Dernière minute :
SESSION PARLEMENTAIRE DE SEPTEMBRE
Le débat sur le budget 2021 en passe d’être sacrifié sur l’autel des enjeux liés à 2023
mercredi 30 septembre 2020

Pile deux semaines passées, depuis l'ouverture le 15 septembre, de la deuxième session ordinaire du Parlement. Aucune plénière n'a été convoquée dans les deux chambres. Rien de nouveau. Les Congolais, habitués aux activités parlementaires, en ont la parfaite expérience du rituel. C'est que généralement, il s'observe une sorte de "temps mort" pendant les deux premières semaines qui suivent la séance inaugurale de chaque session ordinaire. La tradition renseigne que c'est au cours de cette courte période que se réunit la Conférence des présidents pour élaborer l'avant-projet et le projet de calendrier de la session à soumettre au vote de l'assemblée plénière.

Entre-temps, les questions liées aux réformes électorales cristallisent les débats sur la place politique. Nombre d'acteurs politiques vont même jusqu'à pousser le Parlement à se réunir dans le meilleur délai pour aborder cette question. Ces acteurs politiques, parmi lesquels des députés nationaux et des sénateurs, semblent plus attendre de cette session, des réponses aux enjeux politiques liés à l'horizon 2023.

En plus du projet de réformes envisagées de la Ceni, les mêmes acteurs politiques ainsi que plusieurs d'autres acteurs sociaux, membres des associations et regroupements de la plurielle Société civile, à bras raccourcis, anticipent les discussions sur la loi électorale. Ce qui, en soi, n'est pas une si mauvaise chose, dans la mesure où le jeu devra se jouer au niveau du pouvoir législatif, appelé à décider en dernier ressort.

Cependant, l'ampleur de ces débats sur les deux matières évoquées ci-dessus, préoccupe nombre d'observateurs. Ces derniers ne comprennent pas que des politiciens, voire des parlementaires puissent accorder un tel intérêt aux élections prévues en 2023, alors que la session parlementaire en cours est, de par son essence, réputée budgétaire. Dit autrement, l'opinion estime qu'en lieu et place de la saga ambiante autour des réformes électorales, les Congolais attendent de leurs élus, des discussions profondes sur l'objet même de la session. A savoir, le budget de l'Etat pour l'exercice 2021. Hélas !

Sous réserve de l'avant-projet et du projet de calendrier de la session encore à élaborer, les Congolais qui suivent les différents débats dans les médias traditionnels, tout comme sur les réseaux sociaux, ont la nette impression que l'ordre des priorités de la session parlementaire de septembre a été inversé. Car, ces mêmes Congolais ne comprennent pas que certains députés dépensent des énergies à discuter sur la réforme de la Centrale électorale, au détriment de problèmes réels, liés à la vie aussi biendu pays que de ses populations.

POURQUOI NE PAS PARLER DU BUDGET 2021 ?

Il est vrai que l'organisation des élections en 2023 est une exigence constitutionnelle pour les autorités du pays. D'autant plus vrai aussi que ces scrutins ne sont pas une finalité. Ils sont plutôt une nécessité, comprise comme le seul moyen démocratique pour un peuple de se choisir librement ses dirigeants. Mais de là, à réduire la vie de tout une nation à l'organisation du scrutin, il y a donc de quoi se poser de vraies questions de fond sur ce que veut la classe politique congolaise.

La session parlementaire en cours, pour si peu que le rappel paraisse superfétatoire, est principalement consacré à l'examen du Budget. Les députés nationaux et les sénateurs ne l'ignorent pas, car ayant été suffisamment édifiés par les discours de présidents de leurs chambres parlementaires respectives, tenus au cours de l'ouverture solennelle de ladite session. Parce qu'ils connaissent la principale matière de la session qu'est le budget, pourquoi n'en parlent-ils pas suffisamment? A quand des discussions citoyennes sur les contours de ce budget qui suscite beaucoup d'attentes légitimes d'une population désespérée ?

Ici comme ailleurs, le budget a vocation à apporter des solutions aux problèmes de la société. Et, sans caricaturer, il faut reconnaitre que la RD Congo fait face à plusieurs défis. Ce, tant sur le plan des infrastructures de base, de desserte en eau potable et en électricité que de la paie des fonctionnaires de l'Etat…Bref, du social tout court. C'est donc dans ce pays là, où tout est problème, que le bon sens commande d'anticiper les débats sur le prochain projet de loi des finances 2011, très attendu au bureau de l'Assemblée nationale.

Il faut donc rappeler ici, que les sessions parlementaires se suivent mais ne se ressemblent pas. Celle en cours, se tient dans un environnement tout à fait particulier de crise sanitaire mondiale, provoquée par la maladie à coronavirus. Cette pandémie, doit-on le souligner, a sévèrement frappé les économies du monde. La situation est telle qu'en interne, chaque pays s'organise de manière à relever le défi de la reprise normale de la vie. C'est ça, et principalement cela, qui devrait constituer l'objet des débats médiatiques, antérieurs au débat général formel sur le projet de budget.

Au regard de la situation politique actuelle du pays, essentiellement caractérisée par la cristallisation des débats sur les enjeux électoraux, il y a plus de risques que le budget 2021 soit sacrifié sur l'autel des agendas de l'horizon 2023. L'attention focalisée sur ces enjeux, donne l'impression que l'année 2020 n'aura servi à rien. Grevisse KABREL
Fatshi se prononce sur la dissolution de la coalition et le sort des deux juges
vendredi 2 octobre 2020

Quel bilan après 20 mois de pouvoir ? Le Président Félix Tshisekedi répond à la presse congolaise de Belgique Le jeudi 1er octobre 2020 à l'issue de (...)
lire la suite
Les propositions de lois G13 et Lutundula à l’ordre du jour
jeudi 1er octobre 2020

* Le Bureau convoque une plénière ce jeudi pour examiner l'avant-projet du calendrier de la session de septembre Enfin, la tension baisse entre le (...)
lire la suite
Le débat sur le budget 2021 en passe d’être sacrifié sur l’autel des enjeux liés à 2023
mercredi 30 septembre 2020

Pile deux semaines passées, depuis l'ouverture le 15 septembre, de la deuxième session ordinaire du Parlement. Aucune plénière n'a été convoquée dans (...)
lire la suite
Delly Sesanga à Mabunda : « L’inscription d’une loi à l’agenda de l’Assemblée nationale n’est pas une faveur »
mardi 29 septembre 2020

* Les signataires de l’appel du 11 juillet insistent pour mettre à profit la session parlementaire de septembre afin d’engager les réformes (...)
lire la suite
Le silence des églises suscite des interrogations
lundi 28 septembre 2020

La controverse autour des Ordonnances du Président Félix Tshisekedi, signées en date du 17 juillet dernier, est loin et même très loin de finir. Bien (...)
lire la suite
Sylvestre Ilunga Ilunkamba appelle à la maximisation des ressources publiques
vendredi 25 septembre 2020

* Le chef du Gouvernement promet de soutenir la diversification et la digitalisation des recettes publiques, de même que l'installation des (...)
lire la suite
FORUM DES AS
editorial

Au-delà du cas emblématique de Mama Yemo

Outre-tombe, feue la vénérable mère de feu le Maréchal Mobutu aurait bien pu se passer de la publicité malsaine autour de son nom. La faute à son fils qui débaptisa la principale formation hospitalière (...)

lire la suite

Annonces
Ban_pub
Copyright © FORUM DES AS 2013 - Design by MConsulting