Kin qui souffre et qui ... fête !
mardi 3 janvier 2017

C’est l’un des paradoxes dont les Congolais détiennent, seuls, le secret. Le 1er janvier, la fête a été totale. Ou presque. Dans les quartiers populaires et populeux de Kinshasa, les débits de boissons étaient noirs de monde. Et les tables de fortune noires de bouteilles.
La bière a coulé à flots. Le tout sur un air bien de chez nous selon lequel "heureux le peuple qui chante et qui danse ".
Même ambiance dans la jet-set et la middle class kinoise où tout ce que Gombe compte des lieux de loisirs, de night club ou de clubs privés a été littéralement pris d’assaut.
Kinshasa a réservé un triomphe à 2017. Avec force fête. Tout s’est passé comme si la Providence bien congolaise ayant déjoué les prophéties millénaristes des certaines chancelleries et autres " spécialistes " du Congo, les Kinois ont voulu tourner définitivement le dos à 2016. Une année où le 19 décembre était présenté comme une échéance apocalyptique. Tout devant s’être arrêté à cette date-là. Un Armageddon qui se serait appliqué uniquement à la RDC.
Kinshasa s’est même vidé de nombre d’expatriés et de Congolais nantis. Par crainte de la fin du pays annoncée. Voilà que le Très-Haut en a disposé bien autrement. Tels des rescapés d’une "prévision" catastrophiste, les Kinois ont sacrifié au rituel cathartique. A la manière toute kinoise. C’est-à-dire en investissant bien en masse le 31 décembre les églises, les temples et autres lieux de prière. Et au 1er janvier, changement de décor. Place aux disciples de Bacchus !
Reste qu’à voir cette débauche d’énergie et de moyens - au propre comme au figuré - il y a lieu de se demander par où est passée la légendaire crise, avec son corollaire qu’est la sempiternelle misère du peuple.
C’est cela aussi le paradoxe congolais. C’est cela surtout le miracle zaïro-congolais. Un pays et un peuple difficilement solubles dans les catégories statistiques, et donc rationnelles. Un pays à nul autre pareil.
Le jour de l’an, Kinshasa la vivante a fait un véritable pied de nez à tous ceux qui ont prédit sa mort, le 19 décembre 2016. L’imprévisible capitale a même toisé la crise ambiante. D’où, ce titre sentant l’oxymore à mille lieues : Kin qui souffre et qui fête.
José NAWEJ

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