RDC : la Banque mondiale lance le mois de l’Agriculture
mardi 15 novembre 2016

Le mois de novembre 2016 sera essentiellement consacré à la vulgarisation des activités appuyées par la Banque mondiale dans le secteur agricole en République démocratique du Congo. C’est dans ce cadre que le Directeur des Opérations de cette institution en RDC, M. Ahmadou Moustapha Ndiaye, a lancé, le 11 novembre dernier, les activités relatives au mois de l’Agriculture.

Après un regard rétrospectif sur l’Environnement, la Gouvernance, les Infrastructures et l’Education lors des activités antérieures, la Banque mondiale a jugé utile de focaliser, en ce mois de novembre, son attention sur les principaux projets initiés par le Gouvernement congolais pour répondre notamment au défi de la sécurité alimentaire et du développement de l’agro-industrie.
Démarrée par une conférence de presse, cette cinquième phase des rencontres thématiques, organisées mensuellement à Kinshasa, a pour objectif d’assurer la visibilité des actions entreprises par le Gouvernement congolais, avec l’appui de la Banque mondiale dans le domaine agricole. Occasion aussi de recueillir le feed-back des bénéficiaires et d’autres partenaires, en vue d’améliorer les différents projets amorcés.

90% DE TERRES ARABLES INEXPLOITEES
Face aux professionnels des médias, M. Ahmadou Moustapha Ndiaye a souligné que ces activités thématiques mensuelles s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre de l’engagement que la Banque mondiale avait pris, en vue d’un meilleur suivi de son portefeuille en RDC.
Pour le Directeur des Opérations, l’attention accordée à l’agriculture en ce mois vaut son pesant d’or, dans la mesure où la République démocratique du Congo dispose d’un potentiel de 80 millions d’hectares de terres arables, dont à peine 10% de cette superficie est mise en valeur. Par ailleurs, poursuit-il, ’’les rendements des cultures sont parmi les plus bas au monde, et le pays importe annuellement pour environ 2 milliards de dollars américains pour nourrir sa population en pleine croissance’’.

QUAND LE BUDGET
DE L’AGRICULTURE PASSE DE 3 A 8%
Aux dires de Moustapha Ndiaye, "cette situation pose naturellement un sérieux défi par rapport à l’objectif du Gouvernement qui est de réduire la pauvreté rurale d’ici à 2020, à travers la restauration et la modernisation des systèmes de production agricole, l’amélioration de la nutrition et de la sécurité alimentaire et la mobilisation d’importants investissements publics et privés".
Ainsi, en guise de réponse, note le Directeur des opérations de la Banque mondiale en RDC, le Gouvernement congolais a préparé et mis en œuvre ces dernières années différentes stratégies appuyées par les partenaires techniques et financiers…"En 2016, cette priorité accordée à l’agriculture s’est manifestée par une augmentation significative de l’allocation budgétaire au secteur agricole, qui est passée à 8% du budget total de l’Etat, contre 3% les années précédentes", fait-il remarquer.
Pour sa part, le Groupe de la Banque mondiale s’est engagé à soutenir le Gouvernement congolais dans sa stratégie, en mobilisant à ce jour ’’un montant cumulé de 455 millions de dollars américains, soit 15% de l’engagement total de la Banque mondiale en RDC’’, précise M. Ahmadou Moustapha Ndiaye.

L’APPORT DU PARRSA DANS L’EX-EQUATEUR

Intervenant à ce propos, le Coordonnateur du Projet d’Appui à la Réhabilitation et Relance du Secteur Agricole (PARRSA), M. Alfred Kibangula, a salué l’engagement de la Banque mondiale qui a mobilisé, pour une première phase (2010 - 2017) la somme de 120 millions de dollars et, bientôt (2017), un montant additionnel de 75 millions de dollars pour financer les activités agricoles développées par ce programme du Gouvernement dans l’ancienne province de l’Equateur.
"A ce jour, les niveaux de productivité du riz, du manioc et du maïs ont augmenté de façon spectaculaire dans les zones du projet… au profit de plus de 105.000 ménages", se réjouit le Coordonnateur du PARRSA, fier également de l’éclosion de l’élevage avec l’importation des espèces des bovins et autres bétails importés de l’Ouganda.
Face aux préoccupations de l’assistance, Alfred Kibangula a toutefois fait remarquer que l’importation du bétail de l’Ouganda répond juste au souci de développer, en RDC, des races animales plus résistantes et plus consistantes, grâce aux croisements avec les espèces locales.

11.000 EMPLOIS EN VUE GRACE AU PDPC
Coordonnateur du Projet de Développement des Pôles de Croissance à l’Ouest (PDPC), M. Alain Lungungu, a, quant à lui, apprécié la contribution de 110 millions de dollars que la Banque mondiale a accordée pour soutenir les producteurs et investisseurs agricoles au Kongo central et à Kinshasa, de 2013 à 2019.
"Grâce à ces fonds, reconnait-il,11.000 emplois seront générés, au bénéfice de 50.000 ménages de petits producteurs. Dans la province du Kongo central, 542 kms de pistes rurales sont en train d’être réhabilitées avec l’apport de 22 entreprises recrutées, entrainant déjà, dans certains recoins, la baisse du coût de transport et le développement des transactions agricoles".

DES USINES DE TRANSFORMATION POUR FREINER L’IMPORTATION
Au cours du débat, les journalistes ont axé l’essentiel de leurs questions sur la compétitivité des produits congolais sur le marché face notamment à la concurrence des marchandises provenant de Lufu (Angola), Alain Lungungu a souligné que des efforts sont menés pour arriver à freiner l’importation massive des produits agricoles étrangers.
C’est dans cette optique que le PDPC s’emploie déjà à planifier la construction des usines de transformation locale dans quelques sites de la province du Kongo central (Kimpese, Lukula, Tshela), rassure le Coordonnateur de ce projet. Yves KALIKAT

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