L’Accord du 31 décembre en passe de supplanter le compromis du 18 octobre
vendredi 6 janvier 2017

Va-t-on vers l’annihilation des résolutions de la Cité de l’Union africaine ? L’on est tenté de le croire au regard de la tournure que prend l’Accord de la Saint Sylvestre. Accord obtenu le 31 décembre dernier grâce au concours de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), dans le souci de rechercher ’’l’inclusivité’’et désamorcer une bombe qui menaçait d’exploser au terme du mandat constitutionnel du chef de l’Etat. Si les efforts des évêques catholiques sont salués pour avoir réussi à impliquer les extrémistes de tous bords, ils sont toutefois loin de créer l’unanimité dans le chef des signataires de l’Accord du 18 octobre 2016.

L’Accord de la Saint Sylvestre est arrivé à une phase décisive. Depuis hier jeudi 5 janvier 2017 en effet, le Mouvement de Libération du Congo (MLC) a apposé enfin sa signature, à travers sa Secrétaire générale Eve Bazaiba Masudi. Fer de lance du ’’Front pour le respect de la Constitution’’, le parti de Jean-Pierre Bemba s’était rebiffé pendant quelques jours, avant de s’exécuter comme les autres signataires de l’Accord de la Saint Sylvestre.

’’L’AILE DURE DE L’OPPOSITION’’ DANS LA TRANSITION

Avalisé par la quasi-totalité des parties prenantes, cet accord avait été signé le 31 décembre dernier, aussi bien par des ’’dialoguistes’’ de la Cité de l’Union africaine que par leurs protagonistes qui ont refusé de prendre part à ce forum convoqué par le président Joseph Kabila. Si, au nom de ’’l’inclusivité tant réclamée’’, le Rassemblement, plateforme de l’Opposition présidée par Etienne Tshisekedi, n’a pas hésité à apposer sa signature le soir du réveillon, le MLC avait refusé de jouer au « figurant », exigeant de se positionner comme arbitre pour ne plus céder aux dérapages face aux nouvelles échéances électorales.

RECONFIGURATION DE LA SPHERE POLITIQUE

Maintenant que ’’l’aile dure de l’Opposition’’ s’est engagée dans le train de la transition, l’on se rend vite compte que l’ordre politique et institutionnel issu du Dialogue n’est plus en vigueur.
Il n’aura reconfiguré l’espace politique que pendant deux mois à peine. Le temps de désigner un Premier ministre, de constituer un Gouvernement, d’assister à son investiture à l’Assemblée nationale, de procéder à la remise et reprise avec l’équipe sortante, de gérer les ministères pendant quelques semaines éphémères…Et voilà que doit intervenir une énième redistribution des cartes.
Devrait-on dire exit les trois missions confiées au Gouvernement de transition dirigé par Samy Badibanga, à savoir le social, la cohésion nationale et l’organisation des élections ? Si tel n’est pas évident, la reconfiguration de l’ordre politique et institutionnel saute déjà aux yeux. A la suite des pourparlers du Centre interdiocésain, bon nombre de résolutions de la Cité de l’Union africaine se voient piétinées.
A Samy Badibanga, issu de l’Opposition signataire de l’Accord du 18 octobre 2016, succédera désormais un Premier ministre émanant du Rassemblement qui aura, à son tour, l’honneur de constituer son Gouvernement. A la place du comité de suivi recommandé par le Dialogue, on verra instituer un organe qui fera office de Conseil national de suivi de l’Accord et qui sera placé sous la direction d’Etienne Tshisekedi. Au moment où les dialoguistes avaient opté pour les élections en avril 2018, les participants aux pourparlers du Centre Interdiocésain ont fixé le délai de décembre 2017.

PERTE DE TEMPS ET DE L’ARGENT

Exit donc les résolutions avalisées par Edem Kodjo, le facilitateur désigné par l’Union africaine. Exit ces recommandations adoubées à Luanda par la communauté internationale, à travers les différents délégués des organisations sous-régionales, régionales ...
Pour bon nombre d’analystes, ce remue-ménage politique consacre bien un échec. Une perte de temps et de l’argent du trésor public pour des assises nationales qui n’auront finalement pas servi à grand-chose. Si ce n’est tourner en dérision, pendant des semaines voire des mois, des acteurs tant politiques que de la Société civile. FDA

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