, à l’instar des autres auxiliaires de la justice, l’Inspection générale des finances, sur instruction du chef de l’Etat, est déterminée à faire aboutir les audits auprès de certaines structures de l’Etat soupçonnées de mégestion. L’Inspection générale des finances est déterminée à en finir avec les compensations fantaisistes et exonérations douanières qui plombent les finances publiques. Elles seront annulées, et suivies des pénalités conséquentes », indique Makelele.

Autre réalisation, selon le porte-parole du Gouvernement, le retour de la RDC sur le plan diplomatique.

« Aujourd’hui, la République Démocratique du Congo est de retour sur la scène internationale. La voix de la RD Congo est de nouveau entendue et il n’est plus question de parler des affaires du Congo sans le Congo, ni de compter sur le potentiel du Congo sans les Congolais et sans en payer les prix, notamment dans le domaine de l’environnement ou encore de l’énergie ».

Au-delà des acquis de cette première année du Gouvernement Ilunga Ilunkamba, Makelele note qu’il y a encore des défis énormes à relever. « La paix n’est pas encore totale, les besoins sociaux de base ne sont pas entièrement satisfaits, le chômage est encore endémique, la stabilité de notre monnaie reste encore une quête », rappelle-t-il.

Conscient de l’impact du climat politique sur celui des affaires, Jolino Makelele appelle chaque congolais individuellement à « veiller à l’image de notre pays pour ne pas brouiller le message du Gouvernement aux investisseurs. »

Lire ci-contre, l’intégralité de la communication du Porte-parole du Gouvernement. Didier KEBONGO

POINT DE PRESSE DU MINISTRE D'ÉTAT, MINISTRE DE LA COMMUNICATION ET MÉDIAS SUR L'AN 1 DU GOUVERNEMENT Kinshasa, le 26 août 2020

Mesdames et Messieurs de la Presse ;

26 août 2019 - 26 août 2020, le Gouvernement de la République Démocratique du Congo vient d'accomplir une année. C'est sans doute très peu, mais suffisant pour s'en féliciter et rendre grâce à Dieu.

En effet, en raison du contexte politique quelque peu surréaliste de sa naissance et des difficultés inhérentes au caractère inédit de l'expérience d'une coalition entre des forces politiques hier farouchement opposées devenues alliées, plusieurs observateurs et analystes politiques ne donnaient que très peu de chance, sinon l'espérance de vie d'un mort-né à ce Gouvernement.

À cela est venue s'ajouter une pandémie mondiale dont les effets collatéraux ont compliqué davantage la mise en œuvre de sa feuille de route.

C'est pourquoi, il est juste et honnête de saluer avant tout le sang-froid du peuple congolais, les stratégies politiques des Autorités morales et autres leaders qui incarnent les structures composant ce Gouvernement ainsi que la maturité de l'ensemble de la classe politique congolaise.

Malgré divers accros parfois nourris ou téléguidés par des adeptes du chaos; en dépit d'une certaine propagande haineuse bien huilée, œuvre des officines tant internes qu'externes, sans oublier les graves conséquences sociales et économiques de la Covid-19, le bateau a certes tangué, parfois très fort, mais n'a jamais coulé. Ce qui est un exploit.

Mesdames et Messieurs de la Presse,

Les anniversaires ont toujours été l'occasion de faire le point, de jeter un regard rétrospectif sur le chemin parcouru afin de dégager, après évaluation, les éléments nécessaires pour consolider les acquis, améliorer les faiblesses constatées et dessiner des nouvelles perspectives.

Après une année aux affaires, au-delà d'honorer la mémoire et le sacrifice des combattants tombés au front pour assurer notre paix et de rendre hommage à nos leaders politiques, en l'occurrence le Président de la République et Chef de l'Etat Felix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et Son prédécesseur Joseph Kabila Kabange, l'heure est venue de dresser le bilan, de rendre compte et de questionner certaines de nos attitudes, habitudes et pratiques politiques dans la consolidation ou non de la démocratie dans notre pays.

Au terme de ces 12 mois d'exercice, que doit-on retenir? Que peut-on mettre à l'actif du Gouvernement conduit par Son Excellence Monsieur le Premier Ministre, le Professeur Ilunga Ilunkamba face aux impatiences légitimes du peuple congolais et à la suite des promesses faites devant les représentants du peuple lors de son discours de politique générale à l'occasion de l'investiture de son équipe ?

Mesdames et Messieurs de la Presse,

Il vous souviendra que lors de son discours d'investiture, le Chef de l'Etat a décliné sa vision qui peut se résumer dans l'instauration effective d'un État de droit qui mette le citoyen congolais au centre de son action dans notre pays. D'où le slogan : "le peuple d'abord".

À la suite de ce cap fixé par le Président de la République et dans le but de matérialiser Sa vision, le Premier Ministre a mis sur pieds un tableau de bord schématisé par la feuille de route du Gouvernement à travers 15 piliers.

Aujourd'hui, malgré divers obstacles de parcours dont les défis sécuritaires qui perdurent à l'Est du pays; malgré la grave crise socio-économique induite par la pandémie du coronavirus et la résurgence de la maladie à virus Ebola à l'Equateur, le Gouvernement peut se féliciter d'avoir pu donner corps à certaines promesses dont la plus emblématique demeure la gratuité de l'enseignement primaire.

Par ailleurs, grâce à la volonté politique imprimée par le Chef de l'Etat, les jalons d'un véritable État de droit ont été posés, des victoires diplomatiques ont été engrangées, la justice est désormais opérationnelle et diverses infrastructures ont été réhabilitées sinon construites. Enfin, le Gouvernement a pu éviter l'implosion du cadre macro-économique alors que tous les ingrédients étaient largement réunis.

Pour mieux rendre compte des actions significatives du Gouvernement au cours de cette première année de son exercice, je voudrais ici en dresser un tableau non exhaustif certes, mais suffisamment didactique en passant en revue divers secteurs.

Permettez-moi néanmoins de souligner avant tout, un autre fait inédit: la tenue régulière des réunions du Conseil des Ministres, tous les vendredis.

I. : S'agissant des travaux de 100 jours initiés par le Chef de l'Etat

L'exécution du programme du Gouvernement a été impactée par les travaux de 100 jours dont les réalisations concrètes sont les suivantes:

1) Secteur de la santé :

- construction de 42 centres de Santé sur toute l'étendue de la République ;

- réhabilitation des hôpitaux du Camp Tshatshi, Kokolo et Lufungula;

- acquisition des équipements sanitaires pour 32 Centres de Santé ;

- reconstruction en R + 1 d'un pavillon de la Clinique de Ngaliema détruit par incendie ;

- acquisition de 12 containers de médicaments pour les 26 Provinces.

2) Secteur de l'éducation :

- parachèvement de 153 écoles inscrites dans le programme de construction de 1.000 écoles du programme Matata;

- construction de 11 nouvelles écoles ;

- prise en charge de l'effectivité de la gratuité scolaire.

3) Secteur des Infrastructures routières :

- suppression des bourbiers et remise en état de praticabilité des routes sur un linéaire de 2.830 Km, et ce, dans toutes les 26 Provinces de la RDC ;

- asphaltage de la route Boma-Moanda, et Lufu - Songololo ;

- réhabilitation et réparation de 18 bacs ;

- réhabilitation de 32 ponts dont Lubunga, Lubuya (Haut-Uélé), Embo (axe routier Nyanya- Isiro), Ingende et Boende,… ;

- commande de 30 ponts via l'Office de route.

4) Secteur Voirie urbaine (Kinshasa) :

- Réhabilitation et asphaltage des avenues des Universités ; de la Foire de Kinshasa ; Saio ; Force Publique ; Kasa-Vubu ; Kabambare ; Pelende ; Kulumba;

Tabu-Ley ; Kutu ; Mai-Ndombe ; Kabinda; de l'Ecole ; du Commerce ; Luambo Makiadi (ex-Bokasa) ; accès Motel Fikin ; Orphelinat (ex - Sablière);…

- poursuite des travaux de 7 sauts-de-mouton.

5) Autres activités réalisées :

- réhabilitation de la prison de Makala ;

- réhabilitation de la ferme Lukelenge à Mbuji-Mayi ;

- acquisition des cages flottantes pour l'aquaculture sur le Lac Kivu (production des poissons tilapias) ;

- adduction d'eau au campus de Kinshasa et au Camp Kokolo ;

- mise en service du poste Haut-tension de Kimbanseke ;

- déploiement de 60 Cabines moyenne tension à Kinshasa ;

- pose d'un transformateur de 100 Méga Volt Ampère (MVA) à Likasi et de 10 MVA à Inkisi;

- Commande des équipements pour la réhabilitation de la Centrale Hydro-électrique dans le Tanganyika ;

- Plusieurs puits de forage et fontaine d'eau mis à la disposition des populations de Kikwit, Kitona, Mbuji-Mayi et Kananga ;

- réhabilitation des homes universitaires du Campus de Kinshasa ;

- la parachèvement des travaux de construction de 48 centres de santé ;

- la réhabilitation de l'hôpital provincial de référence du Haut-Katanga (Hôpital Jason Sendwe) ;

- la construction de l'entrepôt régional basé à Kisangani pour la conservation et l'approvisionnement des vaccins, intrants et autres produits médicaux de la partie Est du pays.

II. Sur les plans Politique, Défense et Sécurité

Le premier pilier du Programme gouvernemental est celui relatif à la pacification du pays ainsi qu'à la promotion de la réconciliation, de la cohésion et de l'unité nationale. Ainsi que le disait Son Excellence Monsieur le Premier Ministre dans son discours programme, " Nul n'ignore que la force d'une Nation repose avant tout sur la communion de cœurs et d'esprits et le vouloir-vivre ensemble, qui en constituent le socle sans lequel le cap vers l'émergence pour un Congo fort et prospère ne sera qu'un leurre ".

Aujourd'hui une année après, la coalition CACH-FCC se consolide davantage autour des questions d'intérêt national, et ce en dépit des tensions compréhensibles qui peuvent exister entre différentes sensibilités.

La coalition demeure unie autour d'un idéal commun afin de consolider la cohésion nationale, selon la vision du Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi qui, avait encore affirmé au mois de juillet dernier que l'heure n'est pas à la rupture entre le FCC et le CACH. On en veut pour preuve la recomposition du comité de suivi FCC-CACH dans le seul but d'insuffler un vent nouveau dans les échanges.

En ce qui concerne le domaine sécuritaire, beaucoup de choses ont été accomplies, notamment la réorganisation de l'armée, de la police nationale et d'autres services de sécurité. Et grâce au réchauffement des relations avec les Etats-Unis d'Amérique, la coopération militaire entre nos deux pays, y compris la formation des officiers FARDC, a été relancée après plusieurs années de tensions.

Sur le terrain, nos forces de défense et de sécurité multiplient les efforts pour éradiquer les groupes armés qui écument encore la partie Est du pays. A ce jour l'on dénombre plusieurs cas de reddition notamment dans le camp des miliciens CODECO, Maï-Maï Malaika, Maï-Maï NDC-R/ " Aile Gilbert BWIRA ", FRPI.

A Beni, un Etat-major avancé a été installé conformément à la promesse du Chef de l'Etat, avec nos meilleurs officiers, pour combattre les ADF-MTM. Aussi, il a été procédé au changement de tout le commandement de la zone opérationnelle et à la formation d'une Brigade d'intervention rapide et des forces spéciales qui se trouvent actuellement déployées dans cette partie du territoire.

A cela s'ajoutent d'autres stratégies encourageant le dialogue intercommunautaire ainsi que la responsabilisation d'anciens miliciens qui ont accepté de jouer les bons offices pour inviter les autres rebelles à déposer les armes. Tous les moyens ont donc été mis en œuvre pour vaincre l'ennemi.

La détermination du Gouvernement à éradiquer ces forces négatives reste intacte avec l'appui de l'ensemble de la Nation et de la MONUSCO.

C'est dans cette optique que le Chef de l'Etat qui a condamné fermement les menaces proférées à l'endroit du Docteur Mukwege, prix Nobel de la paix, en raison de sa dénonciation des massacres de Kipupu, a appelé le peuple congolais à rester vigilant.

III. Sur les plans de la justice, de la lutte contre la corruption et des droits de l'homme

La justice est entrain de retrouver ses lettres de noblesse dans notre pays avec l'avènement d'un Etat de droit tel que consacré dans notre Constitution, et affirme dorénavant son indépendance avec jalousie.

Si hier nous assistions à une justice du plus offrant et que les procès et jugements se négociaient comme aux enchères, aujourd'hui l'appareil judiciaire de notre pays devient de plus en plus le bouclier de la société contre les antivaleurs et autres comportements déviants même si, tout n'est pas encore parfait dans sa pratique.

Une lutte acharnée est désormais engagée contre la corruption, la concussion et la délinquance fiscale.

Ainsi donc, à l'instar des autres services auxiliaires de la Justice, l'Inspection Générale des Finances, sur instruction du Chef de l'Etat, est déterminée à faire aboutir les audits enclenchés auprès de certaines structures de l'Etat soupçonnées de mégestion.

L'Inspection Générale des Finances est déterminée à en finir avec les compensations fantaisistes et autres exonérations fiscales et douanières injustifiées qui plombent nos finances publiques. Elles seront annulées, suivies des pénalités conséquentes à imposer aux bénéficiaires indus.

Pour ce qui est du respect des libertés fondamentales et des droits de l'homme, le pays a désormais fière allure. Non seulement que les services de sécurité et de renseignements ont été humanisés, les libertés fondamentales se déclinent aisément dans notre pays et les manifestations publiques ne sont plus brimées.

C'est le cas de la série de manifestations des partis politiques, toutes tendances confondues, au mois de juillet dernier, mais également du meeting populaire tenu plus récemment par deux opposants qui faisaient leur retour au pays.

Bref, plus personne n'est arrêtée à cause de ses opinions. Autant souligner également que la RDC qui ne figurait plus sur la liste des pays africains éligibles à un statut de partenaire commercial privilégié avec les Etats-Unis, parce qu'elle n'accomplissait pas des progrès nécessaires pour répondre aux critères de l'AGOA, est aujourd'hui en passe d'y revenir.

A ce jour, sous le leadership du Président de la République, la RDC a fourni des efforts considérables en matière de démocratie. Des mesures prises dans ce secteur constituent des réponses positives aux demandes de la communauté internationale, remédiant ainsi à la situation qui avait justifié son exclusion.

Au nombre de ces avancées démocratiques qui cimentent l'instauration d'un véritable Etat de droit en RDC, l'on peut citer :

- l'ouverture de l'espace médiatique à toutes les tendances politiques ;

- la mise en place d'un dispositif efficace de lutte contre la traite des êtres humains, se dotant même d'une agence nationale de prévention et de lutte contre ce phénomène ;

- la poursuite de la lutte contre les antivaleurs notamment par la mise en place et l'opérationnalisation effective d'une agence nationale de prévention et de lutte contre la corruption ;

- la réaffirmation par la RDC de son engagement à la tolérance-zéro en matière de recrutement forcé des enfants au sein des FARDC et le fait que notre pays n'apporte aucun soutien aux groupes armés non étatiques qui perpétuent notamment l'enrôlement des enfants dits " enfants-soldats ";

- l'élaboration d'une stratégie d'inspection du travail à l'échelle du pays qui renforce le rôle de l'inspection du travail, garantit les travailleurs dans l'exercice de leurs droits fondamentaux et œuvre à l'élimination des pires formes de travail des enfants, en particulier dans le secteur minier artisanal ;

- l'humanisation et le désengorgement des prisons ;

- la création d'un fond d'indemnisation des victimes de violences, parallèlement à l'implémentation des mécanismes de justice transitionnelle.

" Pour ce qui est de la liberté de la presse, il faut noter que grâce à la vision du Président de la République qui veut faire de la presse un véritable quatrième pouvoir, l'on constate une baisse sensible du nombre d'entraves à la liberté de l'information, des cas de censure, tel que la fermeture des médias ou encore des confiscations des matériels des journalistes. Si quelques exactions sont signalées ici et là, cela fait partie des incidents isolés qui ne peuvent en rien démentir les progrès réalisés.

En toute hypothèse, l'Etat entend protéger le libre exercice de la profession journalistique tel que j'ai eu à le confirmer à l'occasion d'échanges des vœux de l'an 2020.

C'est pourquoi d'ailleurs, le Gouvernement appelle de tous ses vœux la tenue urgente des Etats Généraux de la presse qui permettront notamment de revisiter la loi sur l'exercice de la liberté de la presse.

IV. Sur le plan de la diplomatie et de la coopération internationale

La République Démocratique du Congo affiche désormais son ambition à réoccuper la place qui lui revient dans le concert des nations et à réhabiliter son image de marque.

Plusieurs actions ont été initiées à cet effet par le Chef de l'Etat lui-même, puis par le Gouvernement, dans le cadre du réchauffement de nos relations avec nos partenaires traditionnels mais aussi par la consolidation des liens avec des nouveaux partenaires.

Aujourd'hui, la République Démocratique du Congo est de retour sur la scène internationale. La voix de la RD Congo est de nouveau entendue et il n'est plus question de parler des affaires du Congo sans le Congo ni de compter sur le potentiel du Congo sans les Congolais et sans en payer le prix, notamment dans les domaines de l'environnement ou encore de l'énergie.

Même si des esprits malveillants ont glosé sur les voyages présidentiels, il n'en demeure pas moins vrai que les retombées sont là : notre politique de bon voisinage se raffermit davantage et les victoires diplomatiques de la RDC sont plus que palpables au point que l'année prochaine, notre pays assumera la présidence de l'Union africaine.

La diplomatie agissante du Gouvernement sous l'impulsion du Chef de l'Etat a donc permis de redorer l'image de notre pays ; de consolider les relations avec nos voisins;

de reprendre le programme avec les institutions de Bretton Woods ; de relancer notre partenariat stratégique avec les Etats-Unis d'Amérique ; de redynamiser la coopération avec les pays de l'Union européenne, mais aussi avec la Russie et les pays asiatiques, notamment avec Israël.

En août 2019, le Chef de l'Etat a fait une facilitation commune avec le Président Joao Lourenço de l'Angola, pour régler le conflit qui couvait entre le Rwanda et l'Ouganda.

La République Démocratique du Congo est également véritablement de retour au sein des organisations sous-régionales, et se met à jour avec ses cotisations. C'est le cas avec la Communauté Economique des États d'Afrique Centrale (CEEAC) avec laquelle une harmonisation est intervenue après la paie de près de 90% des arriérés.

Il faut également noter la normalisation de nos relations avec l'Union Européenne à travers la réouverture de la maison Schengen.

L'amélioration des conditions de vie et de travail dans nos représentations à l'extérieur est en cours.

V. Sur le plan économique, de l'agriculture, du développement durable et Petites et Moyennes Entreprises

Cette première année a été marquée par un contexte économique peu favorable tant au plan interne qu'externe dû à plusieurs causes, dont principalement la pandémie de Covid-19.

Il faut néanmoins relever globalement des changements importants de la Politique Budgétaire depuis l'avènement du nouveau gouvernement. Dans cette lignée, les discussions engagées avec les Institutions de Bretton Woods, notamment le FMI, ont abouti à la conclusion d'un accord ad référendum sur la mise en œuvre du Programme de Référence autrement dit Programme-Test.

La RDC a ainsi eu l'opportunité d'accéder à l'octroi de diverses facilités au titre d'appuis budgétaire, auprès desdites institutions.

Par ailleurs, lors du sommet Russie-Afrique, à Sotchi, le 24 octobre 2019, le Chef de l'Etat avait affirmé avoir fait le choix d'un modèle de développement qui consacre le primat de l'agriculture sur les mines explicitant sa maxime " la revanche du sol sur le sous-sol ". En effet, la République Démocratique du Congo, dispose de 80 millions d'hectares de terres arables, dont seulement 10% sont cultivées à ce jour.

C'est pourquoi, le Gouvernement Central a disponibilisé des fonds entre autres, pour renforcer les capacités opérationnelles du Service National, créer les Zones Economiques Agricoles Spéciales (ZEAS), relancer certains parcs Agro industriels notamment BUKANGA LONZO dont la mégestion semble établie.

S'agissant des routes de desserte agricole, le Premier Ministre a procédé récemment, au lancement officiel des travaux de leur entretien permanents par le cantonnage manuel. Ces travaux concernent 26.000 Km en raison de 1.000 Km par province.

C'est là le sens de la visite d'une délégation gouvernementale conduite récemment par le Premier Ministre dans la province du Kwango.

En matière monétaire, le Gouvernement poursuit ses efforts afin de stabiliser la monnaie nationale.

Après les interventions de la BCC dans les secteurs bancaires et monétaires, l'Exécutif central a davantage rationalisé les dépenses publiques.

Parmi les mesures prises par le Gouvernement à ce sujet, on peut relever:

- l'interdiction du recours aux avances de la Banque Centrale du Congo pour financer les déficits budgétaires de l'Etat ;

- la politique monétaire et de change à travers le resserrement de la liquidité, le refus de financement et d'achat des devises ;

- la coordination des politiques à travers la signature du pacte de stabilité entre les Ministres du Budget, des Finances et la Banque Centrale dans le but de rationaliser les dépenses publiques.

Par ailleurs, le Gouvernement travaille à la création d'une nouvelle classe moyenne congolaise par l'encouragement des Petites et Moyennes Entreprises.

Plusieurs projets sont en cours. Il s'agit entre autres de l'application de la loi sur la sous-traitance et la mise sur pied de l'Autorité de Régulation en la matière.

La finalité de cette politique est de donner aux nationaux l'accès à un secteur jusque-là pris en otage par les expatriés. Dans le même ordre d'idée, le Gouvernement a réactivé les dispositions légales qui interdisent le petit commerce aux étrangers.

VI. Sur le plan des mines, de l'énergie et des hydrocarbures

Parmi les principales réalisations dans le secteur minier, on note :

- La vulgarisation et l'application intégrale de la loi minière ;

- l'assainissement du secteur de l'activité artisanale par la lutte contre la fraude minière et les activités illicites ;

- la promotion du secteur pour son développement ;

- l'opérationnalisation de l'entreprise générale du Cobalt, " EGC " en sigle Dans le secteur de l'énergie, il convient de relever qu'il s'est tenu le lundi 22 juin 2020, par vidéoconférence, la Conférence panafricaine sur le projet Grand Inga et l'hydroélectricité en RDC.

Plus concrètement, l'on retiendra à l'actif du Gouvernement dans le cadre des " travaux de 100 jours " en matière d'énergie :

- l'inauguration de la centrale Solaire SNEL SA de Manono (1MW) et son réseau de distribution associé ;

- la mise en service de la Centrale Solaire NURU SARL de Goma (1,3 MW) ;

- le lancement des travaux effectifs de construction des lignes de transport associées à la Centrale hydroélectrique de KAKOBOLA ;

- la remise en service du Groupe n°8 de la centrale hydroélectrique d'Inga II après réhabilitation ;

- La remise en service de la Centrale hydroélectrique de Mobayi ;

- le lancement des travaux de construction de l'usine d'eau potable de Lemba Imbu ;

- le lancement des travaux de construction de l'usine d'eau potable de l'Ozone ;

- la mise en service des installations de production et de distribution d'eau à Manono ; - la nomination des autorités de régulations de l'électricité ;

- lancement par le Chef de l'Etat des travaux de construction d'une centrale solaire d'une capacité totale de 1.000 Mw appelée à contribuer à l'approvisionnement en énergie supplémentaire du réseau national.

Dans le domaine des hydrocarbures, le Gouvernement s'est employé à une relecture de tous les contrats et protocoles d'accord signés pour leur meilleure évaluation et mise en œuvre. On notera déjà à son actif la publication de la nouvelle structure des prix des produits pétroliers depuis le 07 mai 2020, avec comme fait marquant la baisse du prix des carburants à la pompe de l'ordre de 10%.

VII. Sur le plan de l'éducation, de l'emploi et de l'insertion sociale

Consécutivement à la vision du Chef de l'Etat de placer l'homme au centre de toute action, l'enseignement de base a été effectivement rendu gratuit, sur l'ensemble du pays le Chef de l'Etat concrétisant ainsi un prescrit de la Constitution jamais mis en œuvre. Grâce à cette politique, le Gouvernement a rendu du pouvoir d'achat aux parents d'élèves. De même le secteur a pu récupérer 4 millions d'enfants non scolarisés. Il faut souligner que, tous les enseignants du secteur public sont entièrement pris en charge par l'Etat avec l'application effective d'un premier palier de 250 dollars américains, qui ira croissant dans les prochains jours. C'est un grand défi que le Gouvernement entend relever, en dépit de ses maigres ressources.

Pour ce qui est de l'emploi, on retiendra comme principales réalisations:

- la promotion du travail et de l'entreprenariat ;

- la programmation de l'effectivité du 3ème palier du Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti " SMIG ", sur toute l'étendue du territoire national ;

- la mise en place d'un mécanisme de contrôle du fonctionnement des services privés de placement sur les conditions de traitement de la main d'œuvre placée dans les entreprises utilisatrices.

Il faut également relever que l'administration publique est entrain de connaître de profondes réformes avec, pour la première fois, la constitution d'un Fichier central de référence pour la maîtrise des effectifs des agents de carrière des services publics de l'Etat. Ce travail a permis d'identifier des cas de doublons et autres agents fictifs indûment payés par le Trésor public.

Ce projet de numérisation a également activé le Système Intégré de Gestion des Ressources Humaines de l'Etat et de la Paie, avec l'intégration des systèmes informatiques des Ministères des Finances, de la Santé, de l'Enseignement Primaire et Secondaire, de l'Intérieur (Police) et de la Défense (FARDC). Ces différentes réformes permettent au fur et à mesure, l'assainissement du fichier de la paie et, partant, l'amélioration de l'enveloppe salariale des agents de l'Etat.

Entre-temps, le Gouvernement a fait des efforts, en dépit du contexte défavorable, pour améliorer tant soit peu le salaire des fonctionnaires de l'Etat. Aujourd'hui, un huissier touche l'équivalent de 100 dollars, au taux budgétaire actuel, alors qu'auparavant, il ne touchait que 65 dollars américains.

- La paie pour la première fois de 132.000 enseignants non payés (NP) depuis des lustres offrant ainsi du pouvoir d'achat et une revalorisation sociale à ces derniers; - L'augmentation du salaire des enseignants dont le premier pallier avec promesse du Gouvernement de payer le 2ème puis le 3ème pallier ;

- Les enseignants " Nouvelles unités " (NU) ont été identifiés et recensés par une commission interinstitutionnelle composée des experts de la Banque Mondiale, des syndicalistes et même des représentants de l'association des parents. Ainsi sur un total de 394.000 NU recensés, 144.000 ont répondu aux critères, c'est-à-dire ceux ayant présenté les documents requis pour leur prise en charge par le Gouvernement et la Banque Mondiale. Le Gouvernement avait même déjà décidé de les payer à partir du mois d'avril dernier, cependant les difficultés causées par la COVID-19 n'ont pas rendu cela possible ;

- Gratuité devant rimer avec qualité, les inspecteurs ont été rapprochés des écoles pour plus d'efficacité et d'efficience ;

- Afin d'occuper les enfants pendant la période de confinement et assurer la continuité de l'éducation, le Gouvernement à travers le ministère de l'EPST a dû mettre en place plusieurs programmes, notamment " la classe télévisée ", une plateforme digitale en libre accès mais également des cours radiodiffusés.

Retenons que pour la première fois de l'histoire de notre pays, il a plu au Chef de l'Etat de créer un Ministère chargé des personnes vivant avec Handicap et Autres personnes vulnérables.

VIII. Sur le plan de la Santé

La situation sanitaire a été essentiellement marquée par la lutte contre la pandémie de la Covid-19 et l'épidémie d'Ebola. Aussi, il faut relever le courage dont a fait preuve le Chef de l'Etat, acceptant de sacrifier l'essor de notre économie au profit de la protection sanitaire de nos concitoyens. La RDC a réussi à éviter le pire, grâce notamment aux mesures prises par le Gouvernement qui se sont avérées salutaires et ce, sous l'impulsion du Président de la République.

Ainsi, pour ce qui est de la Covid-19, le taux de guérison se chiffre à 90 %, avec une faible létalité de 2,3 % alors que 17 provinces sur les 26 sont touchées. Les provinces les plus touchées parmi les 17 étant Kinshasa, Nord-Kivu, Kongo-Central, Haut-Katanga, Sud-Kivu.

Le Gouvernement a salué le savoir-faire de l'équipe du professeur Muyembe pour la conduite de cette lutte ainsi que tous les acteurs impliqués.

Notons dans le même temps que pour lutter contre les effets néfastes de la pandémie de COVID-19, le Gouvernement a pris plusieurs mesures notamment :

- octroi des avantages aux ménages (gratuité des factures de l'eau et de l'électricité) ;

- interdiction de déguerpissement des locataires pour non-paiement des loyers; - suspension de la ponction de l'IPR et de la collecte de la TVA sur les biens de premières nécessités.

Après la levée de l'état d'urgence sanitaire, le Gouvernement continue d'en appeler au respect des mesures barrières afin d'éviter un regain de contaminations à travers des campagnes de proximité conduites concomitamment par les Ministères de la Santé et de la Communication et Médias.

Pour ce qui est de la maladie à virus Ebola, elle sévit pour l'heure à l'Equateur, après avoir été vaincue dans la partie Est du pays. Le Gouvernement a déclaré la fin de cette 10ème épidémie d'Ebola à l'Est du pays, la plus longue jamais connue.

A l'Equateur, la situation épidémiologique au 20 août 2020 fait état de 98 cas identifiés contre 38 guéris et 42 décès.

Les zones les plus touchées sont : Bikoro, Bolomba, Iboko, Mbandaka, Ingende, Wangata, Lotumbe, Lolanga, Mampoko, LilangaBobangi et Monieka.

Les moyens sont mis à la disposition des équipes de santé afin d'assurer une prise en charge aisée des malades.

IX. Sur le plan des Affaires Foncières

- Amélioration de la bonne Gouvernance foncière avec la lutte contre les antivaleurs ;

- Maximisation des recettes foncières ;

- Elimination du clientélisme dans la nomination des Conservateurs des Titres Immobiliers ;

- Diminution sensible des conflits fonciers.

X. Sur les plans de la culture, sports et jeunesse.

On va noter l'obtention par notre pays du droit d'organiser les neuvièmes Jeux de la Francophonie dont la tenue a été reportée au mois d'août 2022 à cause de la pandémie de COVID-19.

Et comment ne pas citer ces dignes fils qui ont hissé très haut le drapeau national grâce à leurs exploits. Je pense premièrement à l'équipe nationale de Basketball qui, après une décennie d'absence des principaux championnats continentaux, a remporté la première édition de l'Afrocan, à Bamako, au Mali.

On relèvera également l'exploit de Junior Ilunga Makabu devenu depuis le 31 janvier 2020 champion du monde de boxe, dans la catégorie des lourds-légers WBC, une fierté pour notre jeunesse mais aussi pour l'ensemble du pays.

La réhabilitation des brigades agricoles et la production de plusieurs tonnes de maïs. La récupération du patrimoine immobilier spolié, autrefois propriété de la jeunesse ouvrière du MPR.

Conclusion

Après ce passage en revue de quelques réalisations non exhaustives de l'an 1 du Gouvernement Ilunga Ilunkamba qui feront par ailleurs l'objet d'une publication détaillée reprenant les actions de chaque Ministère, l'on devine en filigrane l'immensité de la tâche qui reste à accomplir. Il y a des acquis significatifs certes, mais les défis sont encore énormes.

La paix n'est pas encore totale, les besoins sociaux de base ne sont pas entièrement satisfaits, le chômage est encore endémique, la stabilité de notre monnaie nationale reste encore une quête.

La reconstruction de notre pays étant une œuvre collective de longue haleine, il importe que tous nos compatriotes en prennent conscience.

Certains comportements, notamment dans le chef des acteurs politiques et les épisodes de crise auxquels on a assisté ne sont pas de nature à favoriser le vivre-ensemble et la consolidation de notre démocratie.

Au-delà, lorsqu'on sait combien le climat politique impacte celui des affaires, il nous appartient à tous et à chacun de veiller à l'image de notre pays pour ne pas brouiller le message du Gouvernement aux investisseurs.

Je voudrais terminer ce mot par un appel du Gouvernement à la paix, au patriotisme, à la sérénité et une invitation au travail, seule voie pour produire davantage des richesses au bénéfice du bien-être de nos populations.

Que Dieu bénisse davantage notre Pays et ses dirigeants.

Je vous remercie.

David-Jolino DIWAMPOVESA-MAKELELE MA-MU ZINGI

Ministre d'Etat, Ministre de la Communication et Médias

Porte-Parole du Gouvernement

Addendum

Un autre projet qui tient le Gouvernement à cœur c'est la construction du Pont-Route-Rail devant relier les deux Congo, avec de voie ferrée vers ILEBO. A cette occasion, le Chef de l'Etat insiste sur la prise en compte obligatoire de la réalisation du Port en eaux profondes de BANANA.

En clair, les candidats qui seront retenus pour la réalisation du projet Pont-Route-Rail devront impérativement intégrer les travaux du Port en eaux profondes de Banana qui devraient s'exécuter concomitamment.
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