Dossier BIAC : Déogratias Mutombo rassure
lundi 12 décembre 2016

* Le gouverneur de la BCC signe et persiste que des efforts sont mis en oeuvre pour sauver cette banque
La Banque internationale pour l’Afrique au Congo (BIAC), ne mourra pas. Tous les efforts sont mis en œuvre pour la sauver. Ces affirmations sont de Déogratias Mutombo, gouverneur de la Banque Centrale du Congo qui s’exprimait ainsi lors d’une conférence de presse tenue à l’occasion de la onzième réunion ordinaire du Comité de politique monétaire, le vendredi 09 décembre.

« La BCC tient à la sauvegarde de la BIAC pour redorer l’image des banques commerciales en RDC », a fait savoir Déogratias Mutombo Mwana Nyembo. Le patron de la mère de banques a appelé toutes les personnes impliquées dans ce dossier de liquidation de privilégier l’intérêt général des épargnants. " Demander à dissoudre une banque, c’est bafouer les intérêts des clients. La BCC ne peut pas accepter ", martèle l’autorité monétaire.
A cette occasion, le gouverneur de la BCC a annoncé que pour la reprise effective des activités à la BIAC, des négociations sont avancées avec des Chinois qui ont déjà une licence d’exploitation en attendant la signature officielle d’un accord. " Que les déposant aient leur apaisement ", rassure le numéro 1 de l’Institut d’émission.
Par ailleurs, Déogratias Mutombo met en garde tous les opérateurs économiques réfractaires des recommandations du Gouvernement concernant la baisse de 18% des prix de biens de première nécessité en cette fin d’année. Car les opérateurs économiques bénéficient de la suspension de la TVA et d’une allocation en devise pour approvisionner la ville.
Pour terminer, le CPM, indique son président, a décidé de poursuivre une politique monétaire prudente et proactive en maintenant inchangé le dispositif actuel de ses instruments. Toutefois, il encourage le gouvernement à mettre en place une politique budgétaire restrictive tout en mobilisant davantage des ressources tant internes qu’externes. Sans oublier la poursuite de la mise en œuvre des réformes en vue d’accroitre la production intérieure et engager ainsi le processus de diversification de l’économie, souligne Déogratias Mutombo. Mathy MUSAU

COMMUNIQUE

Le Comité de Politique Monétaire s’est réuni, ce vendredi 09 décembre 2016, pour sa onzième réunion ordinaire de l’année, sous la présidence de Monsieur Déogratias MUTOMBO MWANA NYEMBO, Gouverneur de la Banque Centrale du Congo.
Le Comité a, au cours de ladite réunion, analysé l’évolution récente de la conjoncture économique tant au niveau national qu’international et échangé sur le dispositif de la politique monétaire adéquat au regard du contexte actuel.
De l’analyse de la conjoncture économique, monétaire et financière à fin novembre 2016, le Comité a relevé ce qui suit :

Sur le plan international
Les perspectives de l’évolution économique mondiale convergent vers le recul de l’activité économique mondiale en 2016 comparé à l’année précédente. En effet, de 3,2 % en 2015, le taux de croissance de l’économie mondiale devrait ralentir à 3,1 % en 2016. Cette situation tient notamment à la stabilisation à la baisse des cours mondiaux des produits de base, à la dégradation des perspectives pour les pays avancés suite à la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (Brexit) ainsi qu’à une croissance plus faible que prévue aux Etats-Unis.
Dans les économies avancées, la croissance devrait reculer à 1,6 % en 2016 revenant de 2,1 % en 2015, en raison de l’accumulation des incertitudes économiques, politiques et institutionnelles ainsi que de la réduction probable, à moyen terme, des flux commerciaux et financiers entre le Royaume-Uni et le reste de l’Union européenne.
Pour ce qui est des économies émergentes et en développement, elles devraient connaître une reprise, leur niveau de croissance étant attendu à 4,2 % en 2016 contre 4,0 % une année plus tôt.
L’activité économique en Afrique Subsaharienne devrait poursuivre son trend baissier et afficher un taux de croissance de 1,4 %. Ainsi, contrairement aux années précédentes, en 2016, le taux de croissance de l’Afrique subsaharienne est inférieur à celui de l’économie mondiale ainsi qu’à la moyenne réalisée par cette région au cours des vingt dernières années. Ce ralentissement résulte de la persistance des niveaux bas des cours des matières premières à la suite de l’assombrissement des perspectives économiques mondiales.

Sur le plan national
L’économie congolaise, à l’instar de celles de nombreux pays dépendants des exportations des matières premières dont les cours sont en baisse, reste confrontée aux effets négatifs de la chute continue des prix mondiaux de ses principaux produits d’exportation, principalement le cuivre en raison de la contraction de la demande extérieure. Dans ce contexte, les estimations de l’activité sur base des réalisations de la production à fin septembre 2016 pourraient ramener le taux de croissance économique en deçà de 4,3 % estimé sur base des données à fin juin. Pour rappel, en 2015 le taux d’activité s’est situé à 6,9%.
Le recul du solde global d’opinions des Chefs d’entreprises depuis le début de l’année en cours atteste le ralentissement de l’économie congolaise, confirmant ainsi le maintien du pessimisme des chefs d’entreprises sur les perspectives de la conjoncture économique intérieure. En effet, pour le huitième mois consécutif, ce solde accuse un recul au mois de novembre 2016, en raison principalement de l’évolution incertaine des cours mondiaux de matières premières dans un contexte intérieur volatile.
S’agissant du rythme de formation des prix intérieurs, il s’est fortement accéléré. Ainsi, l’inflation en glissement annuel s’est située à 6,9 % à fin novembre 2016, en dépassement de 2,7 points de pourcentage par rapport à la cible annuelle de 4,2 %.
De même, les pressions sur les deux compartiments du marché des changes demeurent vives avec des dépréciations mensuelles de 4,7 % à l’indicatif et 3,3 % au parallèle, les taux s’étant fixés respectivement à 1.175,91 CDF et à 1.245,67 CDF le dollar US. Cette accélération de la dépréciation du franc congolais est la résultante des injections de liquidités occasionnées par le déficit cumulé de l’Etat de 341,7 milliards de CDF, en dépit de l’échéance fiscale du mois de novembre relative au paiement du deuxième acompte provisionnel de l’impôt sur bénéfice et profit.
Face aux injections des liquidités induites par ce déficit public et en vue d’en amortir les pressions sur le taux de change surtout en cette période des festivités de fin d’année, la Banque Centrale, avec le concours de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), a vendu aux importateurs des produits de première nécessité, des devises d’un montant de 46,7 millions de USD en date du 04 novembre. Cette action visait à faciliter l’approvisionnement du pays en ces produits préalablement ciblés. Il importe de relever que tout en contribuant à l’amélioration de l’offre de la devise sur le marché, les ventes des devises par la Banque Centrale, pour un total de 246,7 millions de USD en 2016, ont permis de retirer de l’économie plus de 250,0 milliards de CDF, contribuant ainsi à atténuer les pressions sur le taux de change.
Dans ce contexte, les réserves de change se sont contractées à 861,61 millions à fin novembre 2016, représentant 3,84 semaines d’importations des biens et services sur ressources propres.
Sur le marché monétaire, le volume mensuel des opérations à l’interbancaire s’est chiffré à 233,5 milliards de CDF à fin novembre 2016, dénoué au taux moyen pondéré de 5,83 %, portant le cumul annuel à 1.078,39 milliards de CDF. L’encours global des Bons BCC s’est situé à 16,0 milliards de CDF, en raison du désengagement des banques sur la maturité longue.
Dans un contexte de ralentissement de l’activité aussi bien au niveau international que national, le Comité de Politique Monétaire a décidé de poursuivre avec une politique monétaire prudente et proactive en maintenant inchangé le dispositif actuel de ses instruments. Le taux directeur va demeurer à 7 %. Les coefficients de la réserve obligatoire sur les dépôts en devises à vue et à terme restent respectivement à 13 % et 12 % et ceux pour les dépôts en monnaie nationale à vue et à terme à 2 % et 0 %. Le bon BCC continuera à réguler la liquidité.
Cependant, le CPM encourage le Gouvernement (i) à mettre en place une politique budgétaire restrictive tout en mobilisant davantage des ressources tant interne qu’externe et (ii) à poursuivre avec la mise en œuvre des réformes en vue d’accroître la production intérieure et engager ainsi le processus de diversification de l’économie.

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